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Archives des brèves
coups de projecteurs sur des sites relatifs à l'expérience-utilisateur. certains liens externes peuvent avoir changé.

2001 - premier semestre (également : dernières brèves )

(23/06/2001)
Streaming : un sondage contestable

L'institut Sofres vient de publier une étude basée sur un sondage auprès de 1000 internautes "membres du jury des internautes" (kesako ?) et de 48 professionnels de l'édition web, tendant à montrer que l'emploi du streaming vidéo serait un avantage concurrentiel pour les sites qui l'emploient.

Je suis plus que dubitatif quant aux chiffres cités, qui semblent plus relever de l'expression de fantasmes (notamment ceux de Narrowcast, le commanditaire de l'étude), que de ce que l'on constate quotidiennement sur la toile.

Entre autres perles, citons :"71% des internautes préférent visiter un site qui utilise le streaming plutôt qu'un site qui en est dépourvu et 63% indiquent par ailleurs qu'un site marchand qui utiliserait le streaming leur donnerait davantage l'envie d'acheter en ligne."

Cela montre que lorsque l'on pose à des gens des questions en terme de fonctionnalité, ils ne savent pas réellement analyser leur expérience. Comme dirait Mark Hurst, le gourou de creative good, "what people say is never what people do".

Aux USA, la quasi-totalité des sites d'e-commerce rentables (environ 40% des sites d'e-commerce encore en vie le seraient, comme quoi la sélecion naturelle porte ses fruits - lien perdu) n'utilise pas le streaming. Et ceux qui le font (par exemple apple.com) ne l'utilisent que de façon très marginale. Ceux qui ont voulu l'implanter de façon plus intensive sont morts ou sont très vite revenus à des conceptions plus basiques de l'e-commerce.

Certes, Allociné diffuse des bandes annonce de films avec succès. Mais pour quelle rentabilité ? Et quel pourcentage de visiteurs utilisent régulièrement cette fonctionnalité ? La vérité est que si un site propose en complément de son offre normale des contenus en stream à bonne valeur ajoutée, c'est un plus sympa, mais en aucun cas un site ne peut baser sa politique uniquement sur la diffusion de contenus stream. Quant à la vraie question, "combien d'utilisateurs seraient vraiment prêts à payer au prix de revient actuel l'accès à des contenus en stream", l'enquête ne donne aucun élément de réponse.

Quant au pourcentage d'utilisateurs du streaming cité par le sondage - "52% des internautes français connaissent ou ont déjà utilisé le streaming" -, il est en contradiction avec des chiffres récemment diffusés par Yahoo News (lien cassé comme trop souvent chez Yahoo), indiquant que le pourcentage de pénétration du streaming chez les internautes européens était au mieux de 20%. La phrase me laisse d'ailleurs dubitatif : "connaissent ou ont déjà utilisé": ce n'est pas vraiment la même chose. L'échantillon intérogé est il vraiment représentatif de l'ensemble des internautes ? Ou le "jury des internautes" ne se recrute t'il pas plutôt chez des internautes expérimentés ? gagné ! la présentation du jury des internautes par la Sofres nous apprend que "Le Jury des Internautes est un access panel d'internautes hautement qualifiés".

Par conséquent, présenter les résultats de ce sondage comme l'expression d'une réalité vérifiée auprès de l'ensemble des internautes parait pour le moins léger. L'observation attentive de nombre d'internautes moyens montre qu'à l'évidence, le streaming n'est pas encore un concept mature auprès de la grande majorité d'entre eux.

On voudrait vendre du streaming à tout prix aux éditeurs de sites web qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Mais quelle est la rentabilité réellement escomptable à court terme du streaming ? Le coût de la bande passante nécessaire pour assurer une qualité de service simplement moyenne (en étant gentil) est disproportionné par rapport aux espoirs actuels de revenus générables par les sites de diffusion de contenu (voir cet article de David Walker). Et pour faire de l'e-commerce, pas besoin de streaming, pour l'instant du moins.

Dans quelques années, le streaming aura sans doute un impact considérable sur le web. Mais en l'état actuel de la bande passante disponible sur le réseau et des protocoles de transmission utilisés, c'est un gadget. Pour le streaming rentable, rendez vous à partir de 2005 au mieux. Je maintiens en cela mes prévisions d'Aout 2000 sur le sujet, "les fausses promesses du haut débit".

Microsoft et les "smart tags", la suite

Mark Hurst, fondateur de l'agence creative good, gourou de l'expérience-utilisateur, y va de son couplet sur les smart tags de Windows XP et arrive à peu près aux mêmes conclusions que veblog la semaine dernière (Non, il n'est pas abonné à la liste de diffusion ;-) ), à savoir que les smart tags sont une tentative de Microsoft d'étendre son monopole contre l'intérêt des utilisateurs.

Citation : "To me, this underscores the problem we're beginning to face as Microsoft attempts to extend its self-serving, user-hostile monopoly to the Web. Smart Tags are likely just the first in a series of much bigger threats Microsoft makes to the online user experience. We must try to protect the Web by remaining vigilant to Microsoft's moves. (If you're lucky enough to have a choice, don't use Microsoft software.) " - Le reste de l'article résume bien l'ensemble des questions soulevées par ces maudits Smart Tags.

Flash et l'utilisabilité, la suite

Après le livre blanc sur l'utilisabilité de Flash publié sur le site de Macromédia et traduit par veblog, une nouvelle source de conseils pour produire des contenus utilisables en flash vient de paraître. Parfois un peu superficiel, mais plein d'excellents exemples.

Flash encore

J'ai co signé avec Elie Sloïm, éditeur du remarquable site e-qualite.com, un article insistant sur les perspectives d'avenir pour l'emploi de la technologie Flash. Nous estimons qu'une prise de conscience pour un emploi moins "frime" mais plus "centré sur l'utilisateur" de cet outil est en passe de se produire.

Don norman aime Flash

Jakob Nielsen doit s'en retourner devant son bureau, mais son associé Don Norman, auteur entre autres du remarquable "design of every day things", le Gourou de l'ergonomie par excellence, apprécie Flash.

Notamment, il pense que Flash est le meilleur outil pour développer les interfaces qui permettront de dépasser les insuffisances des navigateurs actuels (voir cet article de veblog).

citation: "Don (Norman, NdVB) then went on to state that The web is transitory and that browsers won't be around for much longer. Browsers are not the best way to read information or collect or compare information or even understand information. In fact, browsers take you away from web sites as fast as they got you there. In order to support the kinds of things that people really need to do, to get their job done, to learn, to create or to be engaged, new web applications with significantly better, more specific interfaces are necessary, interfaces more finely tuned to the task. HTML just doesn't cut it. And then Don let it slip. When creating web applications, Flash is his tool of choice".

Je pense également que Flash est un excellent outil de développement de nouvelles interfaces (voir l'article sur e-qualité cité plus haut)...

E-Qualité.com, encore

Le site consacré à la qualité web d' Elie Sloïm et Alain Borri nous gratifie d'une mise à jour d'excellente qualité ce mois ci. Citons entre autre un excellent article sur le Knowledge management et la qualité, celui ci sur la gestion de projet web, et celui ci sur la labellisation sur internet.

Pourquoi n'y a t il pas plus de monde en ligne ?

C'est la question que pose l'institut Ipsos Reid. Selon eux, dans les pays pauvres, il s'agit d'un problème économique, ce qui n'est pas surprenant. Mais dans les pays riches, le relatif ralentissement de la croissance du nombre d'internautes s'explique tout simplement par un manque d'intérêt pour l'internet. Chiffres à l'appui, l'article étaye ces constatations. Intéressant.

Interview d'un sceptique du Web Content Management

Alan Peltz Sharpe, de Ovum consultants, critique l'orientation des dépenses dans le domaine du web content management, estimant que les outils sont immatures, trop chers, et que l'essentiel de leurs fonctions sont trop complexes à gérer. Commentaire : Je persiste à croire que le WCM est essentiel à la bonne gestion de la production des sites web. Mais je reconnais volontiers que les solutions les plus luxueuses du marché sont trop chères (après tout, ce n'est qu'une application de gestion de base de données appliquée à des pages web...) et que leur architecture tourne à l'usine à gaz.

Comment écrire pour le web

Si vous n'avez pas le temps de lire la quarantaine d'articles de redaction.be sur le sujet (en français), vous pouvez vous contenter de cet article de la section "développeurs" du site d'IBM, qui donne dix astuces pour écrire pour faire de l'audience. 


(17/06/2001)
Microsoft : encore une polémique

Après Hailstorm, le projet d'infrastructure de micropaiements propriétaire évoqué dans des brèves précédentes, c'est au tour des "smart tags" de Windows XP de susciter la polémique sur Internet. De quoi s'agit-il ? D'une fonction découverte par hasard par les béta-testeurs de XP qui, à l'intérieur de tout document office ou d'une page web, permettra par un clic sur un mot signalé de diriger l'internaute vers des pages web relatives à ce mot, même si l'auteur de ce lien n'a pas créé de lien à cet endroit. Les sites choisis par windows XP seront ceux de l'empire Microsoft ou ceux de sociétés ayant un accord avec l'éditeur de logiciels de Redmond. Parmi les griefs contre le procédé, citons les suivants:
  • En faisant apparaître des liens non désirés par l'auteur du site, les smart tags détériorent l'expérience utilisateur, car la relation entre les liens proposés et la page crée par l'auteur ne sera pas toujours pertinente. De plus, créer des liens implicites visibles dans une page la rendra moins lisible.
  • Plus sérieux, il s'agit d'une authentique violation du droit des éditeurs de contenu à voir celui ci s'afficher sans être dénaturé par des liens dont ils ne veulent pas.
  • Enfin, le fait que Microsoft se serve de son quasi monopole sur les systèmes d'exploitation pour drainer contre la volonté des éditeurs de sites du trafic vers son site ou des sites "amis" constitue un abus évident de position dominante et doit être réprimé comme tel. "Si vous voulez du trafic, passez un accord avec nous...". Et puis quoi encore ?

    Pour que les "smart tags" soient acceptables, il faudrait que:

  • Les liens implicites n'apparaissent que lorsque une touche est enfoncée, pour ne pas gêner la lecture des textes.
  • Que l'utilisateur puisse choisir la source des liens implicites fournis : par exemple, le résultat d'une recherche "google" ou "voila" sur le terme sélectionné.

    A ces deux conditions, les "smart tags" peuvent être une aide intéressante à l'utilisateur.
    Devant le concert de protestations (voir
    cet article de Walt Mossberg, du Wall Street Journal, ou celui ci, très convaincant et plein d'humour, sur ZDnet USA) engendré par la découverte, Microsoft s'est fendu de démentis comme quoi "la fonction ne serait pas activée par défaut", et comme quoi les webmestres pourraient la désactiver en insérant un code spécial au début des pages HTML. Mais il faut continuer à maintenir la pression pour que ces belles promesses ne soient pas envolées à la sortie de XP, et surtout pour que les sites vers lesquels les "smart tags" aiguilleront l'internaute ne soient pas choisis par Microsoft. Parlez en autour de vous, faites du bruit, diffusez !!

    Dernière minute : il existerait une option "always display smart tags" dans le futur produit MS, interdisant aux webmestres de se protéger de toute intrusion des smart tags dans leurs pages. Cà promet.

La nature monopolistique du Web

Selon Jupiter MMXI, 4 sociétés ont attiré 50% du temps passé sur Internet aux Usa en l'an 2000, contre 11 en 1999 : Microsoft-MSN, AOL-Time Warner, Yahoo, et Napster. Et encore, AOL représente 32% à elle seule. L'essentiel du temps passé sur AOL et ses filiales est lié à l'envoi de messages et aux messageries instantanées (AIM et ICQ).
Cela prouve si besoin en était la nature étonnamment monopolistique et concentratrice du Web: Les plus forts mangent une part de plus en plus grosse du gateau. Demain, AOL sera-t-il un nouveau monopole pour la diffusion et la réception des contenus en ligne ?

Comment E-Bay se redessine ?

Effectuer des changements dans un site qui compte de nombreux habitués satisfaits n'est pas chose facile. Mais pour faire face à la croissance du nombre des articles en vente, E-Bay doit moderniser l'architecture de ses informations. Comment le numéro un mondial des enchères s'y prend-il ? Cette article nous explique la philosophie du changement appliquable à un site à succès: petits pas et nombreux tests pour valider les changements projetés. Et quand on se trompe, on n'hésite pas à revenir en arrière. Instructif.

La productivité des Intranets

Encore un article de recommandations générales sur les façons d'améliorer la productivité et la pertinence de vos intranets. Principal conseil: "concentrez vous sur les processus, pas sur les structures". Par Frontend, un site irlandais.

Les sites d'e-learning sont en échec...

Parce qu'ils négligent souvent l'utilisabilité, la plupart des sites d'e-learning sont en situation d'échec, toujours selon Frontend. A lire.

Les places de marché et le secteur public

Le secteur public pourrait-il bénéficier de l'apport des places de marché électroniques pour améliorer son fonctionnement : oui, selon la MTIC, qui explique le concept de place de marché à travers deux exemples, et nous éclaire sur les premières (et sporadiques) expériences de l'état en la matière.
Commentaire: bien que l'article soit excellent, je suis toujours sceptique sur les capacités de l'administration à se moderniser tant que les politiques en place ne manifesteront pas d'autre volonté que celle d'expédier les affaires courantes et de "ne pas faire de vagues". Quand on vit à l'intérieur du Mammouth, on finit par désespérer de le voir maigrir...

La convergence, enfin ?

Selon Andreas Pfeiffer, la numérisation croissante des flux de données et leur convergence à travers les mêmes tuyaux va entraîner l'augmentation du marché des appareils à usage multiple. Ces nouveaux appareils seront conçus non pas en fonction des rêves des ingénieurs mais des besoins de niches de clientèles spécifiques.

Les inconvénients du PDF

Cette quinzaine, Jakob Nielsen consacre sa colonne aux inconvénients du PDF, et recommande un usage sélectif de ce format. Il donne des conseils de bon sens pour implanter des documents PDF dans un site. Basique mais pourtant utile, tant les mauvaises implantations de PDF sont fréquentes.

A propos du site de Jakob Nielsen...

Useit.com, le site (le plus moche du web) du gourou le plus en vue sur l'utilisabilité, obéit il aux règles de l'utilisabilité ? Et bien, non ! Cet article a vérifié le respect des propres règles de Nielsen par Nielsen lui même, et le résultat est très perfectible. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Introduction à la psychologie cognitive

Quels sont les mécanismes psychologiques mis en route par notre cerveau, quand nous interagissons avec des machines ? Lergonome nous en parle dans un article de très haute tenue. Conceptuel. N'oubliez pas de réaliser le test de mémoire en fin d'article.

Le peer to peer démythifié

Parce que Napster (échange de musique gratuit entre internautes) avait été un grand succès, certains avaient un peu vite fait du peer to peer (connection client et serveur point à point) l'alpha et l'oméga de l'informatique de demain. Joel spolsky, en anglais, explique pourquoi ce n'est pas la technologie qui fait son succès, mais son usage. Et le groupe SQLI relativise l'importance du phénomène P2P dans cet article, affirmant que l'informatique "tout P2P" n'est pas pour demain. (L'article SQLI est hélas impossible à lire sous Netscape sur PC pour cause de feuille de style très mal maîtrisée...)

Demain, le guichet administratif unique sécurisé...

...En Grande Bretagne ! La MTIC nous en parle. Pendant ce temps, l'administration française se traîne sur Internet.

Microsoft et l'utilisabilité

Microsoft met en ligne une section sur l'utilisabilité et les tests dont ses logiciels font l'objet. Intéressant, quoique bref.

(03/06/2001)
Poplist - La fin

Le gestionnaire de Mailing list gratuites Poplist vient de cesser son activité. La mailing list de veblog est transférée chez doméus, également gratuit, donc aussi peu fiable que poplist, il faut le craindre. C'est inéluctable : les éditeurs de sites indépendants devront à terme mettre la main à la poche pour pouvoir proposer des listes de diffusion ou d'autres fonctionnalités avancées à leurs visiteurs.

Les sites WAP sont les plus utilisables...

... Du moins lorsqu'on les visite depuis son ordinateur, avec un navigateur normal ! Doug Rushkoff, gourou de la technologie pour le NY Times (entre autres), donne les adresses des canaux WAP de quelques journaux US (dont le NY Times et CNN) et vous invite à constater avec lui que "ainsi débarassés de leurs bannières de pub et autres surcharges graphiques, les sites en question deviennent clairs, rapides à charger, confortables à utiliser..." - Rushkoff espère que l'internet mobile ne suivra pas la funeste voie de l'internet fixe, et continuera de privilégier des approches sobres de la présentation des informations.

La présentation des listes de produits influe sur les ventes en ligne

Ce n'est pas une surprise, mais la société UIE de Jared Spool publie encore une étude au format PDF (enregistrement gratuit requis) montrant que la qualité de la présentation des informations dans les listes de produits influe dans des proportions très importantes sur le taux de conversion (rapport entre visites avec achats sur visites totales) des sites d'e-commerce. Intéressant.

Internationalisation des sites internet

Créer des sites en plusieurs langues est bien plus qu'un simple problème de traduction. Cette excellente étude de lergonome.com (format PDF, 104 Ko) détaille l'ensemble des points sur lesquels il convient de porter son attention pour réaliser de bon sites "mondiaux".

Qu'est-ce qui rend un site crédible ?

L'université de Stanford met en ligne de nombreux résultats de recherche sur la crédibilité des sites web: extrêmement dense, et passionnant.

La cohérence de la navigation est une vertu

Ce petit article explique par l'exemple ce qu'est une navigation cohérente (en anglais: consistent) et montre les désagréments qu'un non respect de cette cohérence peut engendrer pour l'internaute.

Ce qu'internet peut faire pour votre entreprise

Jean Michel Yolin, ingénieur des mines et auteur d'un rapport sur le développement d'internet dans l'entreprise, résume dans ce petit article tout ce que les technologies du net peuvent apporter aux différents secteurs d'activité de l'entreprise. Comme quoi il n'y a pas que le commerce électronique pour tirer profit de l'internet.

La simplicité paie toujours

Un petit article qui met en exergue les vertus de la simplicité : elle coûte moins cher, et donne de meilleurs résultats auprès des clients.

La publicité textuelle et contextuelle est elle l'avenir de l'internet gratuit ?

C'est ce que croit Adam Merges qui explique que l'insertion de "bon vieux" liens hypertextes sponsorisés au sein d'un article relié au sujet de la publicité est un vecteur de trafic plus efficace que la bannière classique. Je veux bien le croire. Mais qu'en sera-t-il de la confiance de l'internaute lorsqu'il saura que les liens compris dans un texte ne sont pas une valeur ajoutée librement fournie par l'auteur de l'article, mais le résultat d'un marchandage publicitaire ?

Forrester prédit "la fin de l'Internet"

L'institut Forrester prédit "la fin du web classique", "ennuyeux et fade, qui n'a pas réellement modifié les habitudes des gens", et l'émergence de l'internet exécutable ou X-internet, vecteur d'échange d'applications à l'exécution automatisée, favorisée par les hauts débits.
Commentaire: Si l'X-internet sera effectivement une composante importante de l'avenir, pourquoi faut il que des prédicateurs en tout genre prévoient "la mort" d'une génération sous prétexte que la suivante arrive ? Non, le web n'est pas ennuyeux, des millions de personnes ont accès à des masses de savoir qui leur étaient auparavant interdites, à des services certes rustiques mais qu'ils utilisent de plus en plus (e-commerce...). L'X-internet et le web classique sont voués à la complémentarité, mais le second ne tuera pas le premier.

Les difficultés du monde Open Source

Eazel linux, qui souhaitait développer une version de linux vraiment facile d'utilisation, cesse son activité. Mais les codes restent dans la nature, aussi leurs travaux ne sont peut être pas morts. Esther Dyson donne sa vision de l'avenir de l'open source, viable uniquement sous certaines conditions. Elle rejoint en partie certaines conlusions de veblog sur l'avenir du logiciel libre.

(13/05/2001)
La stratégie .net/Hailstorm de Microsoft enfin expliquée

Vous ne comprenez rien à la stratégie ".net" annoncée par Microsoft et dont un truc brumeux du nom de "Hailstorm" serait la première composante, mais vous vous doutez que, vu que cela vient de l'ogre de Redmond, cela peut avoir une "certaine" influence sur l'avenir du Net ? Jakob Nielsen, sur la page d'accueil de son site useit.com (section "news"), vous donne l'éclairage nécessaire: la stratégie .net est la tentative de Microsoft pour étendre son monopole à l'infrastructure de services payants sur Internet, et raffler la plus grosse part de la valeur ajoutée au passage.

Si cette stratégie vient à fonctionner, c'est un danger pour les entreprises, soumises au monopole d'un seul fournisseur pour espérer facturer des services via Internet. Cela me parait aussi être un danger extrêmement grave pour la liberté de création sur l'Internet, et pour les auteurs de petits sites indépendants et gratuits, qui devront payer la dîme Microsoft pour simplement être présents sur les canaux les plus visités de la toile, même si leur optique est non commerciale...

Certains argueront qu'il s'agit au contraire, grâce à la mise en place d'une infrastructure de micropaiements "universelle", d'une opportunité pour des petits sites comme veblog de générer un revenu par page vue. Ne croyez pas au chant des sirènes: les poches des internautes ne sont pas extensibles à l'infini, et pour que les micropaiements soient viables, il faudra que leur facturation unitaire soit tellement basse que seuls des sites à très fort trafic pourront espérer des revenus décents. Les millions d'éditeurs de page perso "pour le fun" ne peuvent en aucun cas espérer autre chose que de l'argent de poche, insuffisant pour payer les frais de l'adhésion à l'infrastructure hailstorm, l'achat des logiciels, et le temps qu'il passent à créer leurs sites.

Au contraire, l'adhésion à un système de micropaiements "propiétaire" réduira leur audience globale, car il restera toujours des gens pour offrir des contenus similaires gratuits hors du système ".net". Les petits auteurs n'ont donc rien à gagner avec ".net/Hailstorm".

Reste à savoir si ".net" peut marcher. Quelques analystes, dont J. Spolsky, voient de nombreuses faiblesses dans la stratégie .net, et notamment un fort côté "Vaporware". Espérons qu'ils aient raison.

nb. le lien vers la news sur le site de Nielsen changera vite. n'attendez pas trop !

Moteur de recherche contre navigation

Jared Spool, patron de la société UIE, vient de mettre en ligne une étude (format PDF, 545 Ko, gratuite mais souscription requise) de plusieurs sites d'e-commerce prouvant que:

1. Les internautes utilisent volontiers la navigation par catégories dès lors que celle ci est claire et intuitive à partir de la page d'accueil, plutot que le moteur de recherche.
2. Les internautes qui utilisent la navigation voient plus de pages que ceux qui utilisent le moteur de recherche du site.
3. Et par conséquent, ils réalisent beaucoup plus d'achats impulsifs (c'est à dire non planifiés au départ de leur séance de surf) que les "chercheurs".

Certes, la méthodologie de l'étude comporte un gros "bug": Les cobayes jouaient avec l'argent d'UIE, pas avec le leur, ce qui a pu modifier leur comportement. Ceci étant, les "navigants" et les "chercheurs" étant placés dans les mêmes conditions au départ, les différences de comportement d'achat risquent de rester identiques en situation réelle, avec simplement une variabilité moins importante des résultats.
Conclusion de Jared Spool : Un design de navigation clair et intuitif permettant de se passer du moteur de recherche est en mesure d'augmenter significativement votre chiffre d'affaires grâce aux achats impulsifs générés. Quand l'ergonomie et le marketing se rejoignent... C'est possible, et c'est sur internet.

Pour conclure une vente en ligne, limitez les choix de navigation !

C'est en substance le message de Bryan Eisenberg, consultant US chez Futurenow, spécialiste de l'expérience utilisateur, qui insiste sur la nécessité de garder des choix de navigation simples, et qui observe que les liens "inclus" dans les corps de contenus de pages (que j'appelle fréquemment "contextuels") sont le vecteur de navigation le plus efficace pour permettre laprogression de l'internaute dans le site.

KISS

"Keep It Simple, Stupid". C'est le deuxième message de Bryan Eisenberg pour créer des sites qui vendent. On dirait du veblog dans le texte. Cet article rappelle les "bases" du développement de sites web faciles à comprendre par l'utilisateur. 

Knowledge management

d'après cet article, le KM (gestion des connaissances assistée par réseau dans l'entreprise) ne marche pas, non que la technologie soit en cause, mais les conditions nécessaires à son bon fonctionnement dans l'entreprise sont rarement réunies. A savoir:

1. Créer des incitations à alimenter la base de connaissances,
2. Engager un bon rewriter pour créer des contenus de type "reportage utile",
3. Engager un administrateur de données charger d'assurer la pérennité de la base,
4. Faire utiliser le système par le boss, et que çà se sache dans l'entreprise.

Bref, très peu de dirigeants sont prêts à consentir à l'investissement nécessaire...

Votre intranet est il utile ?

D'après l'inévitable Jakob Nielsen, la plupart des intranets sont mal pensés et coutent aux USA très cher en termes de perte de productivité. En cause: une insuffisance de prise en compte des véritables besoins des utilisateurs.

Votre intranet pourrait il être utile ?

Pendant que Nielsen critique, le gouvernement canadien se préocuppe de rendre les intranets utiles. Les solutions suggérées restent toutefois basiques et ne répondent qu'à une toute petite partie du problème.

Déclaration des droits de l'internautes à disposer de sites utilisables et honnêtes

John rhodes (webword) pousse un grand coup de gueule en forme de déclaration des droits de l'internaute contre ces concepteurs et gestionnaires de sites qui ne le respectent pas, lui, l'utilisateur de base. "Don't lie. Treat me with respect and you'll win me over. Don't waste my time"...

Le guide gouvernemental US de l'utilisabilité web

Sur Usability.gov, une compil' des recommandations pour créer des sites web utilisables, basées uniquement sur des résultats de recherche. Au programme: efficacité pure, fioritures interdites. Exhaustif. Indispensable.

(06/05/2001)
Découverte du mois: Redaction.be - La société Belge Qwentès met en ligne Redaction.be, un recueil d'analyses et de recommandations sur l'art d'écrire pour Internet. RE-MAR-QUABLE. il n'y a pas d'autre mot. A parcourir d'urgence avant de créer votre blog personnel...

La société mère a un bon site, aussi - Qwentès toujours, sur son site de société, publie un certain nombre d'articles sur internet qui valent le détour. Citons entre autres une liste de critères de recommandations pour le choix d'un système de Content Management (voir veblog du 7 avril)

Découverte anglophone du mois: Merges.net, Par Adam Merges, un Canadien dont le site propose une partie "veblog-like", avec un article frais chaque semaine (mais comment fait il ?)

Le marketing internet pour tous - Avec un design plus simple que le chevronné abc-netmarketing, marketing internet tente de faire comprendre quelles règles de marketing s'appliquent en ligne. Construction de l'image de marque, fidélisation, tout est abordé sous un angle résolument pragmatique même si certains articles pourront paraître insuffisamment approfondis. Intéressant, le site met en place un système de partenariat avec des experts extérieurs, dont votre serviteur depuis peu, pour répondre dans ses forums aux questions des internautes concernés par la conduite de projets internet.

Les internautes ne seraient plus "search dominant" - D'après un échange de mails assez animé sur la très active liste de diffusion CHI-WEB, les résultats déjà anciens de recherches montrant que 50% des internautes utiliseraient d'abord le moteur de recherche des sites pour trouver des informations seraient battus en brèche par des observations récentes. En fait, le comportement de l'internaute serait fonction du contexte de sa navigation et du site sur lequel ils se trouve.
On peut également supposer que:
1. Lorsqu'un site, en page d'accueil, propose des "points de départs" intuitifs et reliés aux objectifs de visite des internautes, ceux-ci sont moins enclins à utiliser le moteur de recherche.
2. De nombreux utilisateurs, moins techno-mordus que les premiers adoptants, arrivent sur internet, l'usage du moteur de recherche est sans doute parfois plus difficiles pour eux, surtout si le moteur de recherche est mal dessiné (cf. l'article du 25 avril).
3. Les moteurs de recherche donnant souvent des résultats médiocres, un certain nombre d'utilisateurs ont appris à s'en méfier et on "mécaniquement" élevé leur niveau de performance en navigation pure.

Après le bug de l'an 2000, l'écroulement des routeurs ? Besoin de se faire peur ou menace réelle ? toujours est il que le nombre d'entrées en croissance exponentielle dans les tables de routage de l'internet - c.a.d. l'aiguillage des données du web, en quelque sorte - pourrait causer des défaillances dans l'acheminement des données à travers le réseau d'ici 18 mois. Ceci dit, les instances de gestion de l'internet, au fait du problème, envisagent déjà des solutions.

I-mode, le standard japonais pour internet mobile, cartonne...- Et c'est bien partie pour durer. Jakob Nielsen est revenu du Japon impressionné par les progrès des téléphones portables du géant NTT DoCoMo en terme d'utilisabilité. Dommage que les opérateurs européens aient choisi le calamiteux standard "WAP" pour expérimenter l'internet mobile...

Bruce Tognazzini prévoit l'avenir - Et ses prédictions rejoignent certaines des miennes, en toute immodestie (Bruce "Tog" Tognazzini est l'un des pères de l'interface graphique du MacIntosh, modèle de toute l'industrie informatique aujourd'hui. Je doute fort qu'il lise veblog à ses heures !..). Pointons notamment:
"Meanwhile, the browser manufacturer will have finally brought out some kind of Internet OS that will support real weblications. Services will be able to go beyond having you fill out some laborious form, only to kick it back because you entered today's date using a two-digit year, and the system is a little unclear on what century we're in. Instead, we will be using weblications that look and feel like real applications" . Bon sang, mais c'est bien sûr,
j'en parlais déjà dans ce vieil article fin 2000, sur les progrès que doivent accomplir les navigateurs pour être de bons vecteurs d'applications en ligne.

Le traitement des e-mails est il moins rentable qu'un centre d'appel ? Une étude de Jupiter Média Métrix reprise par l'excellent David Walker semble montrer que dans de nombreux cas, les entreprises ne réussissent pas à traiter correctement les flux d'email entrants, et que tant l'entreprise que l'utilisateur gagnent parfois à disposer d'un numéro d'accès téléphonique à un "bon vieux" centre d'appel. En particulier, les solutions d'automatisation du traitement des réponses via des bases de connaissances des questions semblent donner des résultats mitigés. L'article ne donne pas de réponse définitive au problème, mais incite les entreprises à comparer finement le coût des solutions téléphoniques et e-mail avant de faire un choix - commentaire de veblog : le constat est sans doute exact, mais lorsqu'un internaute arrive sur un site sans contact e-mail avec l'émetteur, quel est le préjudice subi par le site en terme d'image ? ce préjudice ne compense-t-il pas les économies liées à l'emploi du téléphone ? En tout cas, il faut aussi se poser cette question avant de choisir, tant la qualité de la réponse aux e-mails est un élément fort de l'expérience vécue par l'utilisateur sur un site.

(25/04/2001)
Content management: "le marché prêt à exploser"
- Le magazine US Publish.com estime dans
un article du 17 avril, sur la base d'une étude forrester, que le marché du web content management est prêt à connaître une explosion de la demande ainsi qu'un boulversement de l'offre. Je vais finir par croire qu'ils sont abonnés à la mailing list de veblog ;-) (cf l'article du 7 avril)...
Ceci dit, ces instituts de prévision avaient, il y a deux ans, prédit l'explosion de la pub sur le net, des places de marché et du wap. Faut il alors parler d'explosion... En vol ?

Administration on-line: la France à la Traîne - D'après Accenture (ex Arthur Andersen ), la France recule de la 5ème à la 11ème place sur 22 pays étudiés au classement de la qualité des services administratifs proposés en ligne (info du journal du net). D'après Accenture, "Le vrai chantier sera de coupler le développement de services en ligne centrés sur un 'usager-client' avec une réforme interne des administrations".

Administration on line : le rapport du député Carcenac est en ligne - Conscient de la performance moyenne de l'administration en ligne, le rapport Carcenac propose des pistes d'actions concrètes pour y remédier. Comme beaucoup de rapports parlementaires , celui ci est plein de bon sens, et de bonnes idées, comme la création du compte de données administratives en ligne. Mais devant la remise en cause de certaines féodalités administratives que sa mise en oeuvre requiert, on ne peut que s'interroger sur les suites effectives qui lui seront données, le courage n'étant pas la qualité principale qualité de notre classe politique (tous bords confondus) dès qu'il s'agit de réformer les administrations, et notamment à un an des présidentielles.
Voir aussi:
l'interview de Michel Sapin (Ministre de la fonction publique) suite à ce rapport, sur transfert, qui promet la mise en place du cyberguichet de l'administration pour dans 5 ans. Un objectif raisonnable et réaliste... Si la volontée affichée se traduit dans les actes, et ce indépendamment des résultats politiques en 2002. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent...

Services en ligne : les technologies qui comptent - Au début, les technologies web étaient simples à comprendre (HTML, Javascript,etc...). Au fur et à mesure que le web évolue vers un réseau support de services et d'applications en ligne, voit on fleurir de nouveaux acronymes auquel il est difficile de comprendre quelque chose: XML, RPC, SOAP, WSDL, UDDI... Heureusement, Alain Lefebvre décrypte tout cela pour nous. Pour briller dans les salons et ne pas vous laisser raconter n'importe quoi par les informaticiens des SSII.

Comment le web est il utilisé, part.I ? Cet article (US) tente de caractériser 7 types de comportements d'utilisateur sur le web et incite les sociétés à cibler leur comm' sur le Net en fonction de cette segmentation. Comme toute segmentation, celle ci peut apparaître parfois un peu caricaturale, mais le principe reste intéressant. Et au moins est elle basée sur des données issues d'observations réelles.

Comment le web est il utilisé, part.II ? Cette synthèse de deux pages au format pdf (téléchargement rapide) d'une étude du Xerox parc essaie elle aussi de définir une segementation des usages du web. Jakob Nielsen (que l'on a connu plus inspiré... Je connais le problème !) commente cette étude ici.

Après la folie spéculative, retour à une croissance normale - Malgré l'éclatement de la bulle spéculative autour de l'internet, et les nombreuses faillites à déplorer (cf vakooler.com), de nombreux observateurs, dont David Walker, notent que l'audience globale continue de croître à un rythme raisonnablement élevé, ce qui fait toujours du net un outil potentiellement riche d'opportunités pour qui saura batir une véritable présence efficace et à long terme, et pas seulement opportuniste, sur le réseau. Et de noter qu'avec l'effondrement des dotcoms, le ticket d'entrée sur le net est moins élevé, les offres sont plus claires, et l'on sait mieux distinguer les business modèles porteurs des illusions. Conclusion: pour les entreprises de l'économie "solide" (ne dites plus "vieille", çà fait rire aujourd'hui), c'est le moment ou jamais de se donner les moyens de réussir en ligne.

Le sexe en ligne, çà marche - S'il est un secteur très compétitif et qui résiste mieux à la dépression actuelle que la plupart des dotcoms, c'est bien le sexe en ligne, où il est possible, curieusement, de faire payer le contenu aux internautes. Ce succès est il seulement dû à la nature irrépressible des pulsions sexuelles masculines ? Où bien les sex-dotcoms ont elles mis en oeuvre des stratégies particulières dont d'autres secteurs moins libidineux pourraient s'inspirer ? Steve Outing, le remarquable analyste de "stop the presses", penche pour cette seconde hypothèse.

L'utilisabilité, un concept difficile à appréhender - Pourquoi l'utilisabilité est elle si difficile à mettre en oeuvre, alors que ses concepts de base relèvent du simple bon sens ? le "human-computer interaction resources network (HCIRN)" tente de répondre à cette épineuse question.

Les micropaiements : des débuts difficiles - cet article de business week fait le point sur le décollage difficile des solutions alternatives à la carte de crédit pour de petits paiements sur internet. Et le chroniqueur s'interroge: et si les consommateurs n'aimaient pas l'idée du micropaiement ? Sont ils prêts à passer du temps pour acheter des contenus numériques de quelques centimes ? L'article note toutefois que Paypal a réussi une percée significative dans le monde des enchères en ligne, et que NTT (géant de l'électronique et des communications, japon) a réussi à promouvoir des micropaiements pour des services accessibles sur I-mode, l'internet mobile qui marche fort là bas.

(07/04/2001)
Flash et utilisabilité :
Chris Mc Gregor, Webmaster de Flazoom, site bien connu de la communauté flash, publie un
"white paper" sur Flash et l'utilisabilité. Même si on peut toujours critiquer quelques points de détail, c'est un travail remarquable. Si tous les sites produits avec flash repectaient ces préceptes, l'usage de Flash ne serait plus un problème sur Internet. Indispensable !
Pour ceux qui ne veulent pas ingurgiter un document long et en anglais, il reste "
faut il brûler flash ?", sur ce site, qui va globalement dans le même sens.

Utilisabilité au quotidien : la déclaration de revenu 2001 est un exemple de mauvais design qui n'a sans doute fait l'objet d'aucun "usability testing" avant sa mise en circulation. D'après les services des finances, 80 % des premières déclarations reçues comporteraient des erreurs au niveau de la rubrique destinée au calcul de la fameuse "prime à l'emploi". Je pense pour ma part que le reste de la déclaration est un modèle de ce qu'il ne faut pas faire pour être compréhensible par un contribuable.

Internet et économies : D'après le cabinet de conseil Aberdeen (?), l'utilisation d'internet pour les achats d'une structure permettrait d'économiser jusqu'à 70% des coûts et des temps consacrés à ces tâches. Rappelons que l'administration d'état française reste dans sa grande majorité dans l'impossibilité d'effectuer ses achats par cette voie... Pleurez, contribuables !

Internet, administration et efficacité: de plus en plus de rapports américains sur la qualité des sites internet sont vendus uniquement en ligne et payables par carte bleue. Dernier en date: le rapport sur l'efficacité des sites "corporate" comme outils de relations de presse du Nielsen Norman Group. L'administration française ne peut donc toujours pas bénéficier de ces mines d'or, que leurs prix rendent inaccessibles aux bourses individuelles des fonctionnaires concernés, même passionnés. L'administration aura le web qu'elle mérite...

Internet et relation de presse, suite: si vous ne pouvez vous offrir pour 250$ le rapport ci dessus, le résumé est en ligne sur le site de Jakob Nielsen. Utile, car cela rappelle la règle de base pour réaliser un bon site pour une cible donnée: savoir se mettre à la place de ce public et l'écouter pour lui proposer un service en rapport.

Le MIT gratuit ? Le prestigieux Massachussets institute of technology (MIT, Boston) souhaite publier l'ensemble de ses enseignements sur internet à l'horizon de 10 ans, et ce avec un accès gratuit. Une aubaine pour la diffusion du savoir. Le MIT va y consacrer 100 millions de dollars ! Les directeurs d'université françaises doivent rêver...

Design des liens hypertexte : j'en parlais déjà le 16 décembre, l'article "links want to be links" sur l'art de bien dessiner des liens a changé de place. L'occasion de lui refaire une pub justifiée, même si je suis en désaccord avec un paragraphe sur le fait d'agrémenter les liens par des légendes.

Vos clients sont ils des rats de laboratoire ? C'est la question que pose le magazine Sam-mag, un "vieux routier" du net dont j'incite ceux qui ne le connaîtraient pas encore à visiter les archives.

"Utilisez les nouveaux formats de bannière de pubs pendant qu'il en est temps ! " - C'est en substance le conseil que donne aux propriétaires de site Jakob Nielsen, qui prévoit qu'après une brève embellie due à l'attrait de la nouveauté, les "nouveaux" formats de bannière standardisés connaîtront vite le même désintérêt que les animations actuelles. En outre, certains formats sont trop "visuellement intrusifs" et risquent de provoquer un rejet par les utilisateurs des sites qui les emploieront.

Nouveau danger pour les consommateurs - Avec la capacité croissante qu'ont des appareils de mettre à jour leur logiciel interne à distance, sans préavis, les utilisateurs ne sont pas à l'abri de voir les capacités d'un appareil modifiées par son constructeur après l'achat, et ce sans possibilité technique de retour en arrière et sans recours. Bruce Tognazzini, à travers l'exemple de TV-Relay, milite pour que des mesures législatives fortes soient prises pour protéger les consommateurs de tels agissements. Je pense que chez nous, la répression des fraudes devrait aussi se pencher sur la question...

(21/03/2001)
E-qualité :
Le site consacré à la qualité web des consultants bordelais de la société Temesis a repris deux articles de veblog dans son chapitre contributions. Une reconnaissance qui fait plaisir. Le reste du site est également excellent, et notamment cet article remarquable sur la création de valeur par un site internet, y compris par les sites du secteur non commercial.

La découverte du mois : l'éditeur de software de "content management" NUA propose une "knowledge base" consacrée à la conception de sites web centrés sur l'expérience utilisateur. Très bon contenu.

Le streaming ne convainc pas : seuls 14 % des internautes mondiaux auraient utilisé au moins une fois le streaming vidéo, et pour des durées globales très faibles, d'après une enquête netvalue. Je continue de prévoir que le pseudo-haut débit que l'on nous promet pour tout de suite n'est pas suffisant pour imposer cette technologie. la bande passante globale du réseau doit considérablement évoluer, et les technologies employées (protocoles IP) doivent s'orienter vers la qualité de transmission, si l'on veut qu'internet soit un canal de transmission crédible pour la vidéo (cf cet article, "les fausses promesses du haut débit"). Rendez vous en 2005 au mieux.

Les cinq freins à la création de sites utilisables ? Rendez vous sur le site d'IBM pour les (re)découvrir. C'est du rabâché, mais c'est bien résumé, et c'est IBM qui le dit ...

Les cinq façons de rendre votre site inutilisable ? C'est toujours sur IBM.com, et cela vient en contrepoint de l'article qui précède. c'est fou le nombre de sites qui suivent plutôt ces conseils là que les précédents...

Les dix erreurs de design les plus fréquentes sur des intranets: le genre d'article "recette de cuisine" qui fait fureur sur le net. Par Vincent Flanders, le gourou "allumé" de web-pages-that-suck. Basique mais pertinent.

Dilemme pour dotcoms : faut il investir dans un service de réponse aux e-mails de qualité, ce qui entâche gravement la viabilité des entreprises concernées ? Où faut il limiter la possibilité des internautes de communiquer avec l'entreprise, au risque d'en dégrader l'image ? D.Walker pose la question... Et n'y répond pas vraiment.

Le web conferencing, usage majeur du web de demain ? Probable. c'est en tout cas ce que pense Joseph Rinaudo, sur admiroutes, qui présente les bases de ce qu'il faut connaître sur la question. Instructif.

(10/03/2000)
Internet mobile et utilisabilité :
une étude commanditée par le fournisseur de services mobiles omnisky
révèle que les PDA (type palm ou visor) sont beaucoup plus utilisables que les téléphones portables pour la plupart des tâches communes. En moyenne, le nombre de clics nécessaires pour obtenir un résultat donné est trois fois moins élevé sur un pda que sur un portable. Ce n'est pas une surprise, mais il est bon de disposer d'une confirmation chiffrée.

Visorphone - handspring lance un Assistant personnel muni d'un téléphone (USA seulement pour l'instant). Il parait beaucoup plus judicieux de greffer un téléphone à un PDA, qu'un accès internet à un téléphone, tant l'interface d'un PDA est plus adaptée aux usages "complexes" que celle du téléphone. Personnellement, je pense qu'il vaut mieux avoir deux outils pour faire deux choses fondamentalement différentes, mais quitte à regrouper ces deux fonctions, l'avenir est aux PDA muni d'un accès téléphonique et non au portable classique.

Haut débit pour tous : la section française de l'Internet Society (ISOC France) lance une initiative de lobbying visant à permettre que toute personne ait la possibilité d'accéder à l'internet à haut débit en tout point du territoire. Il s'agit de maintenir la compétitivité des réseaux français face à leurs concurrents et d'éviter une nouvelle cause de désertification de certaines parties du territoire. Je ne peux qu'approuver les objectifs de cette démarche.

Où placer les attributs les plus communs des sites web : cette étude universitaire américaine montre que les utilisateurs s'attendent à trouver tel ou tel élément d'une page (moteur de recherche, logo, liens internes, externes, etc...) plutôt à certains endroits qu'à d'autres. Cela est important, dans l'optique de produire des sites respectant les conventions de fait de l'internet.

L'avantage au premier arrivant est surévalué : Trop de services ont été lancés sur le Net sans travail de fond sur la qualité de l'offre ou sur l'utilisabilité, car une croyance tenace veut que pour gagner sur internet, il faut être le premier. J'avais rejeté cet argument dans un passage de ce "vieil" article sur le test utilisateur, Jakob Nielsen, preuves à l'appui, en fait de même dans cette chronique.

Blogger en quasi faillite ? Une dotcom de plus ou de moins en faillite, quelle importance, me direz vous... Mais blogger proposait un service tout à fait remarquable de gestion semi automatisée de site d'information par brèves (un blog ou weblog en anglais us) que j'avais hélas découvert trop tard en vue de l'utiliser pour veblog. Son CEO a viré tout son personnel et tente un plan de redressement de la dernière chance. Si la faillite se confirmait, ce seraient plusieurs milliers de "blogueurs" dans le monde qui seraient orphelins.

E-book, chronique d'un lancement difficile : après Andreas Pfeiffer (beware the hype), c'est Steve Outing qui émet des doutes sur la viabilité de l'e-book dans sa forme actuelle. En cause, une expérience utilisateur difficile, provoquée par des écrans médiocres, certes, mais aussi une stratégie erronnée des acteurs de ce secteur. Selon lui, attaquer de front les éditeurs de livres imprimés est une erreur, l'e-book ne survivra que comme canal de diffusion de textes alternatifs (études, rapports,...) et de news. censé.

Multimédia: valeur ajoutée ou gaspillage de bande passante ? Cette question devrait systématiquement être posée avant tout ajout de séquences "multimédia" dans un site. Usability.org - encore un site consacré à l'utilisabilité aux USA, qui comporte quelques erreurs de design d'ailleurs... - rappelle les règles à respecter pour utiliser intelligemment flash et autres outils multimédia. Cela rejoint les quelques règles édictées par veblog dans l'article vedette de ce site, "faut il brûler flash ?"

Flash et utilisabilité, suite... c'est la tarte à la crème du design web actuellement. Bien plus sérieux que le pseudo-usability contest de Macromédia, l'auteur de la "flash 5 bible" met en ligne un bon chapitre sur la façon d'utiliser flash sans détériorer, voire en améliorant l'expérience utilisateur. Bien que sur quelques points de détails, je reste réservé, c'est une bonne lecture.

Internet rentable, suite : Kuro5hin.org - quel nom ;-( - propose une étude chiffrée de la rentabilité des business models basés sur la pub en ligne, en fonction des coûts de bande passante généralement observés outre atlantique et de l'évolution actuelle des recettes publicitaires pour 1000 pages vues. Seuls les sites aux pages très légères, aux coûts de production très bas et à l'audience très ciblée (mais représentant tout de même un public de volume conséquent) ont une petite chance de gagner de l'argent seulement en vendant de l'espace publicitaire. Pour veblog, ce n'est pas demain la veille...

(23/02/2001)
Résultat du sondage futile sur la traduction du terme usability: à 78%, les visiteurs de veblog ont préféré "utilisabilité" à "usabilité" (18 votes contre 5). L'académie française n'a pas réagi ;-). Moins de 5% des hits sur la page d'accueil se traduisent par un vote: j'aimerais savoir si cette statistique est conforme à ce qui se rencontre ailleurs, ou moins bonne. Si vous avez des informations à ce sujet, écrivez moi.

La découverte de la quinzaine: usability.gov . Oui, vous avez bien lu, un site public américain, excellent au demeurant, dédié à l'utilisabilité ! On en est encore très loin en France, hélas. Je vais proposer de créer veblog.gouv.fr histoire de rire un peu ;-)

Usability made in usa : La liste des sites américains dédiés à l'utilisabilité s'allonge sans fin. Deux nouvelles découvertes de veblog, serco (cost effective user centered design) et usability first. Il va falloir songer à faire un portail ;-) ...

... Portail, donc : veblog ouvre une page de liens, vers les meilleurs sites en français ou en anglais consacrés à l'expérience utilisateur.

The web usability report 2000: La société modalis a réalisé une large étude de l'utilisabilité de 130 sites parmi les plus visités au monde. Chiffres à l'appui, cette étude confirme que l'attractivité des sites est bien plus fondée sur leur facilité d'utilisation que sur leur contenu technologique. Incidemment, on notera que les quelques rares sites francophones étudiés sont parmi les plus mal classés de leurs catégories respectives.

Internet rentable : Il y a quinze jours, j'évoquais une interview de Robin Miller, fondateur de slashdot qui expliquait comment on pouvait gagner de l'argent sur internet grâce à la pub. Dans le même registre, Dan Ruter, éditeur du site australien dansdata.com, explique dans cet article comment les petits éditeurs individuels sont mieux placés pour gagner de l'argent avec des sites de news que les "dotcoms" mastodontes (qui licencient actuellement à tour de bras) : peu de frais et plus de facilité à rester concentrés sur les besoins de leur auditoire. D'ici à ce que veblog gagne de l'argent, il y a encore de la marge...

ASP, la fin du "hype": La location d'applications sur internet ne suscite plus le même engouement qu'il y a un an, quand ce business model devait tout casser sur son passage. Cet article de vnunet nous apprend que des acteurs majeurs se retirent de la course et que le secteur devrait subir "de très fortes restructurations" dans les deux prochaines années. Normal: dans l'état actuel de la technologie sur internet, les logiciels servis via le net sont peu utilisables. En cause, la faiblesse des débits (pas de progrès suffisant à attendre avant 2006-2008 de ce côté, cf veblog, "les fausses promesses du haut débit") et la médiocre adaptation du navigateur tel que nous le connaissons à l'exécution de tâches autres que la navigation dans des pages (cf. Cet article de Veblog, "les nécessaires progrès des navigateurs").

Conseil à Netscape, Opéra et les autres: compte tenu de ce qui précède, plutôt que d'essayer de recréer Internet Explorer en mieux, ce qui sera de plus en plus difficile, inventez le premier navigateur réellement adapté à l'utilisation d'applications en réseau. Même si le marché des ASP tardera à décoller, le concept de base est bon, et le concept parait d'ores et déjà tout à fait viable à travers un réseau local en terme de performances. Et là, explorer pourra être battu, y compris par des produits payants.

small is beautiful : Je prévoyais (ici) que les collectivités locales se montreraient bien plus dynamiques que les grandes administrations pour faire progresser leur relation à l'usager grace au net. Yahoo nous rapporte que la commune de Gluiras, ardèche, 380 habitants, montre l'exemple : première commune de France à expérimenter la carte à puce citoyenne (qui permet de certifier les signatures électroniques) et, d'après le même article " la seule commune au monde avec Santa Monica, en Californie, où le cadastre est consultable sur internet". Bravo. www.gluiras.com.

Il faut tuer l'interface mac : Jeff raskin, créateur du projet MacIntosh dans les années 80, estime qu'il faut en finir avec les principes de l'interface graphique nés à cette époque et introduire de nouveaux principes susceptibles d'améliorer grandement l'expérience des utilisateurs d'ordinateur. Les connaissances en ergonomie logicielle ont fait beaucoup de progrès depuis cette époque. "Forcing users to still work with current interfaces is like giving them the old 640-by-480-pixel screens and slow processors we used back then". Et selon lui, le salut ne viendra ni de microsoft (qui se contente le plus souvent de mal pomper ce qui se fait chez apple, voir les previews de windows XP), dont le concept d'interface "auto adaptative" promu par windows 2000 "est un désastre", ni de linux ("That's a big disappointment. I like Linux, but the developers keep designing what are, at best, puerile improvements on standard GUIs"). selon lui, un nouvel acteur qui osera prendre le risque de renverser les paradigmes actuels peut espérer rejoindre le cercle des "billion-dollars players" de l'informatique de demain. Think different, once again.

(10/02/2001)
Le fantasme de la vidéo en streaming à la demande sur internet
pour demain matin a la vie dure. Dernier avatar, un prétendu standard de compression vidéo miracle à bas débit, I2BP, qui fait beaucoup parler (voir
cet article de libé)... Tout y est : des ingénieurs "géniaux" (que personne n'a vus), un promoteur incompris, que certains comparent hâtivement au nouveau Galilée, des sceptiques, et quelques voix qui croient déceler une révolution industrielle majeure. Pure escroquerie (ce que suggère cet autre article de yahoo), ou canular déconnatoire, je ne sais, mais ne rêvez pas, la vidéo on line en streaming à la demande, ce n'est pas pour le mois de mars...

A ce propos, Alain Lefèbvre en "remet une couche" (sur son site perso qu'il a transformé en... Weblog ;-) sur les utopies du web, et notamment "la vidéo pour demain". citons: "Au risque de passer pour le rabat-joie de service (j'ai l'habitude !), je dois vous prévenir que l'avènement de la "large bande" n'est pas pour demain (pas pour 2001)". ni même pour 2003, d'ailleurs. Pour 2010, on verra. Je confirme que tous les empêcheurs de rêver en rond, qui tiennent un discours réaliste sur les évolutions technologiques envisageables, passent pour d'immondes passéistes auprès de nombreux designers, de certains dircomm' avant-gardistes et de décideurs narcissiques. Même si les faits nous donnent quotidiennement raison. Il serait bon de s'interroger sur les raisons du manque de sex-appeal de l'usabilité, et de la conception web centrée sur l'utilisateur, auprès des décideurs.

Encore un article qui démonte les rêves de ceux qui veulent transformer le web en TV interactive planétaire: cette fois ci , c'est David Walker, le rédac chef d'e-choice (australie), qui "nage contre le courant" (swimming against the stream), et rappelle les différentes raisons qui freinent le développement de la vidéo en ligne.
Rappelons que dès le mois de septembre 2000, veblog évoquait "les fausses promesses du haut débit", et que dès 1998, Jakob Nielsen évoquait la croissance insuffisante de la bande passante globale du réseau jusqu'en 2003. si après une telle salve d'arguments, vous voulez encore investir dans le streaming vidéo dans les deux ans à venir, libre à vous.

Enfin, les promoteurs de slashdot (la bible des développeurs open source) nous expliquent sur strom.com que l'on peut créer un site rentable basé sur les revenus publicitaires, en expurgeant le site de tout ce qui coûte cher à produire, à savoir les vidéos, les animations flash et autres joyeusetés."Many sophisticated graphics designers, like the folks at the famous design studio Razorfish (which is currently going through a series of layoffs), laugh at our crude layouts and lack of illustrations. We build our sites this way on purpose; text is inexpensive to produce and takes little bandwidth. Our sites are not designed to win awards, but to require the fewest possible clicks for readers, and the least possible amount of labor on our part, per story." - Rien que tel que du bon sens pour gagner de l'argent, dans la "nouvelle" économie comme dans la vraie. Veblog rappelait cet intérêt des sites textuels en décembre.

Amazon commettrait il sa première grosse erreur ? En transformant sa sélection de livres recommandés basée sur des jugements littéraires par un système où les éditeurs paient pour y apparaître (cf. cet article sur yahoo), le numéro un du commerce électronique mondial prend le risque de diminuer la confiance des internautes dans les informations disponibles autour de chaque produit. Le succès d'amazon est en partie fondé sur la qualité des informations d'aide à la décision d'achat disponibles pour le visiteur: critiques littéraires, de lecteurs, etc... Que la crédibilité de ces informations vienne à être entachée, et les répercussions sur les commandes pourraient être nettement perceptibles.

Un livre que je vais bientôt dévorer: "don't make me think" par Steve Krug. En ligne, le chapitre 2, "how do we really use the web". Le visiteur ne se comporte jamais comme le designer l'a prévu, et avec beaucoup d'humour, Krug nous explique pourquoi : le visiteur optimise son rapport effort/résultat en permanence.

Bruce Tognazzini n'aime pas l'interface utilisateur de MacOS X (sortie prévue en mars) et surtout le "Dock", cette "barre des tâches" à la windows revue façon Apple. Il a sans doute raison, mais est-ce là une raison suffisante pour estimer, comme il l'a fait dans un article précédent, que MacOs X risque d'être massivement rejeté par les utilisateurs ? Mac Os X libèrera l'utilisateur de nombreuses contraintes aux noms abscons: "conflits d'extensions", "allocation mémoire", et offrira (normalement) une bien meilleure stabilité et une vraie gestion des applications en multitâche. Largement de quoi compenser un dock il est vrai assez "mal fichu". Allez, Mr. Tog, think positive...

Le "web content management" en logiciel libre de qualité pour bientôt ? La démo d'Interligo, développé par la SSII française SQLI, au salon Linux expo, me laisse assez optimiste à ce sujet. Le produit souffre encore de quelques manques dûs à sa jeunesse, mais cela devrait s'arranger rapidement si une communauté de développeurs suffisante s'associe à ce projet. Un projet open source d'envergure qui nait en France, cela vaut bien un petit encouragement, non ?

(30/01/2000)
Deux découvertes ce mois ci
, francophones de surcroît, ce qui ne gâte rien :

1. lergonome (sans apostrophe), remarquable nouveau site consacré à l'ergonomie web, et notamment cet excellent papier sur la conception des formulaires en ligne. Longue vie !

2. e-qualité (qui existait depuis plus longtemps, mais le web est si vaste...), un site portail de l'évaluation de la qualité en ligne, présentant un annuaire de sites et des articles de fond, dont celui ci qui traîte de la relation entre l'information logistique et la confiance de l'internaute. Que du bon.

Poplist, mon gestionnaire de mailing list, a connu des difficultés daccès suite à un litige commercial avec son hébergeur. J'espère que vous n'êtes pas trop nombreux à en avoir souffert en essayant de vous inscrire. En tout cas, le service est rétabli, vous pouvez donc vous abonner si le coeur vous en dit et si ce n'est déjà fait.

Sur clickz, les résultats d'une enquête sur les raisons pour lesquelles les utilisateurs ne conduisent pas à leur terme leurs processus d'achat en ligne. Sans surprise, les principales raisons évoquées sont relatives au manque d'utilisabilité des sites, ainsi qu'à leur faible capacité à donner confiance aux visiteurs.

Fool.com remarque dans cet article que malgré les dures corrections boursières du Nasdaq en 2000, les 72 compagnies bénéficiaires du Nasdaq 100 sont toujours valorisées à un PER (ratio capitalisation boursière/bénéfice net) de 102, ce qui est stupidement excessif : cela veut dire que chaque investisseur paye 100$ le droit de posséder un profit de 1$, ou encore que l'investisseur doit espérer que toutes ces companies augmentent leurs revenus de 50% par an pendant 10 ans pour seulement justifier leur cours actuel. Par conséquent, sauf phénomène spéculatif de très court terme, il faut encore s'attendre à de fortes baisses, surtout si le ralentissement de la croissance américaine se confirme.

Je prédisais l'apparition de systèmes de "Web Content Management" (WCM) à prix démocratiques courant 2001. Les annonces faites à Linux Expo me montrent que je me trompais : ils ont commencé à sortir l'an dernier ! Midgard (Finlande) semble arriver à maturité, Roxen (Suède) présente une web-platform apparamment très complète, et SQLI annonce l'arrivée d'Interligo, avec l'avantage d'une version en Français. Cela vaudra bien un petit compte-rendu en temps utiles...

Joel Spolsky explique pourquoi la plupart des grandes sociétés de service informatique développent des produits de mauvaise qualité: selon lui, le talent est rare, et ces sociétés tentent d'y substituer des livres de procédures qui se révèlent peu efficaces. Léger et rafraîchissant.

Un exemple d'animation flash réussie (et respectant les recommandations de veblog concernant l'usage de cette technologie), nous est fourni par Xplane : Un petit tutoriel expliquant les différences entre les animations en flash et en gif, et dans quel cas l'un ou l'autre doit être employé. Cette animation est découpée en séquences explicites, l'utilisateur garde un contrôle parfait de sa progression, et l'illustration est pédagogiquement remarquable. Flash: 1% good.

(13/01/2001)
Sylloge.com avait remporté un remarquable succès d'audience en 2000, en lançant un concours de création de sites web de moins de... 5 kilooctets (pour le site entier, images comprises, pas pour une seule page...). Le concours est relancé pour 2001, avis aux amateurs.
Pour le Fun,
voici les lauréats de l'an passé, et mon préféré, un testeur de combinaisons de couleurs remarquable. C'est incroyable ce qu'on peut faire en 5K !

Sur webword.com, une page très intéressante sur les valeurs numériques à collecter pour évaluer les résultats d'une campagne de tests d'une interface (web ou logicielle) sur des utilisateurs. Un complément indispensable à l'article de veblog "comment et pourquoi tester son site".

Jakob Nielsen explique dans sa dernière colonne pourquoi l'avance de l'Europe sur les USA dans le développement du téléphone cellulaire pourrait à terme être un handicap pour le vieux continent dans le développement de l'internet mobile: Le téléphone sous sa forme actuelle est un instrument à l'utilisabilité misérable pour accéder à internet, et le restera, hauts débits ou pas. Les Américains, handicapés par leur réseau actuel médiocre, seraient mieux à même d'inventer la nouvelle génération d'appareils allant au delà du facteur de forme des téléphones actuels et adaptés tant à la communication vocale qu'à la consultation de données.
Commentaire: bien que l'article soit un brin cocardier, l'analyse parait fine. Pour ma part, je suis intimement convaincu que les appareils de téléphonie doivent être différents de ceux destinés à l'internet mobile dans l'état actuel de la technologie, les appareils voulant en faire trop se révélant mauvais partout. Enfin, je partage l'analyse selon laquelle toute tentative de proposer des bouquets de services propriétaires, quelles qu'en soient les qualités techniques, est vouée à l'échec.

Bruce Tognazzini, gourou des interfaces-utilisateur, et aujourd'hui consultant en "usability engineering" associé à Jakob Nielsen (15 000$ par jour, avis aux amateurs...), analyse les causes ayant abouti à la mascarade électorale de l'état de Floride lors de l'élection présidentielle US. Et alors, tout n'a-t-il pas déjà été dit à ce sujet ? Et bien non, "Tog" apporte de nouveaux éléments d'analyse inédits, et établit un parallèle très pertinent entre ce qui est arrivé en Floride et ce qui advient sur le web lorsque les tests des interfaces homme-machine sont insuffisants.

Les consommateurs accepteront ils de payer les contenus que la publicité en ligne déclinante ne peut financer ? Oui, selon cet article (de Steve Outing, lien obtenu via webword), mais de façon restreinte, et pour des contenus à très haute valeur ajoutée. L'article analyse différents modèles économiques possibles pour les éditeurs de presse en ligne.
"What most online publishers have come to realize is that Web content must remain free. Users demand it (...) Today, paid content must be extra special, original material of interest to a highly interested audience that's willing and motivated to pay a few bucks to get news and information that's important to them and not available elsewhere." Cela rejoint l'analyse que j'esquissai dans les
brèves de la semaine dernière.

brèves précédentes : année 2000


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