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Archives des brèves
coups
de projecteurs sur des sites relatifs à
l'expérience-utilisateur. certains liens
externes peuvent avoir changé.
2001
- deuxième
semestre
(également : dernières
brèves
)
(18/12/2001)
Sam-mag, deuxième
Le
dossier sur la qualité des sites web
(coopération veblog + e-qualité)
dans Sam-Mag continue son bonhomme de chemin: le
deuxième article, "la
qualité web perçue par
l'utilisateur",
est paru. Et il y en aura encore à peu
près huit comme çà.
L'occasion aussi de signaler, sur sam mag
également, une
introduction courte mais intéressante aux
aspects juridiques de
l'e-mailing,
par Maître Murielle Cahen, avocate que les
passionnés ou les professionels du droit
sur Internet connaissent bien.
MMS,
mieux que le WAP ?
Un
nouveau standard (ouvert, ce qui ne gâte
rien) de communication sans fil va arriver dans
nos téléphones portables, le MMS,
pour "multimedia messaging service"
(en
savoir plus sur le site
d'ericsson
).
Comme son nom l'indique, il s'agit de permettre
de s'adresser des messages contenant des images,
vidéos, etc... Via portable. Encore un
coup de "hype" (pipeau, pour simplifier...) dont
la "nouvelle" économie a le secret
?
Je
suis peu suspect de sympathie pour les gadgets
portables, ma "wap-phobie" a déjà
été étalée dans ces
colonnes, mais je pense que, si son
utilisabilité est à la hauteur,
MMS va faire un malheur. En effet, si MMS ne
promet pas de surfer sur des sites via une
fenêtre de deux centimètres sur
trois, MMS permet d'ajouter simplement une
capacité multimédia à la
fonction de base des téléphones
mobiles: la communication point à point.
Nokia
a d'ores et déjà dans ses cartons
des projets de
mobile
incluant une fonction de prise de vue. Il vous
sera loisible de balancer ces prises à un
autre mobile MMS ou à toute boite
e-mail.
le
SMS fait déjà un carton, alors que
ce n'est pas spécialement
évolué ni bon marché. Si
les réseaux 3G (résaux sans fil
"haut débit") finissent par se mettre en
place, le MMS devrait apporter un plus
remarquable à la communication mobile.
Les applications sont innombrables, tant dans la
sphère professionnelle que dans le
domaine du jeu ou du divertissement... Et de la
simple téléphonie.
La
encore se posera la question de savoir si le
meilleur support du standard MMS sera un
téléphone ou un appareil photo
doté de capacités de connection
mobile. Mais on tient enfin une application
porteuse pour le développement des usages
des réseaux mobiles rapides dits de
3ème génération.
Ils
vont me convertir au portable si
çà continue...
L'utilisabilité,
source d'économie
De
nombreux responsables de projet web
considèrent que l'inclusion de tests
d'utilisabilité dans un processus de
développement web est une perte de temps
et une source de surcoûts.
Le
présent article de
Frontend
montre qu'au contraire, pour un coût
initial faible, adopter un processus de
développement incluant la recherche d'une
bonne utilisabilité est une source
d'économies. Pourquoi ? Parce qu'il est
toujours moins cher de corriger des erreurs
repérées en cours de
développement que de devoir
réparer un projet déjà
lancé auprès du public. Plus
tôt un projet est correctement
orienté, moins les coûts
d'ajustement sont élevés.
Les
bases de l'Interaction Homme-Ordinateur , et le
développement web
Sur
WebmasterBase
(un site récemment découvert et
que je recommande chaudement), un
excellent article de vulgarisation pour
découvrir ce qu'est
l'HCI
(human Computer Interaction), et pourquoi ces
notions sont importantes dans le cadre d'un
développement web.
L'importance
d'une classification efficace
Le
chroniqueur Gerry Mc Govern revient
dans
cet article
sur une phase de la conception des sites souvent
négligée: la classification (on
parle aussi de taxonomie...) des informations,
qui est un exercice difficile,
nécessitant beauoup de soin et ce
dès les toutes premières phases de
conception d'un site.
Pour
aller plus loin, vous pouvez relire cet article,
"classer
l'information dans les sites
volumineux".
David
Walker est de retour !
Le
chroniqueur australien avait quelque peu
délaissé son site ces derniers
temps. Il revient pour notre plus grand plaisir,
avec
cet article
dans lequel il estime qu'il est temps de penser
à autre chose qu'au navigateur comme
support de web-applications. Sujet
déjà abondamment abordé
dans veblog (au niveau des brèves ou dans
cet
article déjà
ancien).
Le
phénomène de "Banner Blindness"
étudié
scientifiquement
Les
internautes voient de moins en moins les
bannières de publicité, ce n'est
pas une découverte. Mais cette
étude de l'Université de
Berlin
semble confirmer une hypothèse
déjà émise par de nombreux
détracteurs des publicités
"agressives": peu importe la forme de la
bannière, ou les changements que l'on y
apporte. La visualisation de la bannière
dépend d'abord de l'état d'esprit
de l'internaute. Plus celui ci est
concentré sur un objectif de recherche,
moins il sera à même de se laisser
détourner de ce but par une
publicité.
Le
défi des publicitaires: arriver à
faire correspondre les publicités
à l'objectif de l'internaute à un
moment donné. Et pour ce qui est de la
forme, inutile de "sur-multimédiatiser"
vos oeuvres, si vous arrivez à entrer
dans le champ de ce que l'internaute recherche,
du bon vieux texte fera bien l'affaire, comme
google le prouve via son programme "adwords",
analysé
dans cet ancien
article
de Veblog.
La
convergence, quelle convergence ?
suite...
Encore
un site dédié à
l'utilisabilité qui estime
dans
cette chronique
que toutes les tentatives de créer des
appareils multifonctions "tout en un" pour
exploiter toutes les fonctionnalités,
tous les flux numériques passant par les
tuyaux de l'internet, seront vouées
à l'échec, tant chaque type de
tâche nécessite une interface
adaptée. Les flux de données
convergeront, mais au bout du fil, les appareils
seront multiples et communiqueront entre eux
lorsquue ce sera nécessaire.
Applets
java : Just say NO
Netmechanic
revient sur les
inconvénients traditionnels des Applets
Java
(instabilité, lenteur, usage hors de
propos...) qui ont conduit moult utilisateeur
à rejeter les sites qui en
abusent.
A
ces inconvénients traditionnels s'en
ajoute un et de taille: la dernière
version de windows (et la version d'explorer qui
va avec) n'intègrera pas en standard la
Java Virtual Machine la plus récente,
mais une ancienne version avec de nombreuses
lacunes. L'utilisateur pourra
télécharger une JVM plus
récente, mais quel pourcentage
d'utilisateur téléchargera un
"machin" pareil ? Qu'est-ce que 90% des
utilisateurs en ont à faire, d'une JVM
?
Bref,
non seulement les applets java ne servent
à rien dans 90% des cas ou elles sont
employées (le résultat aurait pu
être obtenu plus simplement), mais en
plus, les utilisateurs d'ordinateurs
récents seront
pénalisés.
Malgré
ces inconvénients, de nombreux web
développeurs croient utiles de truffer
leurs "créations" de menus flottant en
java, voir même de textes
déroulants, "oh voila un truc qu'il est
utile", comme aurait dit Coluche.
Résultat, des sites à
l'utilisabilité médiocre, et qui
ont le mauvais goût de planter mon PC
(âgé d'un an et demi, pas une
vieillerie, donc) au bureau une fois sur deux.
Alors
avis à tous les maîtres d'ouvrages:
à chaque fois que votre web agency veut
vous placer une Applet Java sur votre site
(çà lui permet de vous facturer
plus en se donnant à bon marché
une image techno...), dites simplement
NON.
Bataille
de gourous autour du moteur de
recherche
Jared
Spool, gourou bien connu de
l'utilisabilité, a encore allumé
une sacrée polémique
inter-gourous, en affirmant, résultats
à l'appui, que "pour réaliser un
bon site, il faut tout faire pour que le
visiteur n'aie pas besoin du moteur de
recherche". En cause, le fait que les
consommateurs trouvent moins facilement leur
bonheur via un moteur que via une navigation si
elle est bien dessinée, et aussi le
constat que les utilisateurs "chercheurs" se
livrent à moins d'achats "impulsifs" (non
prévus au départ) que les
"butineurs". Son
argumentation
est exposée dans cet article. Son site
propose plusieurs
contributions sur le
sujet
.
Dans
le même temps, InternetWeek (repris par
l'inévitable Jakob Nielsen) signale que
Macy's
à augmenté son taux de conversion
de 150%
(tout de même) en améliorant
l'utilisabilité et la performance de son
moteur de recherche. Mais pour ce faire, une
solution à 250.000 dollars s'est
révélée nécessaire,
ce que tout le monde ne peut
s'offrir.
Peter
Morville, gourou de l'architecture de
l'information, critique le raisonnement de Jared
Spool dans
un point de vue qui synthétise bien le
mien
:
s'il est exact que la majorité des
moteurs de recherche actuels sont si mal fichus
quil est difficile d'en tirer profit, une bonne
fonctionalité de recherche est
indispensable sur les sites volumineux. En
effet, naviguer par hypertexte au sein de 50.000
références ou plus devient vite
fastidieux. Aussi ne faut il pas condamner la
fonction de recherche des sites, mais
l'améliorer.
Ajoutons
que l'analyse des recherches effectuées
par les internautes est un plus pour les
éditeurs de sites. aussi concluerons nous
le débat par la formule qui suit :
"Si vous pouvez offrir un bon moteur de
recherche, faites le, si vous n'en avez pas les
moyens, n'en fournissez pas et dans tous les
cas, soignez la qualité de votre
navigation".
Quelques
éléments sur l'ergonomie d'une
recherche simple figurent dans cet
article.
(08/12/2001)
Sam Mag, e-qualité, et moi, et moi, et
moi...
Avec
mon désormais habituel complice Elie
Sloïm, d'e-qualité, nous publions
sur Sam-Mag un dossier (qui comportera entre 8
et 10 articles) sur la qualité des sites
internet, tant en terme de qualité
perçue que de qualité des
systèmes de production. Le
premier article, une présentation
générale du dossier, est
ici
.
Sam-mag
est depuis... Ouh là là...
longtemps ! un site de référence
en matière de ressources de tout type
pour réaliser des sites internet. Publier
chez eux est une marque de reconnaissance que je
goûte à sa juste valeur.
Ce
surcroît de production extérieure
ne devrait pas entacher la prochaine mise
à jour de veblog, prévue vers le
10 ou le 17 décembre, pour la "der" de
2001...
Web
et accessibilité : une expérience
intéressante
Jakob
Nielsen cite, dans son avant-dernière
rubrique, des
résultats de tests comparatifs
d'utilisabilité
,
sur l'accessibilité du web aux personnes
mal et non voyantes par rapport aux autres.
Bilan: dans son état actuel, le web est
trois fois moins utilisable pour les personnes
avec handicap. Le chiffre est jugé
à juste raison inacceptable, même
s'il parait illusoire d'espérer la
même utilisabilité pour les
populations avec et sans handicap dans la
meilleure situation possible.
Le
reste de l'article est hélas moins
intéressant, car Nielsen se contente de
faire la pub pour son rapport "prise en compte
des utilisateurs avec handicaps", hélas
payant. Il faudra donc se contenter
des
recommandations du
W3C
si l'on a le portefeuille sensible.
Nielsen
toujours, sur les intranets
NNgroup
commercialise une étude sur les 10
meilleurs intranets 2001. Leur secret: des
designs simplifiés, centrés sur
l'utilisateur, un processus de création
fondé sur des tests utilisateurs courts
mais itératifs, un dessin unique pour
toute l'entreprise, et un Content Management
digne de ce nom. Le deuxième enseignement
important, c'est que l'on peut réussir de
bons intranets avec des petits budgets.
Le
résumé gratuit du rapport est
là
.
Vos
clients ont besoin d'un web content
management
Evolt
récapitule dans cette excellente page les
bonnes raisons de passer la gestion d'un site
web vers
un système de web content
management
. L'article, en outre, revient sur les
principales fonctionnalités d'un CMS et,
plus rapidement, vous expliquera quand vous
n'avez pas besoin de ce type de
système.
Web
Content Management personnel
La
plupart des CMS sont des programmes complexes
qui installent des composants sur un serveur.
Quid si vous ne controlez pas votre serveur (cas
fréquent) et si php et MySQL vous font
peur ?
La
start up de Joel Spolsky, fogcreek software, a
décidé de développer un
système de content management qui
s'installe sur votre ordinateur personnel et
qui, tout en gérant les pages
dynamiquement sur vottre poste, exporte des
pages statiques vers le serveur final qui peut
être le plus basique qui soit.
CityDesk
(c'est son nom) n'est pas tout à fait le
premier programme de ce genre (userland
radio
avait ouvert la voie - mais Radio est
incompréhensible pour un Vincent
Bénard normal), mais c'est le premier
à vous donner un contrôle total sur
le gabarit de vos pages.
L'objectif
de fogcreek était de créer le
programme de CM le plus simple qui soit, sans
s'encombrer des fonctions de workflow qui
viennent en général alourdir ces
produits. Aussi certains
choix techniques de fogcreek surprendront les
professionnels du
WCM
. Ayant béta-testé le produit
pendant 6 semaines, dans des conditions
"abracadabrantesques" (c'est un programme
windows, je l'ai donc installé sur mon
mac (pas un mac de course...) via virtual PC -
leeent !), je peux dire que, comme dans toute
version 1.0, la bouteille est à
moitié vide ou à moitié
pleine : oui, fogcreek rend le WCM accessible
à de nombreuses personnes, mais ne croyez
pas que vous allez programmer un site complexe
"comme vous respirez". Mais le potentiel
d'amélioration est grand, car la base est
saine.
Si
le prix final (non encore fixé) est
raisonnable, ce sera un bon moyen de
créer des sites personnels (ou à
plusieurs sur un réseau local) aux
sommaires automatisés de façon
assez simple. Commercialisation vers le 5
décembre sur le site de fogcreek
.
Cette
semaine, je vais me lancer dans un test de
SPIP.
Avantage : spip est en français, gratuit
(logiciel libre), et tourne depuis à peu
près un an, donc s'est beaucoup
amélioré depuis les débuts.
Inconvénient: sur certains serveurs, il
s'installe tout seul, sur d'autres, si vous
n'avez pas de bonnes connaissances
informatiques, vous aurez du mal.
Comment
tester avant d'avoir codé
Le
site d'IBM publie une
excellente synthèse sur
l'intérêt du "paper
prototyping"
,
c'est à dire le tests d'interfaces
utilisateurs sommairement dessinées sur
des feuilles de papier. Ces tests ont pour
intérêt de détecter de
grosses erreurs de conception de base d'une
interface avant d'avoir entamé la moindre
étape de codage, ce qui est tout
bénéfice pour le coût d'un
projet.
Les
sites administratifs français peu
fréquentés ?
C'est
ce que semble montrer cette
étude Taylor Nelson
Sofres,
dans laquelle les sites administratifs
français semblent obtenir de
piètres résultats par rapport
à leurs confrères
étrangers. Si le constat est
intéressant, l'analyse des causes faite
par TNS est assez superficielle. Les sites
internet gouvernementaux ne seraient pas assez
sécurisés ? La belle affaire.
La
désolante vérité est que le
développement des sites administratifs
est conduit en France en dépit du bon
sens, entre belles déclarations
d'intentions et "yakas" politiques, sans
réel projet d'ensemble derrière.
Chaque administration fait ce qu'elle veut, ou
plutôt, ce qu'elle peut (et elle peut peu,
en général ;-). Il en
résulte que le niveau de moyen de service
offert par les sites gouvernementaux est
médiocre, et que leur
utilisabilité varie du moyen au nul.
Seule
une politique volontariste visant à
fondre les sites internet publics dans un
ensemble commun, où chaque
département, service, ministère,
abandonnerait toute
vélléité de
différenciation, tout orgueil mal
placé, me parait de nature à
accélérer le progrès. En
effet, la mutualisation des moyens qui en
résulterait permettrait d'atteindre une
masse critique permettant de monter des projets
intéressants.
De
plus, cela mettrait au jour tous les nombreux
doublons, triplons, ou sextuplons de
compétences nuisibles au bon
fonctionnement de l'administration, et
obligerait à bâtir des services
uniques et mutualisés sur des standards
communs, bien intégrés aux
systèmes d'information administratifs,
construits sur le seul critère de la
qualité de service rendu au citoyen, et
non sur les lubies d'un politicien en mal de
pub, d'un lèche bottes de cabinet ou d'un
responsable de comm' qui ne sait pas faire la
différence entre concours de
beauté et construction de web
efficace.
Pour
l'internaute, deux avantages: une ergonomie
cohérente sur l'ensemble des sites
administratifs, si elle est bien conçue
au départ, et surtout, plus besoin de se
demander "sur quel site puis-je trouver telle ou
telle chose ?", mais simplement la
possibilité de chercher un thème,
un service donné, dans un guichet unique.
Michel
Sapin, ministre de la fonction publique, a
annoncé dans un "beau discours" à
usage interne la mise en place d'un guichet
unique pour 2005. Mais en l'absence de toute
démarche projet cohérente autour
de cet objectif, ce n'est pas
gagné...
Il
faut que la fonction publique française
réagisse, tant il est vrai que
l'efficience (c.a.d. rapport
efficacité/coût) des services
publics en ligne et hors ligne sera un
élément majeur de la
compétitivité économique
d'une nation.
Alan
Cooper présente sa vision du marché
des NTIC
Alan
Cooper est connu comme "le père de visual
basic" et dirige une des sociétés
de conseil leader dans le champ de
l'expérience utilisateur.
Dans
une interview
fleuve
,
il évoque plusieurs aspects de
l'évolution des nouvelles technologies.
Son conseil à Microsoft a retenu mon
attention : abandonner le navigateur ! C'est un
outil issu de l'ère précambrienne
du web, qui n'est plus du tout à la
hauteur des potentialités de l'internet
en tant que client léger.
Cà
fait plaisir de voir que je disais pas de
bêtises sur le sujet il y a un an
("les
nécessaires progrès du
navigateur",
sur veblog)
Success
story : Paypal.com
Alors
que très peu de systèmes de
transfert d'argent ou de paiement en ligne
semblent s'imposer malgré une offre
pléthorique de "solutions miracle",
Paypal
,
initialement une solution de transfert d'argent
de particulier à particulier, semble
s'imposer au moins aux USA, à raison de
18.000 nouveaux abonnés par jour (10
millions au total). Son secret ? Une offre
centrée sur la résolution aussi
simple que possible d'un problème concret
des internautes, un site basique permettant
à toute persone de comprendre le service
en deux minutes et de s'y inscrire très
facilement, et une incessante lutte contre les
fraudes, avec une assurance anti-vol
jusqu'à 100.00$ par abonné... Et
surtout, l'outil le plus simple du web comme
vecteur d'information des transmissions de
fonds, à savoir l'e-mail.
D'abord
essentiellement cantonnée aux
utilisateurs d'e-bay, paypal vient
d'étendre sa gamme de services en offrant
des solutions de paiement et de facturation
simplissimes aux entreprises du "small
business". Pas de pub massive, un coup
d'acquisition des clients ultrafaible, un taux
de fraude plus faible que pour les paiements
classiques par carte... Cette
étude de cas
complète
recense toutes les recettes qui fondent ce qui
semble bel et bien être une success story
du net.
Dessinez
pour gagner de l'argent
L'e-magazine
webtechniques revient sur les méthodes
permettant de maximiser les chances
d'obtenir
un retour sur investissement (ROI en anglais)
positif
dans un processus de création (ou de
refonte) d'un service web. Et, l'auriez vous
deviné ;-), le meilleur moyen d'engranger
des bénéfices est d'adopter un
processus de développement centré
sur l'utilisateur, car il minimise les
coûts tout en optimisant les chancces
d'avoir des recettes, toutes choses
égales par ailleurs. Pour les anciens
lecteurs de veblog, ce n'est pas une
découverte, mais un petit rappel de temps
en temps, çà ne fait pas de
mal.
De
surcroît, l'article s'attache
également aux ROI "non quantifiables", ce
qui lui donne un intérêt
supplémentaire.
Les
dangers d'un site utilisant des techniques "too
much"
le
site du premier ministre aurait-il un
problème avec Netscape 6 ?
Stéphane le Solliec, développeur
web indépendant, fait
ce constat sur son
site,
et plusieurs utilisateurs m'ont confirmé
le phénomène sur toutes les
versions 6 de netscape (6.0,6.1,6.2...). Le
problème vient de l'affichage des menus
déroulants DHTML, un choix technologique
contestable (que
j'avais étudié sur veblog à
la sortie du
site).
Voila
le diagnostic exact fait par Stéphane Le
Solliec via échange de mails:
Netscape
4 comportait une mauvaise impémentation
des calques obligeant un site à envoyer
une page avec un code spécifique pour
provoquer un affichage correct.
Netscape
6 corrige le bug en respectant les standards du
W3C, mais le script de détection du site
du PM ne doit prendre en compte que "Netscape" ,
pas le numéro de version, et donc envoie
donc un code taillé pour les bugs de
netscape 4 à netscape 6, le quel "se
troue" devant un code aussi mal
formé.
Conclusion
: on ne devrait jamais avoir recours
à une version différenciée
en fonction du navigateur et à un script
de détection, pour réaliser des
pages pérennes. Si deux navigateurs
présentent des incompatibilités,
s'en tenir au Plus Grand Commun
Dénominateur, et ne pas chercher
à truffer de techno "cool effect but
non cross-browser" vos pages.
certains
esprits contradicteurs m'objecteront que
netscape 6, ce n'est même pas 1% des
utilisateurs.. Et alors ? est-ce immuable ? et
qui nous dit que ce genre de problème
n'arrivera pas entre IE 5 et IE 6 ou IE 7 etc...
et quid des utilisateurs de navigateurs
alternatifs, icab, opera, omniweb ... ? Faut il
les mépriser parce qu'ils ne suivent pas
la norme dominante ?
Exemple
de mépris de l'utilisateur à ne pas
suivre
Gros
coup de colère contre une certaine
partie de la corporation des web designers. Et
contre ce site : http://www.filmenvir.org/
, site du festival du film
environnemental.
Il
est hélas toujours fréquent de
rencontrer sur le web des sites qui comme celui
ci (20 ème festival du film
environnemental), osent vous jeter à la
face (en caractères minuscules de
surcroît) que:
"Votre
navigateur est trop ancien" (netscape 4.7, tout
de même)
C'est
çà, traitez moi de ringard pendant
que vous y êtes. Quel mépris
!
Pour
la petite histoire, sur la version IE 5, qui se
charge sans trop se presser :
a)
On vous prévient gentiment que le site
nécessite une résolution 1024X768
- netscape 6 ou IE 5/6 - Flash 5 (tant
qu'à faire) - couleurs 32 bits ( ce qui
pour 80% des utilisateurs ne doit pas signifier
grand chose...) - c'est tout ? vous n'auriez pas
oublié real player, pendant qu'on y est ?
et la machine virtuelle java activée pour
faire bon poids ? Petits joueurs !
b)
Vous avez une animation flash de 120K à
supporter avant de pouvoir naviguer dans une
Microframe d'environ deux pixels sur trois. Et
plein de pages internes sont
précédées par une nouvelle
animation flash d'une centaine de Kilo octets,
histoire de bien "embêter" le visiteur qui
aurait eu l'imprudence de s'intéresser au
festival du film environnemental.
c)
Ergonomiquement, après une minute
d'utilisation, ce site se révèle
infernal.
d)
Des collègues me signalent un support Mac
médiocre, sans parler des navigateurs
alternatifs
Je
regrette la pub que je leur fais, mais je crois
qu'il faut dénoncer un tel mépris
des utilisateurs, qui ne mettent pas tous leur
machine à jour quotidiennement pour faire
plaisir au webdesigner.
Le
pire, c'est que je suis sur que le designer qui
a produit cette "chose" en est fier et l'inclut
dans ses références pour
appâter de nouveaux pigeons, que le patron
du festival qui l'a commandé et son
responsable de comm' s'en gargarisent en toute
occcasion. Quant à imaginer le prix que
la web agency a pris pour faire
"çà", je n'ose même
pas.
Et
50% du web au bas mot est logé à
la même enseigne : étonnez vous que
la progression du nombre d'internautes soit
très décevante dans ces
conditions.
Les
gens qui éditent de tels sites
dégradent l'expérience globale des
utilisateurs du web, et ce faisant, le tuent (ou
du moins ralentissent sa croissance). Cela
devrait presque être interdit. à
quand une association d'internautes trainant les
émetteurs de telles abominations devant
les tribunaux pour "préjudice
porté à l'économie
nationale ?"
fin
du gros coup de gueule.
Les
leçons tirées de l'observation
d'utilisateurs normaux
Comme
toujours, il ne faut pas longtemps à un
designer web pour oublier que les utilisateurs
"normaux" d'informatique ne supportent pas le
même niveau de complexité.
Cet
article tire un certain nombre de
leçons
de l'observation de vrais utilisateurs en
situation de vrai surf. (voir aussi sur veblog,
"les
difficultés des vrais
utilisateurs",
sur le même sujet)
Petits
drapeaux
Une
lectrice m'a suggéré de signaler
les liens en anglais, afin de permettre aux
utilisateurs de sélectionner les liens
qu'ils souhaitent visiter prioritairement en
fonction de leurs préférences
linguistiques. Qu'en pensez vous ?
réagissez.
(12/11/2001)
Les bénéfices de la prise en compte
de l'utilisabilité
John
Rhodes, de Webword, revient dans cette
synthèse sur les moyens
d'améliorer les résultats d'une
entrepise en
utilisant l'utilisabilité comme
levier.
Vite lu, bon à prendre, et plus
général que "les
bénéfices de
l'utilisabilité" de
veblog",
qui se cantonne aux profits qu'apporte
l'utilisabilité à un business en
ligne.
Jakob
Nielsen revient quant à lui sur quelques
chiffres fondamentaux liés à la
non-prise en compte de l'utilisabilité
lors de la conception des sites internet
dans
cette interview au washington
post.
Selon lui, l'amélioration moyenne des
résultats (taux de conversion)
observables suite à une démarche
intégrant l'utilisabilité d'un
site dès sa conception est de
69%.
Pourquoi
les menus déroulants et les "drop-down" sont
des éléments d'interface
médiocres sur internet
Cela
fait toujours du bien d'avoir eu raison contre
beaucoup de monde, et quand des résultats
de recherche à échelle
significative recoupent des hypothèses
émises suite à un "Quick and
Dirty" test d'utilisabilité. J'avais, en
début d'année, estimé que
les menus déroulants étaient de
moins bons supports de navigation que la
navigation HTML classique suite
à ce test de deux versions (DHTML et
classique) d'un même
site.
Eric Ojakaar, consultant chez UIE, le cabinet de
l'incontournable (dans tous les sens du terme...
) Jared Spool, parvient aux mêmes
conclusions. Et, selon lui, cela vient du fait
que les
utilisateurs ne bougent la souris que quand ils
ont décidé là où ils
allaient
cliquer.
Or, en masquant, sous prétexte de gagner
de la place, les choix de navigation possibles,
les menus déroulants affectent cette
capacité de l'utilisateur à
prendre une bonne décision de
navigation.
NB.
Ce constat doit tout de même être
tempéré. Un site comme XITI,
par exemple, fait un excellent usage des menus
déroulants, mais c'est parce que de par
sa nature, ses utilisateurs - des webmasters
(donc des utilisateurs plutôt
avancés du net) suivant leurs
résultats quotidiennement - reviennent
souvent utiliser son interface, et finissent par
en mémoriser les nombreuses
possibilités: les critères de
l'utilisabilité de XITI ne sont pas les
mêmes que ceux d'un site de commerce
électronique qui n'a souvent qu'une seule
cartouche à jouer pour convaincre un
utilisateur de son intérêt. Comme
je le disais dans l'article
sur l'utilisabilité d'il y a... trois
semaines,
les critères à prendre en compte
pour bâtir des interfaces utilisables
varient en fonction des conditions d'utilisation
des-dites interfaces.
Le
webmestre, un "architecte de l'information"
?
Cet
article explique l'un des rôles des
concepteurs de sites web aujourd'hui, à
savoir bâtir
l'architecture des informations des
sites
en fonction tant des besoins des utilisateurs
que des objectifs de la maîtrise d'ouvrage
d'un site.
Bien
que je regrette qu'il y soit toujours fait
mention du terme de webmestre, qui ne s'applique
selon moi plus nécessairement à
une tâche en particulier sur un site
(celle là ou une autre), et donc n'a plus
lieu d'être (cf cet
article ancien mais toujours
d'actualité),
cet écrit me paraît parfaitement
décrire l'intérêt de la
fonction d'architecte de l'information, aussi
est il recommandable.
Les
clients commencent à se révolter
contre les éditeurs de
logiciels
Les
éditeurs de logiciels ont pris la
mauvaise habitude de vouloir nous faire croire
qu'il est normal que leurs produits fonctionnent
mal, et qu'une simple correction de bug soit
facturable au prix d'une opération de
maintenance. Cet article tend à montrer
que les
acheteurs de logiciels n'ont plus envie de se
laisser plumer
de la sorte, et commencent à essayer
d'imposer ce qui paraît le minimum dans
toute autre branche industrielle, à
savoir un régime d'obligation de bon
fonctionnement et de garantie contre les
défaus de fabrication. Espérons
que cela porte ses fruits, et que d'ici quelques
années, la qualité soit mieux
intégrée au processus de mise sur
le marché des logiciels...
Un
redesign raté dans l'air ?
Quelle
mouche a piqué les propriétaires
d'Allociné
? Voila ce qu'on a pu voir pendant plusieurs
jours sur leur site:

beta
V4.0 ?
Pour
une raison qui m'échappe, les promoteurs
d'allociné ont remplacé un site
qui marchait bien par une nouvelle
infrastructure en "version beta", c'est à
dire encore bugguée... Et à
l'utilisation, çà se voit ! temps
de chargement dégradés, et surtout
plus moyen d'accéder à la
totalité des critiques des utilisateurs,
mais uniquement aux bonnes, ce qui transforme de
facto un site d'information sur les sorties
cinématographiques en site publicitaire:
info dégradée -->
expérience utilisateur
dégradée...
C'est
un peu comme si Peugeot décidait de
retirer la 406 du marché pour la
remplacer par un modèle demandant encore
de la mise au point, et demandait aux premiers
acheteurs de servir de cobayes : suicidaire, non
? Et bien certains propriétaires de sites
web semblent trouver cela normal !
nb.
Au 10/11, la mention beta V4 figure toujours,
mais plus discrètement. Cà ne
résout pas le problème de fond.
Consternant.
Application
Service Providers, le soufflé
retombe
La
vague des logiciels loués via l'internet
(Application Service Providers, ou ASP) devait
révolutionner l'informatique
d'entreprise: combien de fois n'avons nous pas
lu ce genre d'ânerie au plus fort du
gonflement de la bulle spéculative de
l'internet, où n'importe quel concept
publicitairement vendable devenait le mantra
d'une certaine presse prétendûment
spécialisée à la recherche
du scoop plus spectaculaire que celui du voisin
?
Aujourd'hui,
les promoteurs de l'ASP, lorsqu'ils vivent
encore, révisent leur Business Model et
retournent à plus de simplicité,
n'envisageant
l'ASP comme une offre d'appoint aux
modèles de diffusion existants des
logiciels.
Et je n'aurais de cesse de le
répéter, l'ASP ne sera viable que
lorsque le "client léger", c'est à
dire le navigateur actuellement, aura
progressé comme support d'application
à "haut niveau d'interactivité"
avec l'usager (cf. ce vieil article,
"les
progrès que doivent faire les navigateurs
web").
nb.
Ne pas confondre ASP (application service
provider) et asp (active server pages, la
technologie de scripting de sites web de
microsoft).
Faut
il ne tester qu'avec 5 utilisateurs
?
Certains
professionnels de l'utilisabilité
émettent
des doutes
sur le "théorème
de
Nielsen-Landauer",
qui postule que 80% des problèmes
d'utilisabilité des systèmes sont
trouvés avec seulement 5 testeurs, et que
l'efficacité marginale de tout testeur
supplémentaire est faible. Et notamment,
ils estiment que ce postulat ne s'applique pas
aux systèmes dont les utilisations sont
très variées.
Disons
que la vérité est sans doute
intermédiaire : Des sites internet
partant de très loin (ou plutôt de
très bas...) auront tout à gagner
à effectuer des séries de
"Quick
and Dirty tests " avec 5
utilisateurs.
En revanche, améliorer les
résultats de sites ayant réussi
à atteindre un niveau déjà
acceptable nécessitera sûrement des
méthodes d'évaluation plus
fines.
Qu'est
ce qu'un designer Flash peut apprendre de WalMart
?
Chris
MacGregor, éditeur de Flazoom.com, aime
Flash. Mais il n'aime pas la plupart des sites
utilisant cette technologie car ils l'utilisent
mal. Et d'expliquer ce
que serait un magasin
WalMart
si il était conçu comme la plupart
des sites en Flash: un repoussoir à clients
! En fin d'article, il imagine comment Flash
pourrait servir de support à de nouvelles
applications au service de la visualisation de
l'information. A lire... (nb. Chris Mc
Gregor a écrit un "livre blanc de
l'utilisabilité avec flash",
traduit
en Français par
veblog)
(15/10/2001)
Qualité de la programmation et
expérience
utilisateur
La
société Parx.net met en ligne un
rapport (Au
format PDF. Poids
léger)
montrant comment les erreurs de programmation,
sur un site, ou dans une liste de diffusion,
affectent gravement la qualité de
l'expérience utilisateur. Notamment, un
intéressant passage sur les
conséquences d'un développement
non compatible avec l'ensemble des plates-formes
utilisées par les internautes.
10
erreurs dans la conduite de vos projets
web
Le
genre d'article très "fiche cuisine" qui
marche fort sur internet, et qui passe en revue
10
erreurs fréquemment
rencontrées
dans la conduite des projets internet. Basique,
mais exact, aussi on peut le lire.
Temps
de chargement réel et temps de chargement
perçu
Jared
Spool revient dans cet article sur
la
corrélation entre temps de chargement
perçu par
l'utilisateur
et capacité du site à le
satisfaire. J'ai un léger problème
avec les conclusions de Jared Spool: pour avoir
vu de nombreux utilisateurs en situation
réelle zapper un site simplement parce
que les pages se chargeaient trop lentement, je
pense que la légèreté des
pages reste un critère important de
l'utilisabilité. Mais il est exact que
cette légèreté ne doit pas
être obtenue au détriment de
l'essentiel, c'est à dire l'apport
réel du site à
l'utilisateur.
Mon
conseil: ne chargez que le contenu quand
c'est nécessaire, et adoptez des gabarits
de page à chargement progressif. Aussi
vous abaisserez sensiblement la sensation de
gêne due au poids de vos contenus les plus
lourds.
Comment
ranger vos contenus dans des catégories
pertinentes pour l'utilisateur
Le
site australien InfoDesign propose un excellent
article sur une technique simple et pas
chère, le "Card
Sorting"
(triage de cartes ?), qui permet de classifier
vos contenus dans des catégories qui
parlent à l'utilisateur. Utile pour
créer une architecture efficace de votre
site. Infodesign propose d'ailleurs
une
brochette intéressante d'outils en libre
service
pour vous aider à batir des sites
utilisables, et notamment un "kit"
de création de "prototypes papier"
de
vos pages. (NB. Il y a aussi des outils payants
que je ne me suis pas procuré)
Les
temps changent, le Webmaster aussi
Cap
Gémini (branche consulting USA) revient
sur l'évolution
du rôle du
webmaster,
qui n'est plus ce bricoleur de génie qui
vous créait un site à partir de
rien, mais qui devient un véritable
Directeur Opérationnel du site,
ensemblier capable de faire travailler moult
professions pour permettre au site de remplir
ses objectifs. Rejoint totalement
les
conclusions de veblog dès septembre
2000,
mais cap gémini n'ose pas clairement en
finir avec le terme parfois mal compris de
webmaster. Ce qui est un détail somme
toute peu important.
La
convergence ? Quelle convergence ?
Certains
croient que l'avenir est dans des consoles
uniques combinant TV, ordinateur,
téléphone, etc... permettant un
accès via internet à une multitude
de fonctionnalités jusqu'ici
séparées. Cet
article d'un consultant
Indien
ne croit guère à cette convergence
là: les appareils
spécialisés fourniront de bien
meilleurs services à l'usager que des
couteaux suisses qui à force de vouloir
en faire trop, feront tout mal.
Je
partage. Ce n'est pas parce que les
données emprunteront à terme le
même tuyau que leur exploitation devra
nécessairement se faire par la même
interface. Le problème se pose
également pour l'internet mobile, ou les
fabricants s'évertuent à "WAPiser"
des téléphones : mais
l'accès à internet mobile
réclame des interfaces très
différentes de celles de nos
téléphones, et les appareils
dédiés à ces usages seront
nettement plus efficaces.
Mac
OS X : Une interface utilisateur
contestée
Quittons
un instant le monde du Web. Si vous vous
intéressez au petit monde de l'interface
utilisateur, la sortie d'un système
d'exploitation 100% nouveau par Apple ne vous
laisse sûrement pas indifférent. Si
celui ci amène des progrès
spectaculaires en terme de fiabilité,
qu'en est il de son interface ? Le site
Interface Mafia, animé par des
professionnels de l'interface logicielle,
s'attaque à une des commandes les plus
controversées de Mac OS X, le "Dock",
et
en propose un
redesign.
Plein de bon sens.
Référencement
payant et qualité de l'expérience
utilisateur
Elie
Sloïm, d'e-qualité, se
préocuppe de la tendance des grands
moteurs de recherche à entrer
dans
une ère de référencement
payant,
et s'interroge sur les conséquences que
cela aura sur la qualité de l'internet
perçue par les internautes. Selon lui, et
je ne peux qu'être d'accord, cette
expérrience risque de se dégrader,
car les sites payant pour être bien
placés ne seront pas
nécessairement les plus pertinents par
rapport à une recherche donnée. Et
de prêcher pour la mise en place d'une
charte de qualité des moteurs de
recherche, en se donnant les moyens de la faire
respecter.
Mon
avis (Lapidaire) : Les moteurs contraints de
faire payer le référencement sont
morts. Google
(référencement gratuit, pertinence
plus que correcte, plus annonces publicitaires
clairement identifiées) va les
éclipser totalement (sauf nouveau venu
encore meilleur que google, mais ce sera
difficile).
Des
sites prêt à porter ou sur mesure ?
controverse.
Selon
Jakob Nielsen (on n'y échappe pas...) ,
les propriétaires de sites
iront
de plus en plus vers des sites "en
kit",
assemblage de briques préexistantes
éprouvées et bon marché.
Lui même a fait le choix de vendre ses
rapports via une boutique "yahoo store", bien
que, de son propre aveu, les Yahoo stores
violent plusieurs de ses sacro-saints
"guidelines" sur l'utilisabilité des
sites d'e-commerce. Pourquoi le fait il alors ?
Parce que, affirme-t-il, le surcroit
d'énergie et d'argent
dépensé à créer un
site parfait n'est pas justifié, la
solution yahoo étant "suffisamment"
bonne, d'un coût faible et mise en place
en une heure. Accessoirement, plus les boutiques
en ligne seront basées sur des briques de
base similaires, plus l'expérience
utilisateur en sera simplifiée si ces
briques sont facile à utiliser.
OK.
Le raisonnement parait imparable, mais il y a
quelque chose qui me gêne dans l'argument
de Nielsen. Si le web est un canal de vente
stratégique pour une entreprise,
celle ci peut elle se permettre d'adopter une
solution "paresseuse mais imparfaite" ? Joel
Sposlky, gourou de l'ingéniérie
logicielle, pense que pour
tout ce qui relève des
éléments stratégiques de
l'activité, un développement
spécifique,
même s'il est plus onéreux, peut
procurer à son auteur un avantage
concurrentiel s'il amène un
surcroît de qualité
décisif.
Dans
le cas du Nielsen
Norman group,
j'ai peine à croire que le canal de vente
en ligne des rapports ne soit pas
stratégique.
Or,
en testant le processus d'achat de son rapport
sur sa "yahoo
boutique",
je me suis aperçu que suite à une
erreur de manip', j'aurais pu commander 2
rapports au lieu d'un sans m'en apercevoir, car
l'ajout au panier peut dans certains cas se
faire sans s'en apercevoir. (rassurez vous,
je n'avais pas l'intention d'acheter, à
plusieurs milliers de nos francs, non merci !).
Donc:
1- les boutiques yahoo sont encore très
perfectibles en terme
d'utilisabilité.
2- Si le web est votre canal de vente
privilégié, çà
vaut peut être le coup d'acheter une
prestation plus coûteuse mais de parvenir
à un meilleur résultat.
Sorry
Jakob, build your own shop...
(4/10/2001)
Une conséquence inattendue des attentats
du World Trade Center
Computer
World relate dans quelles
circonstances
la plupart des sites américains de News
ont allégé en urgence leurs
gabarits de page d'accueil pendant les
événements tragiques du 11
septembre pour faire face à la plus haute
pointe de trafic jamais observée sur
leurs serveurs. Un certain nombre de ces
sites envisagent de pérenniser ces
gabarits légers, s'étant
aperçus que cela améliorait la
disponibilité du serveur et diminuait les
besoins d'achat de bande passante... D'ou un
commentaire désabusé de John
Rhodes, éditeur de l'excellent
webword.com:
"Saves bandwidth. Saves time. Saves money. It
is a shame that it took a tragedy for these
sites to learn this lesson. Hopefully the sites
will stay slim".
Internet
et la gestion des crises :
Alain
Lefèbvre l'a écrit depuis
longtemps : en situation de crise, le web
deviendra le principal média
d'information des personnes
concernées comme des simples citoyens, la
catastrophe du World Trade Center l'a
suffisamment montré. Aussi tout
organisme, et notamment tout organisme public
ayant à gérer des crises devrait
se doter d'un plan "info-crises" susceptible de
mettre en oeuvre rapidement des contenus en
ligne susceptible de rendre service aux
différents publics au moment où
ils en ont le plus besoin.
La
catastrophe de Toulouse a montré que
hélas, les pouvoirs publics s'en
remettaient toujours aux bon vieux
téléphone comme canal
d'information privilégié dans ces
circonstances, à en juger par l'affichage
exclusif de numéros de
téléphone pour les personnes
concernées ou risquant de l'être,
au journal télévisé.
Inutile de dire qu'hélas, les lignes,
prises d'assaut, étaient saturées.
Dans
l'ensemble, les sites publics (état et
collectivités) ont été
très lents dans leur réaction, et
pas toujours pertinents. Seul premier-ministre.gouv.fr
(à ma connaissance) échappe
quelque peu à cette critique
générale. Faut il qu'un portail
inter-administrations, dédié aux
situations de crise, voie le jour ? Où
intégrer ces exigences au cahier des
charges d'un site existant (par exemple
service-public
) ? La question est ouverte...
Un
site de localisation géographique
très réussi :
Mappy
et Viamichelin devraient en prendre de la graine
: le site allemand de repérage de plans
de villes stadtplandienst
se révèle extrêmement
utilisable même pour un faible
germanophone comme moi. La réussite tient
au fait de pouvoir modifier la taille de la
carte sans modification de l'échelle, ce
qui permet de faire figurer un nombre croissant
d'éléments de repérage pour
se rendre en un point donné. Et la
rapidité du serveur est
excellente.
Un
blog francophone consacré au design et
à l'utilisabilité
Les
canadiens d'idéactif proposent depuis
début 2000 un
excellent blog
(site de brèves) francophone relatif
à l'utilisabilité web. Gros
scandale: je ne l'ai découvert qu'avant
hier !! honte à moi.
Les
rudiments du développement de l'architecture
des informations de votre site
Webtechniques
propose un excellent article de vulgarisation
des
différentes étapes à
respecter pour définir l'architecture des
informations
de votre site, en vous plaçant à
la fois de votre point de vue (business point of
view) et de celui de vos clients (customers), et
en privilégiant les décisions de
design basées sur les besoins
supposés de vos prospects ("bottom up
design"). Un excellent complément
à l'article sur les
différents axes
d'indexation
des informations paru il y a un mois sur
veblog.
Des
interfaces qui s'adaptent à votre
croissance
De
nombreux sites ont été
dessinés sans prendre en compte les
nécessaires évolutions
ultérieures de leurs contenus et de leurs
fonctionalités: résultat, des
designs difficiles à "faire grandir",
à moins de recommencer
intégralement le site, ce qui a un
coût élevé.
Frontend rappelle les
principes de base nécessaires à
l'élaboration d'interfaces
"scalables",
capables d'évoluer avec les besoins de
vos utilisateurs.
Le
web sous assurance qualité (part.
1)
E-qualité.com
commence une série d'articles sur les
critères de la qualité des sites
web, afin d'ouvir la voie à la mise en
oeuvre effective de véritables
démarches du même nom
(certifications ISO, Plan
Assurance-Qualité, etc...). Le premier
article tend à opérer
une
classification des différents
critères aboutissant à un site de
qualité.
Elie Sloïm promet de futurs
développements détaillant cette
classification et donnant des pistes
méthodologiques pour mettre en oeuvre une
vraie politique de qualité web. A suivre
donc.
Cà
tombe bien : d'après une
enquête récente (lien perdu,
hélas), seules 17 % des entreprises se
disent satisfaites de l'ensemble de leurs
prestataires internet. Peut être que
l'intrusion d'outils de management de la
qualité dans les relations
client-fournisseur pourrait améliorer la
situation.
Un
remarquable usage de Flash
Compaq
utilise Flash pour effectuer une démo des
possibilités de son pocket computer Ipaq.
A
voir
(cliquer sur "view démo" sous l'image des
deux machines). Flash est ici
assurément le meilleur outil pour
donner à l'utilisateur un aperçu
des possibilités de la machine.
Flash
usability, encore et encore...
C'est
étonnant, mais le site military
world s'intéresse à
l'utilisabilité des interfaces en
Flash.
Article long par Merien Kunst, également
éditeur de quintus.org,
qui s'était en son temps penché
sur l'utilisabilité de l'outil
flash.
Le
streaming : trop tôt
Après
que la presse "spécialisée" (?) en
ligne nous ait bassinés il y a quelques
mois avec des interviews et des
pseudo-enquêtes affirmant que la
révolution du streaming vidéo (cad
la diffusion vidéo en continu)
était à nos portes, le journal du
net "solutions" sort coup sur coup deux articles
qui reviennent à plus de raison :
Le
premier
relate la position du vice président EMEA
de la société Keynote,
spécialiste de la mesure de performances
du réseau et des serveurs, qui estime que
promouvoir le streaming aujourd'hui, c'est
donner de faux espoirs aux éditeurs et
aux investisseurs, le
second
provient des conclusions d'une étude
Andersen estimant que les prévisions du
milieu de l'internet en matière de
streaming sont trop optimistes. Et de
prévoir que cette façon
d'envisager le web sera encore marginale fin
2003.
Pour
ma part, je maintiens ma
prévision d'Aout
2000
("les fausses promesses du haut débit")
sur le sujet : rien de significatif, de
fiable et de performant avant 2005 en
matière de diffusion vidéo
individualisée sur le net, sauf peut
être sur certains marchés de niche
("pour adultes...")
Haut
débit : le jeu en réseau sera "the
next big thing"
C'est
une des nombreuses prévisions d'Alain
Lefebvre, consultant informatique bien connu -
et fondateur de la SSII sqli - qui figurera dans
son prochain livre sur sa vision
forcément non conformiste (sinon qui va
acheter ;-) ?) des évolutions
passées et à venir de ce secteur.
Quelques
extraits au format
PDF
sont accessibles depuis cette page, et
ç'est prometteur. A noter une
légère autodérision : un
des chapitres s'appelle "pourquoi les
prévisions des experts ne valent rien".
Tout un programme.
Au
dela du navigateur, quoi ?
Cet
article très
intéressant
explore les insuffisances du navigateur en tant
que support d'interface pour les "web
applications", et estime que l'avenir est
à des "net-applications"
dédiées se substituant au
navigateur lorsque le niveau d'interaction homme
machine souhaité est trop important. Pour
ma part, si je suis entièrement d'accord
avec le constat de base (cf. cet
article de
veblog
de décembre 2000), je pense que l'avenir
est à une nouvelle
génération de navigateurs
complètement fusionnés au
système d'exploitation, capable
d'être une sorte de "capsule"
idéale pour des modules applicatifs
légers et téléchargeables
via le net (haut débit of course),
permettant non seulement la visualisation des
données, mais aussi leur manipulation,
avec une interface variant avec l'application.
waoww, je viens de faire une prévision,
là. Elle ne vaut donc rien (cf.
brève juste au dessus).
Staples.com
: un exemple de réussite de "customer
centered design"
Agilebrain
("cerveau agile") nous apprend comment le
vendeur de matériel électronique
Staples
a augmenté son chiffre d'affaires de...
491%
en un trimestre grâce à un
re-design basé sur des tests
d'utilisabilité et un processus de
refonte basé sur l'observation des
visiteurs, la définition de
"comportements type" d'acheteurs, etc...
Améliorer l'expérience
vécue par les utilisateurs est toujours
un investissement gagnant, beaucoup plus que
l'investissement dans des designs "image"
clinquants ou des outils (CRM...) technologiques
coûteux. Commencez d'abord par
améliorer l'expérience-utilisateur
de vos sites, et pensez "technologie"
après.
Citation
Une
fois n'est pas coutume, citation extraite d'un
magazine "papier" : Michel Benveniste,
éditorialiste pour le magazine
i-entreprise, consacre sa colonne à ces
entreprises qui ont confondu web et espace de
frime. Et de prôner l'avènement
d'un web minimaliste:
"Je me prends à rêver de "web
minimalistes", où rien ne bouge,
où on obtient tout en deux minutes,
où les pages sont tellement
légères qu'elles chargent
instantanément, où la langue de
bois ne serait pas de mise, où les images
ne s'imposeraient que quand elles sont
absolument nécessaires, et qui feraient 3
pages au lieu de 30 ....".
Je partage, fallait il préciser ?
(16/09/2001)
Les mots qui font cliquer
Jakob
Nielsen relate dans sa chronique d'il y a quinze
jours (il faut que je pense à
désynchroniser mes parutions des siennes,
j'ai l'air de ressortir des fonds de tiroir,
là...) son
expérience du service google
adwords,
service de publicité textuelle
ciblée en fonction des recherches de
l'internaute évoqué
dans ces colonne il y a
peu.
Principales
conclusions : tout d'abord les taux de clics
varient de zéro (!!!) à 1.64% en
fonction du texte affiché. Au delà
de la comparaison avec les taux observés
pour les bannières classiques,
celà prouve que le libellé des
liens et des messages qui les accompagnent est
un élément essentiel de
l'attraction ou de la répulsion au clic
engendrée par un site.
Deuxième
élément : les publics
européens et américains n'ont pas
cliqué avec la même
assiduité sur chaque message. Cela prouve
la nécessité d'adapter
précisément vos messages à
votre public, et ce pas seulement dans le
domaine de la publicité.
Les
perspectives de l'internet mobile
Nielsen
toujours dresse un
état des principales tendances du
marché de l'internet
mobile
telles qu'elles lui sont apparues au salon
demomobile. Il note que l'utilisabilité
des appareils est en progrès, que plus
aucun grand acteur du secteur ne mise sur le
standard WAP (ce qu'il avait prévu avant
tout le monde, une fois de plus), que Palm
semble en déclin face à ses
concurrents dont l'Ipaq...
Parmi
les tendances et les interrogations,
l'arrivée d'internet dans nos automobiles
va faire passer l'utilisabilité du rang
de "discipline parallèle au business"
à celui de question de
sécurité publique. Et de citer
deux liens très intéressants :
l'un montre dans
quelles proportions l'usage du
téléphone cellulaire diminue la
sécurité
du conducteur - et notons à ce propos
que les téléphones "mains libres"
sont à peine plus sûrs que les
autres : au volant, la sécurité
est d'abord une question de concentration -
, l'autre analyse les
implications de l'arrivée d'Internet dans
les automobiles
en matière de sécurité.
Cette question n'est pas neutre, les accidents
par perte de concentration du conducteur
représenteraient 10.000 morts par an aux
USA.
A
noter que Bruce Tognazzini a, il y a quelques
années, écrit un excellent papier
sur les problèmes de
sécurité engendrés par une
mauvaise interface utilisateur sur un poste de
pilotage (en l'occurence un avion) :
When
interfaces kill.
Ce numéro de veblog est
décidément macabre,
désolé.
L'inutilisabilité
du WAP, le retour
Une
nouvelle
étude
américaine
montre que seuls 11% des sites wap sont visibles
sur tous les wap-mobiles, alors que la
moitié sont tout simplement impossibles
à utiliser sur tous les appareils ! Dire
qu'en France, on en fait toujours la
pub...
Et
une nouvelle ressource, une !
IBM
met en ligne depuis un an une
série d'article sur
l'utilisabilité.
J'en ai cité quelques uns au hasard de
mes surfs. Mais là, je viens enfin de
trouver le sommaire ! profitez en, les textes
sont courts et vont à l'essentiel.
Et
un blog, un !
Un
bon blog consacré à l'architecture
de l'information, IAslash.
La plupart des articles liés n'ont pas
été déjà
cités ailleurs, ce qui est plutôt
méritoire au milieu de "sites pondeurs de
liens" comme webword, xblog, etc...
Une
étude sur les problèmes
rencontrés par les internautes quand ils
surfent
First
Monday publie une
étude
fleuve
(20 pages une fois imprimée...)
destinée à analyser les
difficultés principales
rencontrées par les internautes pendant
qu'ils surfent, sujet
abordé ici même de façon
moins
scientifique
il y a quelque temps.
Bien
que la méthodologie, en partie
basée sur des interviews, soit
contestable, l'étude fournit des
conclusions intéressantes. Ils
identifient trois difficultés
principales :
1.
Les utilisateurs ont des difficultés
à gérer leurs favoris, et
notamment à y accéder via un menu
hiérarchique.
2. Lorsque le but des utilisateurs
nécessite de compiler des informations en
provenance de plusieurs sites, la
dificulté augmente de façon
importante.
3. De nombreux utilisateurs ont des craintes
quant à la sécurité des
transactions (ce dernier point n'est pas
nouveau...)
Plus
intéressant, l'article propose
d'implémenter de nouvelles
fonctionalités aux navigateurs
susceptibles de diminuer ces difficultés,
la "home page favourites", le "web clipping", et
la "web card". Que sont-ce ? Pour le savoir,
c'est
par ici
!
Le
W3C normalise le format SVG
Qu'est-ce
qui se cache derrière ce titre barbare ?
Simplement, la principale instance de
normalisation du web (le W3C, ou world wide web
consortium) a
fixé la norme
SVG,
à savoir un dérivé du
langage XML destiné à coder des
animations et des interfaces
vectorielles.
Que
déduire de cet infâme charabia ?
dans un
article paru en
juillet,
et co-signé avec Elie Sloïm -
éditeur de l'excellent e-qualité.com,
faut il le rappeler ? -, et intitulé,
"flash, bientôt la maturité", nous
pensions que Flash pouvait être un
excellent vecteur de développements
d'interfaces nouvelles pour le web, pour peu que
l'on oublie le côté "frime" de
l'outil. Mais nous nous interrogions sur le
côté propriétaire du format
Flash, et sur les risques que cela faisait peser
sur la pérennité des
développements sous cet environnement.
Or,
SVG sait faire tout ce que fait Flash, avec
quelques avantages (format ouvert et gratuit,
basé sur XML donc interfaçable
avec de nombreuses bases ou applications
facilement) et sans doute quelques faiblesses
(peu de navigateurs sont équipés
d'un lecteur SVG, les animations SVG sont
réputées un poil plus lourdes que
celles en Flash). SVG est peut être le
standard libre d'animations vectorielles que
nous appelions de nos voeux. Mais
s'imposera-t-il auprès du public ?
Là est la question...
Un
lecteur
SVG gratuit
est disponible sur le site d'Adobe.
De
grandes expériences utilisateurs en
Flash
Matthew
Klee, consultant chez UIE, la
société de jared Spool,
relate
des expériences de designs en
Flash
réalisés pour améliorer les
expériences utilisateur. C'est possible,
donc !
(16/09/2001)
Le syndrôme de la page blanche guette-t-il le
"grand gourou" ?
Jakob
Nielsen râcle les fonds de tiroirs et
réchauffe de vieilles gamelles dans une
ses dernières sorties : "first
usability principle, don't listen to
users".
Non que ce soit faux, mais de la part d'un
gourou à 15.000$ /jour, on attend plus de
profondeur.
Si
vous voulez savoir pourquoi il ne faut pas
écouter ce que les utilisateurs disent
mais observer ce qu'ils font, je vous conseille
plutôt cette
remarquable newsletter
d'Axance
qui dissèque les processus mis en oeuvre
dans les focus groups et qui mènent
à des conclusions
erronées.
Revenons
à Useit.com - Ne jetons pas trop la
pierre à Nielsen : après
6
années de
colonnes,
dont certaines restent des "articles cultes" du
web (exemple
de 1997, terriblement visionnaire), on peut
comprendre qu'il soit difficile de se
renouveler. Et contrairement à bien des
"veblog" qui ont pu bénéficier de
ses enseignements, lui a démarré
quasiment tout seul. Le syndrôme de la
page blanche nous guette tous... Et je me
souhaite d'être encore en ligne dans 5 ans
!
Joel
Spolsky interviewé sur
webword
Joel
Spolsky est un des gourous les plus en vue du
management de projet logiciel, qui par certains
côtés est assez similaire au
développement web, et par d'autres assez
différent. Il
est interviewé par John
Rhodes,
de webword.com. Interview savoureuse, car le
bonhomme a le chic pour exprimer des concepts
parfois complexes en termes simples
("compréhensibles par sa
grand-mère") et percutants.
"Question
: In your mind, what is usability?
What does it mean to you as a programmer,
project manager, and writer?
Answer : Usability means
that the program behaves the way the user
expected it to behave.
Q : Why do programmers,
designers, and usability folks clash so
often?
A : Mostly because they
have different vocabularies and assumptions.
Programmers, in particular, have a particularly
rigorous way of thinking which seems inflexible
and obnoxious to non-programmers"
Je
l'avoue : Un des weblogs que je scrute le plus
fréquemment avec avidité est
"JoelOnSoftware",
et ce bien que le développement logiciel
ne fasse pas partie de mes préoccupations
immédiates. Et le livre de J.Spolsky,
"User Interface for Programmers", est un must
read, dont
la version "peu illustrée" est en
ligne,
gratuitement.
Développement
logiciel
Toujours
dans le domaine des interfaces logicielles,
une
excellente ressource francophone sur leur
utilisabilité
est publiée par JF Nogier, enseignant en
utilisabilité logicielle à Supelec
et Paris-Dauphine (entre autres) et responsable
des activités web chez Thalès (Ex
thomson CSF). Sacré CV.
La
future génération du Net
?
IBM
et sans doute quelques autres travaillent
à la mise au point d'un réseau
Post-Internet permettant non seulement aux
ordinateurs de communiquer entre eux mais de
partager à distance leur puissance de
calcul en temps réel. Ainsi le
réseau et les machines connectées
pourraient elles se comporter comme un
gigantesque ordinateur multitâche
utilisant de façon optimale la
totalité de la puissance disponible en
permanence.
The
"grid network" ou "réseau en grille", si
ce n'est pas une idée nouvelle, commence
à faire pas mal fantasmer le "microcosme"
sur ses possibilités qui semblent
immense. Pour en savoir plus, un
article de
vulgarisation
en Français (de vnuneet),
un
communiqué de presse
d'IBM,
et une
courte analyse par Bruno
Giussani,
directeur Europe de l'"industry standard"
(encore une dotcom en crise...), sur son
excellent blog personnel.
Utilisabilité
: L'Irlande aussi
Un
excellent site irlandais consacré
à l'utilisabilité avec entre autre
autres d'excellents cas pratiques : c'est le
Frontend
usability
center.
Très basique au niveau des principes
(n'attendez pas ici de démonstration
complexe sur tel ou tel aspect de
l'utilisabilité), mais un ton très
concret qui fait de ce site uneexcellente
ressource pour novices en la
matière.
Moteurs
de recherche : L'irrésistible ascension de
Google
D'après
XITI (le service de statistiques veblog), sur
l'ensemble des sites abonnés,
représentant plusieurs centaines de
millions de pages vues, Google est le moteur qui
amène le plus de trafic aux
différents serveurs en juin 2001. Plus
impressionnant, sa part de marché parmi
les 5 principaux moteurs a doublé en 6
mois : de 16 à 32 % environ.
L'étude
de xiti n'étant plus en ligne, voici le
graphique :

google:
l'irrésistible
ascension...
Xiti
renouvèle régulièrement ses
études à
cette page.
Mais ne donne pas accès aux archives...
(01/09/2001)
Jared Spool : Interview d'un gourou qui
doute
Beaucoup
moins médiatisé mais tout aussi
respecté que l'omniprésent Jakob
Nielsen, Jared Spool (société
uie)
n'hésite pas à faire
l'autocritique des experts en
utilisabilité qui, selon lui, n'ont pas
réussi à exercer un impact
suffisant sur le développement des
projets web. En outre, il estime que trop de
postulats définitifs à partir de
résultats de recherche maintenant
datés décridibilisent la
spécialité, alors que ses
recherches les plus récentes remettent en
cause de nombreux "acquis" sur le comportement
des utilisateurs sur Internet. Cà
décoiffe, et c'est sur
webword,
le site de l'excellent John Rhodes.
Jared
Spool, encore: non, les utilisateurs ne sont pas
"search dominant"
Encore
une idée reçue qui vole en
éclat :
il n'y a pas d'utilisateurs
intrinsèquement enclins à
n'utiliser que le moteur de recherche interne
d'un site. Il n'y a que des sites à la
navigation mal dessinée qui les poussent
vers les moteurs de recherche. C'est la
conclusion des dernières études
à grande échelle d'UIE, la
société de Jared Spool.
Axance,
étude e-commerce
D'habitude,
je ne pointe que vers des articles
déjà parus, mais le cabinet
Axance
va sortir dans les prochains jours la
synthèse d'une étude
consacrée à
l'expérience-utilisateur sur les
principaux sites d'e-commerce français,
à partir d'un test grandeur nature sur 22
personnes. Pour avoir assisté à
une présentation "live" de
l'étude, je peux vous dire que là
aussi, çà remue. Globalement, les
sites sont tellement difficiles à
utiliser ou négligent tellement les
informations susceptibles de donner confiance
aux consommateurs que nombreux restent ceux qui
ne vont pas jusqu'au bout de leur acte d'achat.
ce devrait être
téléchargeable début
Août à partir de cette
page.
La
découverte du mois :
Agilebrain.com
Le
site Agilebrain
est consacré à l'e-marketing et
propose quelques articles encore peu nombreux
mais de grande qualité. Difficile d'en
pointer un plus que les autres, mais citons tout
de même cette interview
de Patricia
Seybold
sur les évolutions de la relation au
client induites par Internet.
Et
aussi: qualityofexperience.org
Ce
site à l'URL
impossible
et au design très... "veblog like", est
consacré à ce qui
créée des expériences
utilisateur de qualité sur Internet.
Encore
un excellent
article
consacré au management de la
qualité de l'expérience
utilisateur par ... Une consultante du PSG,
c'est à dire, ici, du Patricia Seybold
Group.
Les
objets de tous les jours et
l'utilisabilité
Don
Norman illustre par un exemple concret -
l'installation
d'un Home
Theater
- les problèmes d'utilisabilité
que rencontrent les acheteurs de nombreux
appareils électroniques de consommation
plus ou moins courante. et de souhaiter
qu'à l'avenir, le concept
d'utilisabilité, popularisé par
l'internet et les NTIC, s'étende à
tous les champs de la consommation.
Les
internautes US classifiés...
...
En
8 catégories
marketing
(ou socio-styles, selon la terminologie du
sociologue Bernard Cathelat), pour lesquelles un
effort marketing différencié doit
être fait pour espérer leur vendre
en ligne. commentaire de veblog : OK,
tous les internautes ne se ressemblent pas, mais
les
fondamentaux de l'expérience
utilisateur
restent à mon sens appliquables à
l'ensemble des catégories.
Le
"workflow for small business", nouveau grand
marché de demain ?
Derrière
ce patronyme barbare se cache une nouvelle
famille d'outils de gestion de processus
collectifs légers et adaptés aux
petites structures. Selon
Andreas
Pfeiffer,
Macromédia, en lançant le premier
produit spécialement dédié
à ce marché, a ouvert la voie d'un
créneau extrêment porteur. Qui
vivra verra.
Nouvelles
attaques contre Microsoft
Les
précédentes brèves se sont
fait l'écho de nombreuses interrogations
sur les tentatives de Microsoft d'étendre
ses monopoles sur les services internet à
travers ses nouveaux projets Hailstorm (mais
quel nom !!!) , .net et Windows XP. Ce mois ci,
c'est le chroniqueur du Linux Journal Doc Searls
qui analyse
la perversité de
"Passport",
dispositif de "facilitation de paiement" inclus
dans Hailstorm. Et de conclure que seule une
mobilisation de la communauté Open Source
pour offrir des alternatives rendant les
mêmes services, mais ouvertes, peuvent
empêcher les noirs dessin de l'empire de
Seattle de se réaliser. Commentaire
désabusé: n'est-il pas
déjà trop tard ?
John
Rhodes, sur son site webword, pense que
Microsoft
a volontairement présenté un
projet extrêment provocateur, les "smart
tags"
(voir brèves
précédentes),
pour créer une diversion et mobiliser
l'attention du lobby anti Microsoft là
dessus, tout en poussant des pions beaucoup plus
pernicieux en toute
discrétion.
Charles
Schummer, sénateur démocrate, a
demandé au gouvernement américain
de
bloquer purement et simplement la sortie de
windows XP
en l'état actuel, pour cause d'atteinte
à la libre concurrence sur tous les
logiciels vendus avec XP mais qui n'en font pas
vraiment partie. Microsoft devrait effectuer de
nombreux changements à son produit pour
permettre le développement d'applications
concurrentes, d'après M.
Schummer.
Bref,
les avocats de Microsoft ont de beaux jours
devant
eux. .
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