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Archives des brèves
coups de projecteurs sur des sites relatifs à l'expérience-utilisateur. certains liens externes peuvent avoir changé.

2001 - deuxième semestre (également : dernières brèves )

(18/12/2001)
Sam-mag, deuxième

Le dossier sur la qualité des sites web (coopération veblog + e-qualité) dans Sam-Mag continue son bonhomme de chemin: le deuxième article, "la qualité web perçue par l'utilisateur", est paru. Et il y en aura encore à peu près huit comme çà. L'occasion aussi de signaler, sur sam mag également, une introduction courte mais intéressante aux aspects juridiques de l'e-mailing, par Maître Murielle Cahen, avocate que les passionnés ou les professionels du droit sur Internet connaissent bien.

MMS, mieux que le WAP ?

Un nouveau standard (ouvert, ce qui ne gâte rien) de communication sans fil va arriver dans nos téléphones portables, le MMS, pour "multimedia messaging service" (en savoir plus sur le site d'ericsson ). Comme son nom l'indique, il s'agit de permettre de s'adresser des messages contenant des images, vidéos, etc... Via portable. Encore un coup de "hype" (pipeau, pour simplifier...) dont la "nouvelle" économie a le secret ?

Je suis peu suspect de sympathie pour les gadgets portables, ma "wap-phobie" a déjà été étalée dans ces colonnes, mais je pense que, si son utilisabilité est à la hauteur, MMS va faire un malheur. En effet, si MMS ne promet pas de surfer sur des sites via une fenêtre de deux centimètres sur trois, MMS permet d'ajouter simplement une capacité multimédia à la fonction de base des téléphones mobiles: la communication point à point. Nokia a d'ores et déjà dans ses cartons des projets de mobile incluant une fonction de prise de vue. Il vous sera loisible de balancer ces prises à un autre mobile MMS ou à toute boite e-mail.

le SMS fait déjà un carton, alors que ce n'est pas spécialement évolué ni bon marché. Si les réseaux 3G (résaux sans fil "haut débit") finissent par se mettre en place, le MMS devrait apporter un plus remarquable à la communication mobile. Les applications sont innombrables, tant dans la sphère professionnelle que dans le domaine du jeu ou du divertissement... Et de la simple téléphonie.

La encore se posera la question de savoir si le meilleur support du standard MMS sera un téléphone ou un appareil photo doté de capacités de connection mobile. Mais on tient enfin une application porteuse pour le développement des usages des réseaux mobiles rapides dits de 3ème génération.

Ils vont me convertir au portable si çà continue...

L'utilisabilité, source d'économie

De nombreux responsables de projet web considèrent que l'inclusion de tests d'utilisabilité dans un processus de développement web est une perte de temps et une source de surcoûts. Le présent article de Frontend montre qu'au contraire, pour un coût initial faible, adopter un processus de développement incluant la recherche d'une bonne utilisabilité est une source d'économies. Pourquoi ? Parce qu'il est toujours moins cher de corriger des erreurs repérées en cours de développement que de devoir réparer un projet déjà lancé auprès du public. Plus tôt un projet est correctement orienté, moins les coûts d'ajustement sont élevés.

Les bases de l'Interaction Homme-Ordinateur , et le développement web

Sur WebmasterBase (un site récemment découvert et que je recommande chaudement), un excellent article de vulgarisation pour découvrir ce qu'est l'HCI (human Computer Interaction), et pourquoi ces notions sont importantes dans le cadre d'un développement web.

L'importance d'une classification efficace

Le chroniqueur Gerry Mc Govern revient dans cet article sur une phase de la conception des sites souvent négligée: la classification (on parle aussi de taxonomie...) des informations, qui est un exercice difficile, nécessitant beauoup de soin et ce dès les toutes premières phases de conception d'un site.

Pour aller plus loin, vous pouvez relire cet article, "classer l'information dans les sites volumineux".

David Walker est de retour !

Le chroniqueur australien avait quelque peu délaissé son site ces derniers temps. Il revient pour notre plus grand plaisir, avec cet article dans lequel il estime qu'il est temps de penser à autre chose qu'au navigateur comme support de web-applications. Sujet déjà abondamment abordé dans veblog (au niveau des brèves ou dans cet article déjà ancien).

Le phénomène de "Banner Blindness" étudié scientifiquement

Les internautes voient de moins en moins les bannières de publicité, ce n'est pas une découverte. Mais cette étude de l'Université de Berlin semble confirmer une hypothèse déjà émise par de nombreux détracteurs des publicités "agressives": peu importe la forme de la bannière, ou les changements que l'on y apporte. La visualisation de la bannière dépend d'abord de l'état d'esprit de l'internaute. Plus celui ci est concentré sur un objectif de recherche, moins il sera à même de se laisser détourner de ce but par une publicité.

Le défi des publicitaires: arriver à faire correspondre les publicités à l'objectif de l'internaute à un moment donné. Et pour ce qui est de la forme, inutile de "sur-multimédiatiser" vos oeuvres, si vous arrivez à entrer dans le champ de ce que l'internaute recherche, du bon vieux texte fera bien l'affaire, comme google le prouve via son programme "adwords", analysé dans cet ancien article de Veblog.

La convergence, quelle convergence ? suite...

Encore un site dédié à l'utilisabilité qui estime dans cette chronique que toutes les tentatives de créer des appareils multifonctions "tout en un" pour exploiter toutes les fonctionnalités, tous les flux numériques passant par les tuyaux de l'internet, seront vouées à l'échec, tant chaque type de tâche nécessite une interface adaptée. Les flux de données convergeront, mais au bout du fil, les appareils seront multiples et communiqueront entre eux lorsquue ce sera nécessaire.

Applets java : Just say NO

Netmechanic revient sur les inconvénients traditionnels des Applets Java (instabilité, lenteur, usage hors de propos...) qui ont conduit moult utilisateeur à rejeter les sites qui en abusent.

A ces inconvénients traditionnels s'en ajoute un et de taille: la dernière version de windows (et la version d'explorer qui va avec) n'intègrera pas en standard la Java Virtual Machine la plus récente, mais une ancienne version avec de nombreuses lacunes. L'utilisateur pourra télécharger une JVM plus récente, mais quel pourcentage d'utilisateur téléchargera un "machin" pareil ? Qu'est-ce que 90% des utilisateurs en ont à faire, d'une JVM ?

Bref, non seulement les applets java ne servent à rien dans 90% des cas ou elles sont employées (le résultat aurait pu être obtenu plus simplement), mais en plus, les utilisateurs d'ordinateurs récents seront pénalisés.

Malgré ces inconvénients, de nombreux web développeurs croient utiles de truffer leurs "créations" de menus flottant en java, voir même de textes déroulants, "oh voila un truc qu'il est utile", comme aurait dit Coluche. Résultat, des sites à l'utilisabilité médiocre, et qui ont le mauvais goût de planter mon PC (âgé d'un an et demi, pas une vieillerie, donc) au bureau une fois sur deux.

Alors avis à tous les maîtres d'ouvrages: à chaque fois que votre web agency veut vous placer une Applet Java sur votre site (çà lui permet de vous facturer plus en se donnant à bon marché une image techno...), dites simplement NON.

Bataille de gourous autour du moteur de recherche

Jared Spool, gourou bien connu de l'utilisabilité, a encore allumé une sacrée polémique inter-gourous, en affirmant, résultats à l'appui, que "pour réaliser un bon site, il faut tout faire pour que le visiteur n'aie pas besoin du moteur de recherche". En cause, le fait que les consommateurs trouvent moins facilement leur bonheur via un moteur que via une navigation si elle est bien dessinée, et aussi le constat que les utilisateurs "chercheurs" se livrent à moins d'achats "impulsifs" (non prévus au départ) que les "butineurs". Son argumentation est exposée dans cet article. Son site propose plusieurs contributions sur le sujet .

Dans le même temps, InternetWeek (repris par l'inévitable Jakob Nielsen) signale que Macy's à augmenté son taux de conversion de 150% (tout de même) en améliorant l'utilisabilité et la performance de son moteur de recherche. Mais pour ce faire, une solution à 250.000 dollars s'est révélée nécessaire, ce que tout le monde ne peut s'offrir.

Peter Morville, gourou de l'architecture de l'information, critique le raisonnement de Jared Spool dans un point de vue qui synthétise bien le mien : s'il est exact que la majorité des moteurs de recherche actuels sont si mal fichus quil est difficile d'en tirer profit, une bonne fonctionalité de recherche est indispensable sur les sites volumineux. En effet, naviguer par hypertexte au sein de 50.000 références ou plus devient vite fastidieux. Aussi ne faut il pas condamner la fonction de recherche des sites, mais l'améliorer.

Ajoutons que l'analyse des recherches effectuées par les internautes est un plus pour les éditeurs de sites. aussi concluerons nous le débat par la formule qui suit :
"Si vous pouvez offrir un bon moteur de recherche, faites le, si vous n'en avez pas les moyens, n'en fournissez pas et dans tous les cas, soignez la qualité de votre navigation".

Quelques éléments sur l'ergonomie d'une recherche simple figurent dans cet article.

(08/12/2001)
Sam Mag, e-qualité, et moi, et moi, et moi...

Avec mon désormais habituel complice Elie Sloïm, d'e-qualité, nous publions sur Sam-Mag un dossier (qui comportera entre 8 et 10 articles) sur la qualité des sites internet, tant en terme de qualité perçue que de qualité des systèmes de production. Le premier article, une présentation générale du dossier, est ici .

Sam-mag est depuis... Ouh là là... longtemps ! un site de référence en matière de ressources de tout type pour réaliser des sites internet. Publier chez eux est une marque de reconnaissance que je goûte à sa juste valeur.

Ce surcroît de production extérieure ne devrait pas entacher la prochaine mise à jour de veblog, prévue vers le 10 ou le 17 décembre, pour la "der" de 2001...

Web et accessibilité : une expérience intéressante

Jakob Nielsen cite, dans son avant-dernière rubrique, des résultats de tests comparatifs d'utilisabilité lien vers un article en langue anglaise, sur l'accessibilité du web aux personnes mal et non voyantes par rapport aux autres. Bilan: dans son état actuel, le web est trois fois moins utilisable pour les personnes avec handicap. Le chiffre est jugé à juste raison inacceptable, même s'il parait illusoire d'espérer la même utilisabilité pour les populations avec et sans handicap dans la meilleure situation possible.

Le reste de l'article est hélas moins intéressant, car Nielsen se contente de faire la pub pour son rapport "prise en compte des utilisateurs avec handicaps", hélas payant. Il faudra donc se contenter des recommandations du W3C lien vers un article en langue anglaise si l'on a le portefeuille sensible.

Nielsen toujours, sur les intranets

NNgroup commercialise une étude sur les 10 meilleurs intranets 2001. Leur secret: des designs simplifiés, centrés sur l'utilisateur, un processus de création fondé sur des tests utilisateurs courts mais itératifs, un dessin unique pour toute l'entreprise, et un Content Management digne de ce nom. Le deuxième enseignement important, c'est que l'on peut réussir de bons intranets avec des petits budgets. Le résumé gratuit du rapport est là lien vers un article en langue anglaise.

Vos clients ont besoin d'un web content management

Evolt récapitule dans cette excellente page les bonnes raisons de passer la gestion d'un site web vers un système de web content management lien vers un article en langue anglaise . L'article, en outre, revient sur les principales fonctionnalités d'un CMS et, plus rapidement, vous expliquera quand vous n'avez pas besoin de ce type de système.

Web Content Management personnel

La plupart des CMS sont des programmes complexes qui installent des composants sur un serveur. Quid si vous ne controlez pas votre serveur (cas fréquent) et si php et MySQL vous font peur ?

La start up de Joel Spolsky, fogcreek software, a décidé de développer un système de content management qui s'installe sur votre ordinateur personnel et qui, tout en gérant les pages dynamiquement sur vottre poste, exporte des pages statiques vers le serveur final qui peut être le plus basique qui soit. CityDesk lien vers un article en langue anglaise (c'est son nom) n'est pas tout à fait le premier programme de ce genre (userland radio lien vers un article en langue anglaise avait ouvert la voie - mais Radio est incompréhensible pour un Vincent Bénard normal), mais c'est le premier à vous donner un contrôle total sur le gabarit de vos pages.

L'objectif de fogcreek était de créer le programme de CM le plus simple qui soit, sans s'encombrer des fonctions de workflow qui viennent en général alourdir ces produits. Aussi certains choix techniques de fogcreek surprendront les professionnels du WCM lien vers un article en langue anglaise . Ayant béta-testé le produit pendant 6 semaines, dans des conditions "abracadabrantesques" (c'est un programme windows, je l'ai donc installé sur mon mac (pas un mac de course...) via virtual PC - leeent !), je peux dire que, comme dans toute version 1.0, la bouteille est à moitié vide ou à moitié pleine : oui, fogcreek rend le WCM accessible à de nombreuses personnes, mais ne croyez pas que vous allez programmer un site complexe "comme vous respirez". Mais le potentiel d'amélioration est grand, car la base est saine.

Si le prix final (non encore fixé) est raisonnable, ce sera un bon moyen de créer des sites personnels (ou à plusieurs sur un réseau local) aux sommaires automatisés de façon assez simple. Commercialisation vers le 5 décembre sur le site de fogcreek lien vers un article en langue anglaise.

Cette semaine, je vais me lancer dans un test de SPIP. Avantage : spip est en français, gratuit (logiciel libre), et tourne depuis à peu près un an, donc s'est beaucoup amélioré depuis les débuts. Inconvénient: sur certains serveurs, il s'installe tout seul, sur d'autres, si vous n'avez pas de bonnes connaissances informatiques, vous aurez du mal.

Comment tester avant d'avoir codé

Le site d'IBM publie une excellente synthèse sur l'intérêt du "paper prototyping" lien vers un article en langue anglaise, c'est à dire le tests d'interfaces utilisateurs sommairement dessinées sur des feuilles de papier. Ces tests ont pour intérêt de détecter de grosses erreurs de conception de base d'une interface avant d'avoir entamé la moindre étape de codage, ce qui est tout bénéfice pour le coût d'un projet.

Les sites administratifs français peu fréquentés ?

C'est ce que semble montrer cette étude Taylor Nelson Sofres, dans laquelle les sites administratifs français semblent obtenir de piètres résultats par rapport à leurs confrères étrangers. Si le constat est intéressant, l'analyse des causes faite par TNS est assez superficielle. Les sites internet gouvernementaux ne seraient pas assez sécurisés ? La belle affaire.

La désolante vérité est que le développement des sites administratifs est conduit en France en dépit du bon sens, entre belles déclarations d'intentions et "yakas" politiques, sans réel projet d'ensemble derrière. Chaque administration fait ce qu'elle veut, ou plutôt, ce qu'elle peut (et elle peut peu, en général ;-). Il en résulte que le niveau de moyen de service offert par les sites gouvernementaux est médiocre, et que leur utilisabilité varie du moyen au nul.

Seule une politique volontariste visant à fondre les sites internet publics dans un ensemble commun, où chaque département, service, ministère, abandonnerait toute vélléité de différenciation, tout orgueil mal placé, me parait de nature à accélérer le progrès. En effet, la mutualisation des moyens qui en résulterait permettrait d'atteindre une masse critique permettant de monter des projets intéressants.

De plus, cela mettrait au jour tous les nombreux doublons, triplons, ou sextuplons de compétences nuisibles au bon fonctionnement de l'administration, et obligerait à bâtir des services uniques et mutualisés sur des standards communs, bien intégrés aux systèmes d'information administratifs, construits sur le seul critère de la qualité de service rendu au citoyen, et non sur les lubies d'un politicien en mal de pub, d'un lèche bottes de cabinet ou d'un responsable de comm' qui ne sait pas faire la différence entre concours de beauté et construction de web efficace.

Pour l'internaute, deux avantages: une ergonomie cohérente sur l'ensemble des sites administratifs, si elle est bien conçue au départ, et surtout, plus besoin de se demander "sur quel site puis-je trouver telle ou telle chose ?", mais simplement la possibilité de chercher un thème, un service donné, dans un guichet unique.

Michel Sapin, ministre de la fonction publique, a annoncé dans un "beau discours" à usage interne la mise en place d'un guichet unique pour 2005. Mais en l'absence de toute démarche projet cohérente autour de cet objectif, ce n'est pas gagné...

Il faut que la fonction publique française réagisse, tant il est vrai que l'efficience (c.a.d. rapport efficacité/coût) des services publics en ligne et hors ligne sera un élément majeur de la compétitivité économique d'une nation.

Alan Cooper présente sa vision du marché des NTIC

Alan Cooper est connu comme "le père de visual basic" et dirige une des sociétés de conseil leader dans le champ de l'expérience utilisateur. Dans une interview fleuve lien vers un article en langue anglaise, il évoque plusieurs aspects de l'évolution des nouvelles technologies. Son conseil à Microsoft a retenu mon attention : abandonner le navigateur ! C'est un outil issu de l'ère précambrienne du web, qui n'est plus du tout à la hauteur des potentialités de l'internet en tant que client léger.

Cà fait plaisir de voir que je disais pas de bêtises sur le sujet il y a un an ("les nécessaires progrès du navigateur", sur veblog)

Success story : Paypal.com

Alors que très peu de systèmes de transfert d'argent ou de paiement en ligne semblent s'imposer malgré une offre pléthorique de "solutions miracle", Paypal lien vers un article en langue anglaise, initialement une solution de transfert d'argent de particulier à particulier, semble s'imposer au moins aux USA, à raison de 18.000 nouveaux abonnés par jour (10 millions au total). Son secret ? Une offre centrée sur la résolution aussi simple que possible d'un problème concret des internautes, un site basique permettant à toute persone de comprendre le service en deux minutes et de s'y inscrire très facilement, et une incessante lutte contre les fraudes, avec une assurance anti-vol jusqu'à 100.00$ par abonné... Et surtout, l'outil le plus simple du web comme vecteur d'information des transmissions de fonds, à savoir l'e-mail.

D'abord essentiellement cantonnée aux utilisateurs d'e-bay, paypal vient d'étendre sa gamme de services en offrant des solutions de paiement et de facturation simplissimes aux entreprises du "small business". Pas de pub massive, un coup d'acquisition des clients ultrafaible, un taux de fraude plus faible que pour les paiements classiques par carte... Cette étude de cas complète lien vers un article en langue anglaise recense toutes les recettes qui fondent ce qui semble bel et bien être une success story du net.

Dessinez pour gagner de l'argent

L'e-magazine webtechniques revient sur les méthodes permettant de maximiser les chances d'obtenir un retour sur investissement (ROI en anglais) positif lien vers un article en langue anglaise dans un processus de création (ou de refonte) d'un service web. Et, l'auriez vous deviné ;-), le meilleur moyen d'engranger des bénéfices est d'adopter un processus de développement centré sur l'utilisateur, car il minimise les coûts tout en optimisant les chancces d'avoir des recettes, toutes choses égales par ailleurs. Pour les anciens lecteurs de veblog, ce n'est pas une découverte, mais un petit rappel de temps en temps, çà ne fait pas de mal.

De surcroît, l'article s'attache également aux ROI "non quantifiables", ce qui lui donne un intérêt supplémentaire.

Les dangers d'un site utilisant des techniques "too much"

le site du premier ministre aurait-il un problème avec Netscape 6 ? Stéphane le Solliec, développeur web indépendant, fait ce constat sur son site, et plusieurs utilisateurs m'ont confirmé le phénomène sur toutes les versions 6 de netscape (6.0,6.1,6.2...). Le problème vient de l'affichage des menus déroulants DHTML, un choix technologique contestable (que j'avais étudié sur veblog à la sortie du site).

Voila le diagnostic exact fait par Stéphane Le Solliec via échange de mails:

Netscape 4 comportait une mauvaise impémentation des calques obligeant un site à envoyer une page avec un code spécifique pour provoquer un affichage correct.

Netscape 6 corrige le bug en respectant les standards du W3C, mais le script de détection du site du PM ne doit prendre en compte que "Netscape" , pas le numéro de version, et donc envoie donc un code taillé pour les bugs de netscape 4 à netscape 6, le quel "se troue" devant un code aussi mal formé.

Conclusion : on ne devrait jamais avoir recours à une version différenciée en fonction du navigateur et à un script de détection, pour réaliser des pages pérennes. Si deux navigateurs présentent des incompatibilités, s'en tenir au Plus Grand Commun Dénominateur, et ne pas chercher à truffer de techno "cool effect but non cross-browser" vos pages.

certains esprits contradicteurs m'objecteront que netscape 6, ce n'est même pas 1% des utilisateurs.. Et alors ? est-ce immuable ? et qui nous dit que ce genre de problème n'arrivera pas entre IE 5 et IE 6 ou IE 7 etc... et quid des utilisateurs de navigateurs alternatifs, icab, opera, omniweb ... ? Faut il les mépriser parce qu'ils ne suivent pas la norme dominante ?

Exemple de mépris de l'utilisateur à ne pas suivre

Gros coup de colère contre une certaine partie de la corporation des web designers. Et contre ce site : http://www.filmenvir.org/ , site du festival du film environnemental.

Il est hélas toujours fréquent de rencontrer sur le web des sites qui comme celui ci (20 ème festival du film environnemental), osent vous jeter à la face (en caractères minuscules de surcroît) que:

"Votre navigateur est trop ancien" (netscape 4.7, tout de même)

C'est çà, traitez moi de ringard pendant que vous y êtes. Quel mépris !

Pour la petite histoire, sur la version IE 5, qui se charge sans trop se presser :

a) On vous prévient gentiment que le site nécessite une résolution 1024X768 - netscape 6 ou IE 5/6 - Flash 5 (tant qu'à faire) - couleurs 32 bits ( ce qui pour 80% des utilisateurs ne doit pas signifier grand chose...) - c'est tout ? vous n'auriez pas oublié real player, pendant qu'on y est ? et la machine virtuelle java activée pour faire bon poids ? Petits joueurs !

b) Vous avez une animation flash de 120K à supporter avant de pouvoir naviguer dans une Microframe d'environ deux pixels sur trois. Et plein de pages internes sont précédées par une nouvelle animation flash d'une centaine de Kilo octets, histoire de bien "embêter" le visiteur qui aurait eu l'imprudence de s'intéresser au festival du film environnemental.

c) Ergonomiquement, après une minute d'utilisation, ce site se révèle infernal.

d) Des collègues me signalent un support Mac médiocre, sans parler des navigateurs alternatifs

Je regrette la pub que je leur fais, mais je crois qu'il faut dénoncer un tel mépris des utilisateurs, qui ne mettent pas tous leur machine à jour quotidiennement pour faire plaisir au webdesigner.

Le pire, c'est que je suis sur que le designer qui a produit cette "chose" en est fier et l'inclut dans ses références pour appâter de nouveaux pigeons, que le patron du festival qui l'a commandé et son responsable de comm' s'en gargarisent en toute occcasion. Quant à imaginer le prix que la web agency a pris pour faire "çà", je n'ose même pas.

Et 50% du web au bas mot est logé à la même enseigne : étonnez vous que la progression du nombre d'internautes soit très décevante dans ces conditions.

Les gens qui éditent de tels sites dégradent l'expérience globale des utilisateurs du web, et ce faisant, le tuent (ou du moins ralentissent sa croissance). Cela devrait presque être interdit. à quand une association d'internautes trainant les émetteurs de telles abominations devant les tribunaux pour "préjudice porté à l'économie nationale ?"

fin du gros coup de gueule.

Les leçons tirées de l'observation d'utilisateurs normaux

Comme toujours, il ne faut pas longtemps à un designer web pour oublier que les utilisateurs "normaux" d'informatique ne supportent pas le même niveau de complexité. Cet article tire un certain nombre de leçons lien vers un article en langue anglaise de l'observation de vrais utilisateurs en situation de vrai surf. (voir aussi sur veblog, "les difficultés des vrais utilisateurs", sur le même sujet)

Petits drapeaux

Une lectrice m'a suggéré de signaler les liens en anglais, afin de permettre aux utilisateurs de sélectionner les liens qu'ils souhaitent visiter prioritairement en fonction de leurs préférences linguistiques. Qu'en pensez vous ? réagissez. 

(12/11/2001)
Les bénéfices de la prise en compte de l'utilisabilité

John Rhodes, de Webword, revient dans cette synthèse sur les moyens d'améliorer les résultats d'une entrepise en utilisant l'utilisabilité comme levier. Vite lu, bon à prendre, et plus général que "les bénéfices de l'utilisabilité" de veblog", qui se cantonne aux profits qu'apporte l'utilisabilité à un business en ligne.

Jakob Nielsen revient quant à lui sur quelques chiffres fondamentaux liés à la non-prise en compte de l'utilisabilité lors de la conception des sites internet dans cette interview au washington post. Selon lui, l'amélioration moyenne des résultats (taux de conversion) observables suite à une démarche intégrant l'utilisabilité d'un site dès sa conception est de 69%.

Pourquoi les menus déroulants et les "drop-down" sont des éléments d'interface médiocres sur internet

Cela fait toujours du bien d'avoir eu raison contre beaucoup de monde, et quand des résultats de recherche à échelle significative recoupent des hypothèses émises suite à un "Quick and Dirty" test d'utilisabilité. J'avais, en début d'année, estimé que les menus déroulants étaient de moins bons supports de navigation que la navigation HTML classique suite à ce test de deux versions (DHTML et classique) d'un même site. Eric Ojakaar, consultant chez UIE, le cabinet de l'incontournable (dans tous les sens du terme... ) Jared Spool, parvient aux mêmes conclusions. Et, selon lui, cela vient du fait que les utilisateurs ne bougent la souris que quand ils ont décidé là où ils allaient cliquer. Or, en masquant, sous prétexte de gagner de la place, les choix de navigation possibles, les menus déroulants affectent cette capacité de l'utilisateur à prendre une bonne décision de navigation.

NB. Ce constat doit tout de même être tempéré. Un site comme XITI, par exemple, fait un excellent usage des menus déroulants, mais c'est parce que de par sa nature, ses utilisateurs - des webmasters (donc des utilisateurs plutôt avancés du net) suivant leurs résultats quotidiennement - reviennent souvent utiliser son interface, et finissent par en mémoriser les nombreuses possibilités: les critères de l'utilisabilité de XITI ne sont pas les mêmes que ceux d'un site de commerce électronique qui n'a souvent qu'une seule cartouche à jouer pour convaincre un utilisateur de son intérêt. Comme je le disais dans l'article sur l'utilisabilité d'il y a... trois semaines, les critères à prendre en compte pour bâtir des interfaces utilisables varient en fonction des conditions d'utilisation des-dites interfaces.

Le webmestre, un "architecte de l'information" ?

Cet article explique l'un des rôles des concepteurs de sites web aujourd'hui, à savoir bâtir l'architecture des informations des sites en fonction tant des besoins des utilisateurs que des objectifs de la maîtrise d'ouvrage d'un site.

Bien que je regrette qu'il y soit toujours fait mention du terme de webmestre, qui ne s'applique selon moi plus nécessairement à une tâche en particulier sur un site (celle là ou une autre), et donc n'a plus lieu d'être (cf cet article ancien mais toujours d'actualité), cet écrit me paraît parfaitement décrire l'intérêt de la fonction d'architecte de l'information, aussi est il recommandable.

Les clients commencent à se révolter contre les éditeurs de logiciels

Les éditeurs de logiciels ont pris la mauvaise habitude de vouloir nous faire croire qu'il est normal que leurs produits fonctionnent mal, et qu'une simple correction de bug soit facturable au prix d'une opération de maintenance. Cet article tend à montrer que les acheteurs de logiciels n'ont plus envie de se laisser plumer de la sorte, et commencent à essayer d'imposer ce qui paraît le minimum dans toute autre branche industrielle, à savoir un régime d'obligation de bon fonctionnement et de garantie contre les défaus de fabrication. Espérons que cela porte ses fruits, et que d'ici quelques années, la qualité soit mieux intégrée au processus de mise sur le marché des logiciels...

Un redesign raté dans l'air ?

Quelle mouche a piqué les propriétaires d'Allociné ? Voila ce qu'on a pu voir pendant plusieurs jours sur leur site:


beta V4.0 ?

Pour une raison qui m'échappe, les promoteurs d'allociné ont remplacé un site qui marchait bien par une nouvelle infrastructure en "version beta", c'est à dire encore bugguée... Et à l'utilisation, çà se voit ! temps de chargement dégradés, et surtout plus moyen d'accéder à la totalité des critiques des utilisateurs, mais uniquement aux bonnes, ce qui transforme de facto un site d'information sur les sorties cinématographiques en site publicitaire: info dégradée --> expérience utilisateur dégradée...

C'est un peu comme si Peugeot décidait de retirer la 406 du marché pour la remplacer par un modèle demandant encore de la mise au point, et demandait aux premiers acheteurs de servir de cobayes : suicidaire, non ? Et bien certains propriétaires de sites web semblent trouver cela normal !

nb. Au 10/11, la mention beta V4 figure toujours, mais plus discrètement. Cà ne résout pas le problème de fond. Consternant.

Application Service Providers, le soufflé retombe

La vague des logiciels loués via l'internet (Application Service Providers, ou ASP) devait révolutionner l'informatique d'entreprise: combien de fois n'avons nous pas lu ce genre d'ânerie au plus fort du gonflement de la bulle spéculative de l'internet, où n'importe quel concept publicitairement vendable devenait le mantra d'une certaine presse prétendûment spécialisée à la recherche du scoop plus spectaculaire que celui du voisin ?

Aujourd'hui, les promoteurs de l'ASP, lorsqu'ils vivent encore, révisent leur Business Model et retournent à plus de simplicité, n'envisageant l'ASP comme une offre d'appoint aux modèles de diffusion existants des logiciels. Et je n'aurais de cesse de le répéter, l'ASP ne sera viable que lorsque le "client léger", c'est à dire le navigateur actuellement, aura progressé comme support d'application à "haut niveau d'interactivité" avec l'usager (cf. ce vieil article, "les progrès que doivent faire les navigateurs web").

nb. Ne pas confondre ASP (application service provider) et asp (active server pages, la technologie de scripting de sites web de microsoft).

Faut il ne tester qu'avec 5 utilisateurs ?

Certains professionnels de l'utilisabilité émettent des doutes sur le "théorème de Nielsen-Landauer", qui postule que 80% des problèmes d'utilisabilité des systèmes sont trouvés avec seulement 5 testeurs, et que l'efficacité marginale de tout testeur supplémentaire est faible. Et notamment, ils estiment que ce postulat ne s'applique pas aux systèmes dont les utilisations sont très variées.

Disons que la vérité est sans doute intermédiaire : Des sites internet partant de très loin (ou plutôt de très bas...) auront tout à gagner à effectuer des séries de "Quick and Dirty tests " avec 5 utilisateurs. En revanche, améliorer les résultats de sites ayant réussi à atteindre un niveau déjà acceptable nécessitera sûrement des méthodes d'évaluation plus fines.

Qu'est ce qu'un designer Flash peut apprendre de WalMart ?

Chris MacGregor, éditeur de Flazoom.com, aime Flash. Mais il n'aime pas la plupart des sites utilisant cette technologie car ils l'utilisent mal. Et d'expliquer ce que serait un magasin WalMart si il était conçu comme la plupart des sites en Flash: un repoussoir à clients ! En fin d'article, il imagine comment Flash pourrait servir de support à de nouvelles applications au service de la visualisation de l'information. A lire... (nb. Chris Mc Gregor a écrit un "livre blanc de l'utilisabilité avec flash", traduit en Français par veblog)

(15/10/2001)
Qualité de la programmation et expérience utilisateur

La société Parx.net met en ligne un rapport (Au format PDF. Poids léger) montrant comment les erreurs de programmation, sur un site, ou dans une liste de diffusion, affectent gravement la qualité de l'expérience utilisateur. Notamment, un intéressant passage sur les conséquences d'un développement non compatible avec l'ensemble des plates-formes utilisées par les internautes.

10 erreurs dans la conduite de vos projets web

Le genre d'article très "fiche cuisine" qui marche fort sur internet, et qui passe en revue 10 erreurs fréquemment rencontrées dans la conduite des projets internet. Basique, mais exact, aussi on peut le lire.

Temps de chargement réel et temps de chargement perçu

Jared Spool revient dans cet article sur la corrélation entre temps de chargement perçu par l'utilisateur et capacité du site à le satisfaire. J'ai un léger problème avec les conclusions de Jared Spool: pour avoir vu de nombreux utilisateurs en situation réelle zapper un site simplement parce que les pages se chargeaient trop lentement, je pense que la légèreté des pages reste un critère important de l'utilisabilité. Mais il est exact que cette légèreté ne doit pas être obtenue au détriment de l'essentiel, c'est à dire l'apport réel du site à l'utilisateur.

Mon conseil: ne chargez que le contenu quand c'est nécessaire, et adoptez des gabarits de page à chargement progressif. Aussi vous abaisserez sensiblement la sensation de gêne due au poids de vos contenus les plus lourds.

Comment ranger vos contenus dans des catégories pertinentes pour l'utilisateur

Le site australien InfoDesign propose un excellent article sur une technique simple et pas chère, le "Card Sorting" (triage de cartes ?), qui permet de classifier vos contenus dans des catégories qui parlent à l'utilisateur. Utile pour créer une architecture efficace de votre site. Infodesign propose d'ailleurs une brochette intéressante d'outils en libre service pour vous aider à batir des sites utilisables, et notamment un "kit" de création de "prototypes papier" de vos pages. (NB. Il y a aussi des outils payants que je ne me suis pas procuré)

Les temps changent, le Webmaster aussi

Cap Gémini (branche consulting USA) revient sur l'évolution du rôle du webmaster, qui n'est plus ce bricoleur de génie qui vous créait un site à partir de rien, mais qui devient un véritable Directeur Opérationnel du site, ensemblier capable de faire travailler moult professions pour permettre au site de remplir ses objectifs. Rejoint totalement les conclusions de veblog dès septembre 2000, mais cap gémini n'ose pas clairement en finir avec le terme parfois mal compris de webmaster. Ce qui est un détail somme toute peu important.

La convergence ? Quelle convergence ?

Certains croient que l'avenir est dans des consoles uniques combinant TV, ordinateur, téléphone, etc... permettant un accès via internet à une multitude de fonctionnalités jusqu'ici séparées. Cet article d'un consultant Indien ne croit guère à cette convergence là: les appareils spécialisés fourniront de bien meilleurs services à l'usager que des couteaux suisses qui à force de vouloir en faire trop, feront tout mal.

Je partage. Ce n'est pas parce que les données emprunteront à terme le même tuyau que leur exploitation devra nécessairement se faire par la même interface. Le problème se pose également pour l'internet mobile, ou les fabricants s'évertuent à "WAPiser" des téléphones : mais l'accès à internet mobile réclame des interfaces très différentes de celles de nos téléphones, et les appareils dédiés à ces usages seront nettement plus efficaces.

Mac OS X : Une interface utilisateur contestée

Quittons un instant le monde du Web. Si vous vous intéressez au petit monde de l'interface utilisateur, la sortie d'un système d'exploitation 100% nouveau par Apple ne vous laisse sûrement pas indifférent. Si celui ci amène des progrès spectaculaires en terme de fiabilité, qu'en est il de son interface ? Le site Interface Mafia, animé par des professionnels de l'interface logicielle, s'attaque à une des commandes les plus controversées de Mac OS X, le "Dock", et en propose un redesign. Plein de bon sens.

Référencement payant et qualité de l'expérience utilisateur

Elie Sloïm, d'e-qualité, se préocuppe de la tendance des grands moteurs de recherche à entrer dans une ère de référencement payant, et s'interroge sur les conséquences que cela aura sur la qualité de l'internet perçue par les internautes. Selon lui, et je ne peux qu'être d'accord, cette expérrience risque de se dégrader, car les sites payant pour être bien placés ne seront pas nécessairement les plus pertinents par rapport à une recherche donnée. Et de prêcher pour la mise en place d'une charte de qualité des moteurs de recherche, en se donnant les moyens de la faire respecter.

Mon avis (Lapidaire) : Les moteurs contraints de faire payer le référencement sont morts. Google (référencement gratuit, pertinence plus que correcte, plus annonces publicitaires clairement identifiées) va les éclipser totalement (sauf nouveau venu encore meilleur que google, mais ce sera difficile).

Des sites prêt à porter ou sur mesure ? controverse.

Selon Jakob Nielsen (on n'y échappe pas...) , les propriétaires de sites iront de plus en plus vers des sites "en kit", assemblage de briques préexistantes éprouvées et bon marché. Lui même a fait le choix de vendre ses rapports via une boutique "yahoo store", bien que, de son propre aveu, les Yahoo stores violent plusieurs de ses sacro-saints "guidelines" sur l'utilisabilité des sites d'e-commerce. Pourquoi le fait il alors ? Parce que, affirme-t-il, le surcroit d'énergie et d'argent dépensé à créer un site parfait n'est pas justifié, la solution yahoo étant "suffisamment" bonne, d'un coût faible et mise en place en une heure. Accessoirement, plus les boutiques en ligne seront basées sur des briques de base similaires, plus l'expérience utilisateur en sera simplifiée si ces briques sont facile à utiliser.

OK. Le raisonnement parait imparable, mais il y a quelque chose qui me gêne dans l'argument de Nielsen. Si le web est un canal de vente stratégique pour une entreprise, celle ci peut elle se permettre d'adopter une solution "paresseuse mais imparfaite" ? Joel Sposlky, gourou de l'ingéniérie logicielle, pense que pour tout ce qui relève des éléments stratégiques de l'activité, un développement spécifique, même s'il est plus onéreux, peut procurer à son auteur un avantage concurrentiel s'il amène un surcroît de qualité décisif.

Dans le cas du Nielsen Norman group, j'ai peine à croire que le canal de vente en ligne des rapports ne soit pas stratégique.

Or, en testant le processus d'achat de son rapport sur sa "yahoo boutique", je me suis aperçu que suite à une erreur de manip', j'aurais pu commander 2 rapports au lieu d'un sans m'en apercevoir, car l'ajout au panier peut dans certains cas se faire sans s'en apercevoir. (rassurez vous, je n'avais pas l'intention d'acheter, à plusieurs milliers de nos francs, non merci !). Donc:
1- les boutiques yahoo sont encore très perfectibles en terme d'utilisabilité.
2- Si le web est votre canal de vente privilégié, çà vaut peut être le coup d'acheter une prestation plus coûteuse mais de parvenir à un meilleur résultat.

Sorry Jakob, build your own shop...

(4/10/2001)
Une conséquence inattendue des attentats du World Trade Center

Computer World relate dans quelles circonstances la plupart des sites américains de News ont allégé en urgence leurs gabarits de page d'accueil pendant les événements tragiques du 11 septembre pour faire face à la plus haute pointe de trafic jamais observée sur leurs serveurs. Un certain nombre de ces sites envisagent de pérenniser ces gabarits légers, s'étant aperçus que cela améliorait la disponibilité du serveur et diminuait les besoins d'achat de bande passante... D'ou un commentaire désabusé de John Rhodes, éditeur de l'excellent webword.com:
"Saves bandwidth. Saves time. Saves money. It is a shame that it took a tragedy for these sites to learn this lesson. Hopefully the sites will stay slim".

Internet et la gestion des crises :

Alain Lefèbvre l'a écrit depuis longtemps : en situation de crise, le web deviendra le principal média d'information des personnes concernées comme des simples citoyens, la catastrophe du World Trade Center l'a suffisamment montré. Aussi tout organisme, et notamment tout organisme public ayant à gérer des crises devrait se doter d'un plan "info-crises" susceptible de mettre en oeuvre rapidement des contenus en ligne susceptible de rendre service aux différents publics au moment où ils en ont le plus besoin.

La catastrophe de Toulouse a montré que hélas, les pouvoirs publics s'en remettaient toujours aux bon vieux téléphone comme canal d'information privilégié dans ces circonstances, à en juger par l'affichage exclusif de numéros de téléphone pour les personnes concernées ou risquant de l'être, au journal télévisé. Inutile de dire qu'hélas, les lignes, prises d'assaut, étaient saturées.

Dans l'ensemble, les sites publics (état et collectivités) ont été très lents dans leur réaction, et pas toujours pertinents. Seul premier-ministre.gouv.fr (à ma connaissance) échappe quelque peu à cette critique générale. Faut il qu'un portail inter-administrations, dédié aux situations de crise, voie le jour ? Où intégrer ces exigences au cahier des charges d'un site existant (par exemple service-public ) ? La question est ouverte...

Un site de localisation géographique très réussi :

Mappy et Viamichelin devraient en prendre de la graine : le site allemand de repérage de plans de villes stadtplandienst se révèle extrêmement utilisable même pour un faible germanophone comme moi. La réussite tient au fait de pouvoir modifier la taille de la carte sans modification de l'échelle, ce qui permet de faire figurer un nombre croissant d'éléments de repérage pour se rendre en un point donné. Et la rapidité du serveur est excellente.

Un blog francophone consacré au design et à l'utilisabilité

Les canadiens d'idéactif proposent depuis début 2000 un excellent blog (site de brèves) francophone relatif à l'utilisabilité web. Gros scandale: je ne l'ai découvert qu'avant hier !! honte à moi.

Les rudiments du développement de l'architecture des informations de votre site

Webtechniques propose un excellent article de vulgarisation des différentes étapes à respecter pour définir l'architecture des informations de votre site, en vous plaçant à la fois de votre point de vue (business point of view) et de celui de vos clients (customers), et en privilégiant les décisions de design basées sur les besoins supposés de vos prospects ("bottom up design"). Un excellent complément à l'article sur les différents axes d'indexation des informations paru il y a un mois sur veblog.

Des interfaces qui s'adaptent à votre croissance

De nombreux sites ont été dessinés sans prendre en compte les nécessaires évolutions ultérieures de leurs contenus et de leurs fonctionalités: résultat, des designs difficiles à "faire grandir", à moins de recommencer intégralement le site, ce qui a un coût élevé.
Frontend rappelle
les principes de base nécessaires à l'élaboration d'interfaces "scalables", capables d'évoluer avec les besoins de vos utilisateurs.

Le web sous assurance qualité (part. 1)

E-qualité.com commence une série d'articles sur les critères de la qualité des sites web, afin d'ouvir la voie à la mise en oeuvre effective de véritables démarches du même nom (certifications ISO, Plan Assurance-Qualité, etc...). Le premier article tend à opérer une classification des différents critères aboutissant à un site de qualité. Elie Sloïm promet de futurs développements détaillant cette classification et donnant des pistes méthodologiques pour mettre en oeuvre une vraie politique de qualité web. A suivre donc.

Cà tombe bien : d'après une enquête récente (lien perdu, hélas), seules 17 % des entreprises se disent satisfaites de l'ensemble de leurs prestataires internet. Peut être que l'intrusion d'outils de management de la qualité dans les relations client-fournisseur pourrait améliorer la situation.

Un remarquable usage de Flash

Compaq utilise Flash pour effectuer une démo des possibilités de son pocket computer Ipaq. A voir (cliquer sur "view démo" sous l'image des deux machines). Flash est ici assurément le meilleur outil pour donner à l'utilisateur un aperçu des possibilités de la machine.

Flash usability, encore et encore...

C'est étonnant, mais le site military world s'intéresse à l'utilisabilité des interfaces en Flash. Article long par Merien Kunst, également éditeur de quintus.org, qui s'était en son temps penché sur l'utilisabilité de l'outil flash.

Le streaming : trop tôt

Après que la presse "spécialisée" (?) en ligne nous ait bassinés il y a quelques mois avec des interviews et des pseudo-enquêtes affirmant que la révolution du streaming vidéo (cad la diffusion vidéo en continu) était à nos portes, le journal du net "solutions" sort coup sur coup deux articles qui reviennent à plus de raison : Le premier relate la position du vice président EMEA de la société Keynote, spécialiste de la mesure de performances du réseau et des serveurs, qui estime que promouvoir le streaming aujourd'hui, c'est donner de faux espoirs aux éditeurs et aux investisseurs, le second provient des conclusions d'une étude Andersen estimant que les prévisions du