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(20/03/2002)
Après windows XP, Windows DB
?
Ce
pourrait être la nouvelle la plus
importante pour la micro informatique de ces
prochaines années: Microsoft serait en
train de refondre Windows pour le
débarasser de son antique gestionnaire de
fichiers "par répertoires" et le
remplacer par un gestionnaire de bases ded
onnées interne basé sur sa
technologie maison, SQL server. Au dire de cet
article de C-Net, le
Windows du futur serait organisé comme un
"Knowledge management"
personnel
,
ou collectif selon les versions.
L'idée
n'est pas originale, Be-Os était
basé sur un concept relativement
similaire. Mais qui connait BeOs? L'idée
que la prochaine version du système
d'exploitation le plus répandu au monde
réponde enfin le plus vieux reproche que
l'on puisse faire aux ordinateurs, à
savoir un stockage des informations qui rend
infernale leur recherche ultérieure,
annonce une véritable révolution
dans le traitement de l'information (rien que
çà).
Il
y a déjà 18 mois,
j'écrivais dans ce vieil article
("des
systèmes pour gérer l'overdose
d'information"
)
qu'il faudrait bien que les systèmes de
classement des données soient
intégrés aux systèmes
d'exploitation des machines. Sans
présumer de ce que préparent les
concurrents (Apple, et le monde Open Source avec
Linux), si Microsoft effectuait cette migration
et la réussissait en premier, il
passerait du statut de "dernier de la classe
technologique" à celui de "prix
d'excellence", et enterrerait sans doute bien
des espoirs chez ses concurrents. Puisse Apple
me donner tort.
Après
windows DB, Flash MX...
Autre
grosse évolution possible du web,
l'arrivée de sites réellement
interactifs avec des interfaces de plus en plus
"logicielles-like", se précise, avec
le
lancement de Flash
MX
.
J'ai assisté à une démo de
la bête, et le moins qu'on puisse dire,
c'est que çà décoiffe.
Macromedia
semble vouloir diminuer l'aspect gadget de Flash
et en faire une véritable boite à
outil pour le développemnt d'interfaces
avancées sur le web, permettant de
surmonter les limitations actuelles du couple
HTML/Navigateur.
Sans
trop s'emballer, car Flash reste une technologie
propriétaire, et continue superbement
d'ignorer les standards ouverts du web comme
SVG, gageons que flash pourrait sortir du ghetto
"gadget" dans lequel la médiocrité
générale des web agencies l'a
cantonné, et pourrait devenir un outil
clé pour créer de grandes
expériences utilisateurs sur le web, si
les véritables professionnels de
l'interface utilisateur "mordent".
Pétard
mouillé ou grande évolution ? Cela
dépendra de ce que les designers en
feront. Réponse dans deux
ans...
Site
du mois
Une
foultitude d'articles intéressants sur ce
nouveau site dédié à la
conception, aux usages du web, à
l'architecture de l'information, et j'en passe.
"Boxes
and arrows
"
promet beaucoup. Une sorte de veblog du riche
avec une dizaine d'articles chaque mois, en
quelque sorte...
Les
états doivent ils financer le haut
débit ?
David
Walker se penche sur les
cris d'orfraie que poussent les politiciens de
son pays
(l'Australie) parce que le "haut débit"
n'y perce pas. Et de fustiger tout
interventionnisme en la matière: les
acheteurs sont adultes, s'ils ne se
précipitent pas, c'est que la valeur
ajoutée de l'offre ne justifie pas son
prix, et tout dirigisme en la matière
doperait artificiellement le marché sans
que cela se traduise par une amélioration
de la qualité du service offert.
Ceci
dit, rappelons que la suède a choisi une
voie opposée (développement de
réseaux très haut débit
optical Ethernet par le biais de
sociétés d'économie mixte,
cf cet
article de Jean Michel
Billaut
),
avec pour résultat de disposer d'une
connectivité réseau hors pair sur
son territoire, ce qui est propre à
séduire bien des investisseurs (veblog.se
? faut voir...). Simplement, il ne s'agit pas
d'investissements nationaux à fonds
perdus, mais de participation des
collectivités locales aux capital de SEM
ayant l'obligation d'être rentables et
créant de la valeur.
Comme
elle le fut il y a fort longtemps en terme de
création routière, la puissance
publique peut être un catalyseur dans le
domaine de la création d'infrastructures
à forte valeur ajoutée, qui
à son tour suscitera la création
de services de tout premier ordre utilisant ces
réseaux et issus cette fois de
l'initiative privée. Mais pour
éviter un nouveau désastre avec
l'argent public, (plan calcul/crédit
lyonnais/GIAT/ Direction de la Construction
Navale/Charbonnages/ et des centaines d'autres),
son intervention doit faire la part belle
à l'initiative locale, et selon des
principes d'action coordonnés avec le
secteur privé, par exemple par le biais
de concessions de service public courtes et
aiséments transférables d'un
prestataire à un autre.
Surtout,
tout doit être fait pour qu'aucun
opérateur de service ne puisse avoir de
monopole sur le réseau physique support
de son activité, afin, justement, que la
concurrence entre opérateurs tende vers
un meilleur rapport qualité
prix.
Plus
d'information sur les progrès des
technologies haut débit sur
le site de la
Fing .
Citydesk,
une bonne façon de se lancer dans le Web
CM
David
Walker toujours vient de poster une
évaluation extrêmement positive de
CityDesk
,
un programme de Web Content Management bon
marché et déjà
évoqué dans ces colonnes. En
résumé:
"Beaucoup
plus simple à utiliser que des programmes
qui s'installent sur un serveur,
CD
permet, selon David Walker, à un enfant
de huit ans de poster des contenus sur un site
dont le squelette peut être bâti par
toute personne ayant déjà
créé une page
personnelle...
Bien
sûr, le parti pris d'ultra
simplicité a été pris au
détriment de certaines
fonctionnalités. Mais si un "small
business" se lance dans un site sous CD, puis se
rend compte que le programme ne peut suivre la
croissance de l'entreprise, le site est
stocké dans une base Access, facilement
récupérable. Aussi est-ce une
façon très bon marché de
découvrir ce qu'est le Web CM, quels
avantages et quelles contraintes s'y attachent,
et qui préserve l'avenir."
Je
ne suis pas loin de partager cette analyse. Mais
349$ pour une version complète, tout de
même.
L'utilisabilité
au centre du discours politique ?
Non,
ni Jacques Chirac ni Lionel Jospin n'ont brandi
un livre de jakob Nielsen en public. Mais le
maire de New York, Michael Bloomberg, a
adressé un
message aux nombreuses sociétés de
High Tech de sa
ville
,
en leur disant que pour surmonter le cap de
l'atonie économique actuelle, elles
devaient renforcer leur préoccupation de
simplifier la vie du client final. Bloomberg
sait de quoi il parle: Il a fondé la
chaine financière qui porte son nom et
bloomberg.com est un des sites financiers les
plus prisés. Et de citer un exemple ou
l'utilisabilité, la défense de
l'utilisateur final par le maire en personne ont
permis d'améliorer un des services que la
ville offrait à ses administrés.
Et
si le futur gouvernement se penchait sur
l'utilisabilité de l'administration (et
pas seulement de l'e-administration
)
pour le citoyen ? Un pari:
l'utilisabilité sera un des termes
à la mode dans les 5 ans en
matière de simplification
administrative.
Et
si les sociétés de software
étaient rendues responsables pour les
défauts de leurs produits ?
Les
sociétés éditrices de
logiciel continuent de sortir des cochonneries
atrocement boguées à tour de bras,
sans que leur responsabilité ne soit mise
en cause par les clients victimes de virus, de
piratage, de pertes de données...
Une
certaine pression
législative
semble s'opérer (outre atlantique) pour
que ce régime d'irresponsabilité,
inconnu des autres secteurs industriels, change.
Voila
une évolution législative qui
serait préférable à la
brevetabilité des logiciels, qui
surprotègerait les éditeurs sans
leur donner d'obligation supplémentaire
vis à vis des consommateurs. Quant
à savoir si cela se fera, qui vivra
verra.
Les
étapes à respecter pour mettre en
oeuvre un CMS
Pour
que la mise en oeuvre de votre système de
Content Management soit une réussite,
steptwo vous offre une
petite check list des étapes à
observer
.
Utile.
(04/03/2002)
Une veille technologique sur le web content
management
Le
marché des "solutions" de content
management vous semble illisible,
encombré de produits douteux ?
CMSWatch
assure une veille sur ces outils, et recense des
infrmations sur les principaux produits
disponibles. Utile.
Veillez
à la lisibilité de vos messages
d'erreur
C'est
un conseil de simple bon sens, mais combien de
sites se contentent de messages d'erreur du type
"champ non disponible", "erreur 403"?...
L'article
suivant
traite essentiellement du message d'erreur
logiciel, mais ses conseils sont aisément
transférables au web.
Comment
choisir vos fournisseurs de haute
technologie
Un
article qui, apparamment, enfonce des portes
ouvertes sur la façon de bien
sélectionner fournisseurs et prestataires
en
informatiques
.
"réfléchir à ses besoins",
"raisonner en Coût global de possession et
non en terme d'acquisition...". Cela parait
évident, non ? Pourtant, quand on voit
comment de nombreux projets informatiques sont
conduits, on se dit que quelques rappels ne sont
pas inutiles.
Bon
vieux HTML ou CSS ?
Désolé
pour les autres, mais ceci est une querelle de
designer. Langage ésotérique de
rigueur.
Une
polémique est active sur le net: faut il
redessiner votre site en utilisant les feuilles
de style CSS ? Tout designer vous dira que oui,
mais Steven Garrity, créatif d'une web
agency US, vous répondra que
le
"bon vieux" HTML a encore de bons arguments
à faire
valoir
,
notamment en matière d'usage de tableaux
HTML contre les calques CSS mal
interprétés par une partie des
navigateurs du parc actuel.
De
toute façon, c'est un débat
inutile au fur et à mesure que les
systèmes de Content management s'emparent
des sites: modifier un gabarit de page de HTML
3, ou 4 sans calque, vers un XHTML totalement
"feuille de stylisé" prendra environ 2
heures de travail à tout designer correct
au moment ou il décidera de la faire,
c'est à dire quand le parc de navigateurs
en exercice interprètera correctement le
standard CSS du W3C.
J'arrête
le langage codé, maintenant.
Etes
vous menacé "d'information overload"
?
...
Autrement dit risquez vous la surcharge
d'information ? Moi oui, et sans doute bien
d'autre. Gerry McGovern explique dans cet
article comment
nait le sentiment d'être perdu au milieu
d'un flot
d'informations
non maîtrisé, et pourquoi les
systèmes de Knowledge Management doivent
progresser dans le traitement qualitatif de
l'information.
Les
liens profonds sont bons pour votre
business
Cela
parait incroyable, mais il y a encore des
managers (?) qui exigent que les liens vers
leurs sites soient uniquement orientés
vers la page d'accueil ! il y en a même
qui seraient prêts à entamer un
procès pour "lien profonds" ! on croit
rêver. Ces gens là n'ont rien
compris au web, et Jakob Nielsen nous rapelle
ici l'intérêt
qu'il y a de faciliter l'établissement de
liens profonds vers votre
site
.
L'utilisabilité,
c'est bon pour votre business
Cet
article
résume, à travers plusieurs cas
réels, les démarches entreprises
pour améliorer des sites, à base
de tests utilisateurs, et les retours sur
investissement qui peuvent en être
attendus. Basique, mais ces rappels sont
toujours bons à prendre. Vous pouvez en
profiter pour relire ce vieil article de veblog
sur les
bénéfices escomptables de
l'utilisabilité
.
(18/02/2002)
Le filtrage des clients à l'intérieur
des sites web ?
Une
étude de UIE (Jared Spool) montre que les
problèmes d'utilisation posés par
les sites d'e-commerce à leurs clients
conduisent à un
abandon progressif de l'acte d'achat au cours de
la navigation
.
Dans cette recherche, avaient été
regroupés des internautes ayant une
intention ferme d'acheter, et une participation
à leur panier était garantie. Dans
ces conditions, tous auraient du mener leur
achat à terme, non ?
Et
bien non. Seuls 45% des utilisateurs
complètent l'acte d'achat, et comme nous
sommes aux USA, près d'un quart des
produits est retourné aux vendeurs, car
ne correspondant pas à la promesse du
site... Ce sont donc seulement 33% des testeurs
qui mènent un achat à leur terme.
Preuve que le web commercial est encore
très immature.
A
noter qu'une étude menée en France
selon un protocole similaire par la
société Axance avait abouti
à un
taux de passage à l'acte de
21%
(à
comparer à 45%, le taux de retour n'ayant
pas été suivi). Deux explications
conjointes à cette moindre performance
des sites français: un niveau global
d'utilisabilité bien moindre, et une
défiance plus importante des
consommateurs français à livrer
leur numéro de carte à des
commerçants virtuels.
Un
nouveau venu dans le conseil en
utilisabilité web
Un
nouveau site de consultant en
utilisabilité web s'ouvre en Angleterre,
Ergonomica.co.uk
.
J'en parle parce que le site recèle une
rubrique "étude de cas", qui, si elle
s'étoffe, promet. Au menu de
février, deux études très
bien faites l'une sur l'utilisabilité
du site d'une compagnie
ferroviaire
du pays de sa grâcieuse majesté,
l'autre
relative au site
via-michelin
.
Ces études non seulement diagnostiquent
les problèmes des pages, mais en plus
proposent des maquettes présentant les
solutions qui pourraient être mises en
oeuvre. Très instructif.
Ajoutons
que ce site présente selon moi un
excellent exemple de conciliation entre une
certaine qualité visuelle et le
nécessaire respect des fondamentaux de
l'utilisabilité, y compris des temps de
chargement faibles. "Pourvu que çà
dure".
Flash
comme outil de développement
Les
responsables de Macromédia le confirment:
Ils souhaitent que les futures versions de leur
produit phare intègrent de
véritables possibilités de
développement d'interfaces utilisateur
évoluées
pour des web-applications. Il y a 7 mois, dans
l'article "Flash,
bientôt la
maturité"
,
j'envisageais déjà (avec Elie
Sloïm, l'éditeur d'e-qualite.com)
que cette évolution se produise.
Une
fois de plus, le principal champ d'excellence
d'une technologie ne sera peut être pas
celui qui avait été
envisagé au départ, et dans le cas
de Flash, tant mieux.
Qu'est-ce
qu'un architecte de l'information peut faire pour
vous ?
Vous
vous demandez si une prestation de conseil en
architecture de l'information peut vous aider
à faire progresser votre présence
en ligne ? Christina Wodtke vous délivre
ici une
liste des délivrables qui peuvent
être issus de telles
missions
:
modèles conceptuels, schémas
d'organisation de contenus, scénarios
d'usage, plans de sites, etc... Pour ne pas
décider sans savoir.
Les
bénéfices d'un Knowledge Management
pour vos centres d'appels
En
associant habilement vos centres d'appels
à des bases de données de gestion
documentaire des connaissances (ou Knowledge
Management), vous pouvez augmenter
considérablement non seulement
l'efficacité de vos centres d'appels, et
donc la satisfaction de ceux qui vous appellent,
mais aussi obtenir un feedback inestimable de
vos clients. Cet
article
australien
vous aide à structurer une
réflexion autour de la mise en place d'un
tel outil.
Le
haut débit ne change pas les usages de
l'internet
Les
DotComs qui avaient cru pouvoir fonder leur
développement sur les nouveaux usages du
haut débit en multiplient les faillites
(Excite@home, Global Crossing, et... Enron). En
effet, les applications les plus populaires
parmi les abonnés (dont le nombre
augmente moins vite que les prévisions
des années précédentes)
restent le web textuel, l'e-mail, le chat...
David
Walker compile de nombreuses données dans
cet article
,
pour parvenir à cette conclusion. Et de
prédire que la prospérité
pour les opérateurs du haut débit,
n'arrivera que dans la seconde moitié de
la décade. Bon courage aux
actionnaires.
Le
web Belge : peut mieux faire
Un
cabinet Belge nommé AGConsult a
réalisé une étude
systématique sur l'utilisabilité
d'un grand nombre de sites d'outre
Quiévrain. Un
résumé de ces
travaux
(payants) est disponible, et montre que les
difficultés qui attendent l'internaute
Belge sont nombreuses. Ne sourions pas trop
vite, une telle étude sur l'internet
Français donnerait sans doute les
mêmes résultats.
Une
étude sur le succès
d'e-bay
Encore
une étude sur la success story
numéro un du
net
? Oui, mais celle ci est vraiment
intéressante. Elle insiste notamment sur
la façon dont e-bay a su construire de
véritables relations de type social au
sein de la communauté de ses
utilisateurs, et comment la
société a su devenir un
opérateur commercial pour de grandes
sociétés, et pas uniquement pour
des particuliers. Vers le marché global
universel ?
Surestime-t-on
l'importance de la localisation ?
Le
cabinet britannique System Concept publie une
étude tendant à montrer que
le
débat "localisation contre simple
traduction" est
secondaire
dans le succès d'une version
internationale d'un site, et que donc la
traduction, moins coûteuse, est suffisante
pour développer un site multilingue.
Mais
l'étude ne portait que sur un seul site,
dont deux versions (une "traduite", une
"localisée") ont été
comparées et où les deux versions
ont obtenu des résultats identiques en
terme d'utilisabilité. Aussi, pour que la
conclusion soit validée, faudrait-il que
des expérimentations similaires soient
menées sur un échantillon de site
plus vaste.
(04/02/2002)
Une etude sur la banque et l'assurance en
ligne
Le
site Interaction Architect, qui s'était
mis en sommeil pendant quelque temps, nous
revient avec une
très intéressante étude sur
le présent et l'avenir des services
bancaires en
ligne
.
Le lien est une page normale en anglais (et
légère), mais vous aurez à
télécharger un document PDF en
français qui se révèle
être un article de presse écrite
médiocrement scanné. Dommage, car
le contenu vaut la peine d'être lu. Parmi
les éléments intéressants,
citons la nécessité pour les
banques de se servir des possibilités du
Net pour offrir des services qui simplifient
réellement la relation de l'usager
à sa banque, et surtout cette
re-découverte qui étonne à
chaque fois: la confiance de l'utilisateur dans
un site bancaire semble plus provenir de la
"fluidité" du site et de la sensation
"d'avoir le contrôle" de son surf par
l'usager, que de l'affichage de labels de
sécurité en tout genre. Une bonne
utilisabilité génère de la
confiance, qui est essentielle pour créer
du business.
Le
respect des standards et autres conventions de
fait
De
plus en plus, les sites qui réussissent
obéissent à des conventions de
plus en plus établies, que les designers
devront prendre en compte pour concevoir les
sites internet. Ce
constat, pas tout à fait nouveau, est
fait par l'australien David
Walker
,
basant sa réflexion sur plusieurs travaux
dont l'un
(université de
Wichita)
déjà évoqué dans ces
brèves. A force de surfer, l'utilisateur
s'attend à trouver certains
"éléments standardisés" sur
un site, et s'il ne les trouve pas, son
expérience risque de s'en trouver
détériorée.
Les
bases du web design
D.Walker
cite également ce petit site qui va
devenir rrapidement un indispensable: un
spécialiste néerlandais de
l'utilisabilité recense un
catalogue des différents
éléments "standardisés" de
web design
que l'on peut trouver sur un site, les cadres
d'emploi, les précautions d'usage s'il y
a lieu. Même si sur un ou deux points de
détail, je n'adhère pas
totalement, l'ensemble est très bien
fait, et mérite bien une petite place
dans la
page de liens...
Shorewalker
encore : la désillusion du
"chat"
Et
puisqu'il est redevenu très prolifique,
citons encore mon chroniqueur australien
préféré (cela nous change
de Nielsen, non ?) qui évoque
l'échec
du Chat comme outil de relation d'un site avec
la
clientèle
,
alors qu'il y a encore deux ans, cela
était considéré comme la
panacée.
Selon
lui, la raison est que le chat avec un SAV ou
une hotline est trop impersonnel: le visiteur
veut être en relation avec une personne
plus ou moins identifiée, et le chat ne
lui donne pas raison. Je propose une seconde
explication complémentaire : pour 75 %
des individus normaux, chatter plus de 15
minutes est pénible, fatigant, et somme
toute beaucoup moins efficace qu'un coup de
téléphone. Le chat ne convient
qu'aux situations ou le coût de
communication (distance, durée) serait
rédhibitoire, ou lorsqu'un certain
degré d'anonymat est requis (ah, la
drague sur le net...)
L'éducation,
la culture et le sexe changent ils le rapport
à l'utilisabilité du web
?
L'on
ne réagit pas tous de la même
façon face à un site inutilisable.
Alors que l'utilisateur US a tendance à
zapper très vite, l'homme asiatique sera
plus enclin à "gagner son duel" à
tout prix face à un site
récalcitrant, alors que les femmes du
grand continent seront plus sensibles au rapport
temps/efficacité de leur surf. C'est ce
que nous apprend cet
article sur un site de consultant en
usabilité de
hong-Kong
.
Sur
ce même site, on constate que
les
patrons asiatiques font souvent les mêmes
erreurs
que les européens ou les
américains au moment de choisir le design
de leur site: une forte tendance à
privilégier les designs "frime" que ceux
centrés sur l'utilisateur, d'où
une expérience globale médiocre
sur le net asiatique.
Râleurs
contre MacOSX
Jeff
Raskin a-t-il une dent contre son ex employeur ?
Il reproche à Apple de ne
pas avoir su faire évoluer suffisamment
l'interface graphique depuis
1984
,
alors que les connaissances théoriques
sur le sujet ont progressé. Et de plaider
pour une nouvelle génération
d'interfaces qui améliorerait
réellement la relation des utilisateurs
à leur ordinaateur. Selon lui, mac OSX
est trop conservateur, et ne consitue qu'un
rhabillage (?) de concepts déjà
anciens.
Peut
être. Mais il ne faut pas oublier que
l'interface utilisateur n'est qu'un
élément de l'expérience
utilisateur. MacOSX constitue un progrès
incontestable dans les domaines suivants: plus
de plantages (quasiment), la possibilité
de faire courrir plusieurs applications
simultanément sans perte de performance
grave, et des fenêtres de dialogue qui
n'interrompent pas les tâches en cours.
Ajoutons qu'Apple jouait très gros (et le
jeu est en cours, ce qui signifie que la partie
n'est pas encore gagnée) en modifiant de
façon aussi radicale son système
d'exploitation pour lui donner des fondations
informaticiennes modernes : le constructeur
califormien allait il en plus prendre le risque
de changer les habitudes d'usage des clients
fidèles de la marque ? C'eut
été du sabordage, la conversion
à Os X devenant alors trop complexe
à manager.
Allez
M. Raskin, maintenant que lesystème
d'exploitation d'Apple est fondé sur une
base technique solide (Unix), gageons que nous
verrons des innovations graduelles dans les
éléments de l'interface dès
Mac Os XI...
Malkovich
Cà
n'a rien à voir avec
l'utilisabilité, ou autres sujets
sérieux habituellement traités
ici. Non, ce lien sert à montrer qu'il y
a encore des gens capables de programmer des
sites qui ne servent rigoureusement à
rien, mais qui font bien plaisir quand
même... Cà m'a beaucoup fait rire
en tout cas.
Voyez
le
résultat sur
veblog,
et pour le tester sur d'autres sites, avec un
autre nom que malkovich, cliquez
ici
.
Je vous jure, çà fait beaucoup
rire pendant trois minutes au moins , ce qui de
nos jours, est si rare.
Et
c'est reparti comme en 2001
Début
2002 en forme pour veblog, avec 6000 visiteurs
en janvier et 20.900 pages vues (nouveaux
records), plus de 560 abonnés à la
ML (soit 120 de plus en un mois, le double de la
croissance habituelle), et plus
de 1400 liens recensés par
google
vers veblog, contre encore 690 le mois dernier.
Merci à tous !
(21/01/2002)
Le design graphique doit être au service de
l'architecture de l'information
Et
non l'inverse, dixit Gerry Mac Govern,
consultant en... Architecture de l'information.
Bien qu'on puisse le soupçonner de parti
pris, son argumentaire (qui rejoint le mien, cf.
ce vieil article, "Web
design, l'ingéniérie passe avant
l'art")
est parfaitement pertinent : le web est un
médium où l'usager est en
situation "active", le texte est
l'élément structurant du web (voir
aussi : "pourquoi
le texte restera prévalent sur
internet"),
et quelques
autres points forts que je vous invite à
lire
. Et de noter, lui aussi, que toutes les success
stories du web ont adopté ce principe de
primauté à la qualité de
l'architecture de l'information.
Quand
le tout numérique mène au supplice du
consommateur...
L'arrivée
du "tout numérique" à la maison
(TV, vidéo, son, ordinateur, photo, film)
a amené avec elle l'explosion du nombre
de standards de formats de fichier, de
connectiques, de logiciels tous incompatibles.
Résultat, pour performante qu'elle soit,
l'électronique
de salon est devenue aujourd'hui une source de
maux de têtes pour bien des
utilisateurs
. De plus, les constructeurs semblent beaucoup
plus occupés à rajouter des
fonctionnalités inutiles mais qui font
vendre, qu'à améliorer
l'utilisabilité de la chaine
numérique qui relie leurs
produits.
Pas
optimiste, le Los Angeles Times... Mais rejoint
pleinement ce
constat désabusé de Don Norman sur
l'inutilisabilité du "home
theater"
, et quelques autres articles du même
tonneau dont j'ai hélas omis de conserver
les liens.
...
Et quand le design ne tient pas compte du
consommateur, le produit peut être un
échec
Mais
hélas pas toujours: le consommateur
s'aperçoit qu'il a acheté une
ignominie APRES avoir signé son
chèque. Mais je m'égare. Cet
article recense quelques unes des raisons pour
lesquelles certains
produits de haute technologie se
révèlent inutilisables en
condition
réelles
,
car dessinés par des équipes ou
les spécialistes des comportements
humains sont sous représentés,
où les ingénieurs transforment
leurs fantasmes en dérivés
technologiques, et ou le marketing incite
à bourrer les produits de fonctions dont
personne n'a de réel besoin, mais qui
font de superbes arguments de vente...
Egalement
en cause, les progrès de l'informatique,
qui ont réduit le cycle de conception des
produits dans des conditions drastiques,
permettant d'alimenter la cource aux fonctions
nouvelles à moindre
coût.
L'avenir
des micropaiements
Frontend
se penche à son tour sur l'avenir des
micropaiements sur le web. Et d'en
déduire - n'y aurait il pas du Normand
chez l'Irlandais ? - que les
micropaiements seront un des modèles
valides de survie des sites de
contenus
,
mais que les autres modèles
(publicitaire, par souscription, ou comme
support d'une activité de service )
trouveront également leur place.
Cà parait bête, dit comme
çà, mais l'article est un peu
mieux étayé...
Voyage
en Suède, suite
Il
y a trois semaine, je vous parlait de l'avance
prise par les suédois en matière
de haut débit, suite à un voyage
de JM Billaut, patron de l'atelier de veille
technologique de BNP-Paribas. Ledit atelier a
justement mis en ligne un
document pdf
(pas trop lourd à charger, perdu le poids
exact) sur ce même voyage plus complet et
mieux structuré que le compte rendu
"à chaud" que j'avais pointé la
semaine dernière.
L'utilisabilité
des plans de site
Bien
que cet article ait déjà
été relayé par tous les
blogs de la planète, je vous signale, des
fois que vous ne l'ayez pas encore lue, la
dernière colonne de Jakob Nielsen sur
l'utilisabilité
des plans de
site
.
Basique, mais de bon sens.
Evaluer
les solutions de content Management
Ce
site australien propose une
liste d'étapes pour évaluer la
qualité d'un système de web
content
management
.
Synthétique et opérationnel, un
article comme je les aime. Le reste
du site est intéressant
aussi
,
à surveiller pour la
page de liens de
veblog.
Veblog
+ Citydesk Bientôt ?
Et
puisqu'on parle de Web Content Management,
j'envisage de plus en plus de passer Veblog sous
un
système de CMS appelé
CityDesk
,
et édité par la
société du remarquable
Joel
Spolsky
.
Pour avoir testé, voire même
Bêta testé le produit pendant une
vingaine d'heures au bas mot (peut être
cinquante, pas compté...), je peux dire
qu'on se rapproche vraiment du Web Content
Management pour (presque) tous. Il faut
connaître le HTML tout de même, mais
c'est tout.
Bon,
il s'agit d'une version 1.0, elle a encore
quelques défauts, mais franchement, ce
logiciel, dont le premier abord m'avait
désorienté, me séduit de
plus en plus.
Si
vous voulez goûter aux joies du CMS pour
un prix raisonnable (349$ tout de même,
mais that's worth your money, guys !), CityDesk
est une bonne alternative. Sur le site, la
documentation du produit, intégralement
en ligne, permet de se faire une idée de
ses possibilités. Et il y a une version
de démonstration gratuite.
On
me répondra que SPIP
est gratuit et en français, mais sur les
machines de mon hébergeur (Online.fr),
les scripts PHP générés par
SPIP sont d'une lenteur
désespérante. Et l'internaute
déteste les sites lents.
La
seule chose qui me retienne encore, c'est la
reprise du veblog existant, qui est un boulot
pénible. Si je franchis le pas, je vous
promets de tout vous raconter par le menu. A ce
moment là, il y aura sans doute une
interruption d'un mois dans les publications. Je
vais viser avril, je pense, mais les abonnés
à la
liste de diffusion
seront prévenus avant.
(02/01/2002)
Accessibilité du web aux non et mal
voyants
A
l'occasion de la parution d'une étude
relative à l'accessibilité des
sites administratifs aux personnes non voyantes,
l'ATICA (ex MTIC, agence pour l'introduction des
TIC dans l'administration), met en ligne une
page de compilation
des principales ressources francophones pour
créer des sites
accessibles.
Très bon travail.
Nouveau
concept à développer : des "zones de
confiance" sur le web
Elie
Sloïm, d'e-qualité, pense que le
problème de la confiance insuffisante du
public envers le web doit être
traité de façon globale et non
uniquement en truffant chaque site de signes de
qualité (labels, etc...). Et il propose
la
mise en oeuvre de "zones de
confiance"
dans laquelle tous les sites adhérents se
soumettraient à un cahier des charges de
sécurité et de respect du
consommateur draconien, sous contrôle
indépendant.
Bien
que la mise en oeuvre de telles zones ne soit
pas simple et soulève pas mal de
"questions subsidiaires", l'idée
mérite d'être promue auprès
des instances qui définissent l'avenir du
web.
La
confiance des consommateurs : apportez la bonne
info
Cet
article présente Le
corps minimal d'information qu'il faut donner au
consommateur
pour espérer obtenir sa confiance en vue
d'un passage à l'acte d'achat en ligne: 7
éléments sont nécessaires
(mais pas suffisants), depuis un descriptif
détaillé des produits à un
support client clair, en passant par une
information complète sur les prix. Cela
parait évident quand on le lit, mais
combien de sites respectent réellement
ces recommandations ?
Le
design d'interfaces, I : une technique
difficile
Ce
court éditorial du New York Times
rappelle que le design d'une interface
utilisateur, qu'elle soit web ou autre,
est
un art difficile et ne peut prêter le
flanc à
l'improvisation
(désolé,
le lien semble ne plus marcher, ou du moins
nécessite une préinscription, 10
jours plus tard. Damned
!),
surtout si l'interface doit combiner un nombre
croissant de fonctions, ce qui est le cas de
nombreux sites web. Il paraît urgent
d'exiger de tout web designer qu'il justifie
d'une formation au design technique d'interface
utilisateur, et non uniquement au design
artistique. Hélas, les formations dans ce
domaine en France sont rares, par rapport au
nombre de personnes exerçant la fonction
de designer.
Le
retard Français n'est pas là ou on le
croit
Non,
le problème Français n'est pas
dans le taux de connection des particuliers
à l'internet. Il est dans le retard que
prend la france dans la construction de
réseaux à "vraiment haut"
débit. L'atelier BNP-Paribas a
effectué un
voyage d'études en Suède (les
veinards) dont ils sont revenus
"choqués",
par le dynamisme et l'intelligence des choix
effectués par ce pays en matière
de construction d'infrastructures à haut
débit.
Sous
un ton apparamment badin et gouailleur, JM
Billaut pose les bonnes questions : si demain La
France propose une couverture médiocre de
technologies haut débit "perfectibles"
(l'adsl est un compromis technique assez
médiocre et ne peut en aucun cas
mériter l'appellation "haut
débit", tout juste "débit moyen")
pendant que d'autres régions ou nations
équipent leur territoire en technologies
Optical Ethernet, y compris jusque chez
l'utilisateur final, ou iront s'installer les
entreprises, sachant que l'échange de
données via le réseau sera un
critère de choix de plus en plus crucial
pour un grand nombre d'entre elles ?
Quelques
explications techniques s'imposent. Il y a deux
façons d'envisager l'internet Haut
débit :
1)
Les données sur le "vieux"
réseau voix : faire passer les
données (protocole de transmission
ethernet) sur un réseau initialement
conçu pour la voix chez l'utilisateur
final. Cela nécessite des
équipements couteux et complexes
(centraux, convertisseurs, etc...) pour
transformer le flux de données en
informations interprétables par un
appareil branché sur réseau
téléphonique. Ces technologies aux
noms ésothériques (ATM, Sonnet,
etc...) ont été conçues
pour l'industrie des télécom et
sont à la base de l'ADSL . Débit
actuel : 512 kbps chez l'usager. Escomptable :
2/3Mbps a terme. Coût de création
du réseau pour l'opérateur :
70$/usager/mbps jusqu'au pas de
porte.
2)
Les données sur un réseau full
ethernet : Faire passer les données
sur un réseau tout éthernet,
essentiellement à base de fibre optique,
et raccorder sur ce réseau les flux de
voix (dans un second temps, après tout le
réseau voix existe
déjà...), et ce jusqu'à
l'utilisateur final. Plus de renseignements
techniques sur le site d'atrica
,
fournisseur de technologies "optical ethernet"
(il y en a d'autres).
Débits escomptables: 10 Mbps ne sont pas
rares dans l'expérience suédoise,
et surtout il n'y a pas de limite
supérieure théorique, le
coût de la connectique 100mbps (100baseT
pour les intimes) voire 1Gbps (Gigabit ethernet)
étant en chute libre. Quant aux
débits supportés par les Backbones
du réseau suédois, je vous laisse
lire le
compte rendu de M.
Billaut,
vous ne me croiriez pas...
Petit détail, le coût de
construction du réseau est estimé
à 4 à 6 $ par Mbps par usager
jusqu'au pas de porte, et celui ci peut moduler
son débit disponible à la demande.
Seule contrainte, un investissement d'environ
1000-1500F pour amener le flux ethernet du pas
de porte à l'appartement.
Bref,
l'ADSL, c'est cher et déjà
dépassé. Pourquoi dans ces
conditions France Télécom fait la
promotion de l'ADSL ? Parce qu'elle a tant
investi sur cette technologie déjà
en cours d'obsolescence que revenir en
arrière lui parait difficile. "telcos are
very conservative", dirait Jakob Nielsen. Il
paraît urgent de promouvoir une vraie
politique de constructions de réseaux
"100% ethernet" alternatifs publics ou
privés, et de cesser de
surprotéger le dinosaure qu'est France
Télécom, afin de préserver
la compétitivité
nationale.
Paypal
et la lutte contre la fraude
Pour
ceux que le système de transfert d'argent
en ligne Paypal, déjà
évoqué dans ces colonnes,
intéresse, vous trouverez
dans
cet article
comment ce service réussit à
obtenir un des taux de fraude parmi les plus bas
sur les paiements en ligne. Article un peu
technique tout de même.
L'histoire
est un éternel recommencement
La
bulle financière de l'internet,
l'e-krach, les fantasmes initiaux, le retour
à une vision managériale du net...
Tout ceci n'est pas nouveau. Les mêmes
phénomènes se sont produits vers
le milieu du 19ème siècle en
Grande Bretagne, lors de l'éclosion du
chemin de fer. C'est l'excellent David Walker,
pour le coup transformé en historien,
qui
nous remémore ces
péripéties
.
Comme
quoi l'être humain ne retient aucune
leçon de son histoire...
Le
"Best Of" de CHI-Web
La
liste de diffusion Chi-Web (CHI: Computer Human
Interaction, prononcer Kaï ) est un
rendez vous incontournable des professionnels et
des "fondus" d'interfaces web. Malheureusement,
les archives de la liste deviennent de plus en
plus lourdes avec le temps. Le site UIWeb
propose une
compilation des meilleurs séquences de
discussion de la
liste
.
une bonne idée.
Yahoo
file un mauvais coton ?
C'est
du moins ce que laisse croire cet
entrefilet de Joel
Spolky
,
qui constate qu'un programmeur un peu
fainéant a bâclé la
démo des "yahoo shops" en
dégradant l'expérience utilisateur
qui y est associée. La raison ? Un
avertissement aux visiteurs : "surtout
n'utilisez pas le bouton 'back' et ne
redimensionnez pas la fenêtre pendant
votre visite, ou vous quitteriez la
démo"... Mais comme de nombreux
utilisateurs ne lisent pas le mode d'emploi...
Le même avertissement précise que
10% des utilisateurs ne suivent pas cette
instruction et quittent la démo.
L'avertissement est rédigé pour
culpabiliser l'utilisateur qui ne suivrait pas
les instructions.
Si
même yahoo se met à mépriser
ses utilisateurs, où va-t-on ? Rappel:
Comme l'utilisateur a l'habitude d'utiliser le
bouton 'back' ou de redimensionner ses
fenêtres, tout programmeur doit tenir
compte de ce comportement, même si cela
lui coûte quelques lignes de code
supplémentaires.
Copiez
ce qui marche, et méfiez vous des
innovations
Sur
le forum de JoelOnSoftware, ce
message très
intéressant
:
L'auteur, éditeur d'une petite boutique
d'e-commerce, nous raconte comment il a tout
d'abord utilisé un panier d'achat
identique à celui d'amazon, sans
problème. Puis il a voulu
"améliorer" le panier avec plein de
bonnes intentions: support du glisser
déposer, création d'un panier
avancé... Et bien, il a reçu des
e-mails coléreux des utilisateurs qui ne
savaient plus faire fonctionner le nouveau
panier, sans parler des résultats en
baisse. Dès qu'il a remis en service le
panier "modèle amazon", tout est
rentré dans l'ordre.
Le
panier Amazon marche, il est connu pour
créer très peu de problèmes
d'utilisabilité: copiez le, et n'essayez
pas de le changer... Sauf si...
...Si
quoi ? Est-ce à dire que toute innovation
est bannie dans le domaine du web design ? Non,
mais vous devez tester vos innovations sur de
vrais utilisateurs, et ne les adopter que si
elles apportent un progrès tangible en
terme d'utilisabilité. Et n'oubliez pas
que le site sur lequel l'utilisateur passe le
plus de temps, c'est "tous les autres" : cela
pousse l'utilisateur à se sentir à
l'aise avec les designs communs à de
nombreux sites et à se trouver en
difficulté devant les innovations propres
à un site en particulier.
archives
des brèves: 2001
semestre 2
- 2001
semestre 1 -
année
2000
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