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Archives des brèves
coups de projecteurs sur des sites relatifs à l'expérience-utilisateur. certains liens externes peuvent avoir changé.

2002- (également : 2001 semestre 2 - 2001 semestre 1 - 2000)

(13/10/2002)
Temps de chargement et abandon de pages

Un grand site public a placé des marqueurs statistiques en haut et en bas de ses pages web pour vérifier l'influence du poids des pages sur le taux d'abandon de leur chargement par le public. Résultats: 30 à 40% d'abandon en cours de route pour les pages les plus longues.

Si une web agency vous dit que le poids des pages n'est plus un critère important d'amélioration de l'expérience utilisateur, virez-la ! même si par ailleurs, la relation de l'usager au poids des pages est un peu plus complexe, voir ce précédent article de veblog .

Une mise à jour attendue

Non, je ne parle pas de la mise à jour de veblog (encore que...), mais de celle, ô combien plus substancielle, du "web style guide" de Patrick Lynch et Sarah Horton, qui nous arrive dans une seconde édition. Je n'ai pas eu le temps de le lire à cette heure, mais puisque le contenu de cet ouvrage est disponible gratuitement , n'hésitez pas à y aller.

Notez que certaines animations sont au format SVG, ce qui requiert le plug-in "adobe live motion" pour fonctionner. Les auteurs ont préféré SVG à Flash parce que SVG est un standard ouvert. Il n'y a pas de choix parfait...

Les temps sont durs pour les éditeurs de contenu

Face à la chute des revenus publicitaires sur le Net, certains éditeurs de contenu gratuit ont voulu adopter un modèle payant par abonnements ("from free to fee"). Or, pas un d'entre eux n'a réussi à convertir plus de 1,25% de ses visiteurs à leur version payante. Cet article passe en revue plusieurs sites qui ont tenté l'expérience . Les temps sont très durs...

Comme je l'écrivais il y a... Un certain temps, je pense que les internautes n'accepteront pas massivement de payer en ligne pour de simples contenus. En revanche, des clientèles plus ciblées seront prêtes à payer plus cher pour des services à haute valeur ajoutéeautour du contenu.

Commerce électronique en France : des progrès

D'après cette enquête de Taylor Nelson Sofres , le commerce électronique en France progresse, avec 19% d'internautes ayant effectué au moins un achat en ligne. Mais cette proportion reste inférieure à celle de plusierus autres grands pays, USA en tête, et les nombreux chiffres de l'étude montrent que les nouveaux arrivants sont plus difficiles à convaincre que leurs "aînés".

Voir Pau et mourir...

Pau est en train de mettre en place un réseau permettant aux habitants un accès à Internet rapide et des débits de 100 Mégabits/seconde pour moins de 30 euros par mois . Utilisant une ossature en fibre optique et des protocoles de transmission "tout ethernet" (100% numérique, sans technologies intermédiaires déjà osolètes de ype ADSL...), ce réseau devrait permettre aux habitants et surtout aux entreprises de Pau d'accéder à toute une batterie de services impensables jusqu'alors dès mars 2003. Il semblerait qu'à la suite de cette annonce, Microsoft ait décidé d'implanter là bas une division importante tournée vers le multimédia.

On est encore loin du volontarisme suédois , mais au moins, localement, les choses bougent... Bravo Pau, et espérons que d'autres suivent vite. Au risque de me répéter, la disponibilité d'infrastructures très haut débit sera un critère majeur pour les entreprises pour déterminer leurs implantations dans un futur très proche. Malheur à ceux qui rateront le train.

(nb. plus d'infos sur le projet palois sur le site pau-broadband project , à l'utilisabilité déplorable hélas)

KISS : "Keep it simple, stupid !" - Eloge de la simplicité

Peter paul Koch, développeur freelance, explique ici pourquoi un design de site "simple" n'équivaut pas à un design "ennuyeux" , bien au contraire. un design simple permet souvent une bien meilleure mise en valeur des contenus du site. Du déjà lu, mais une bonne entrée en matière pour les nouveaux venus au projet web.

Ne suivez pas le guide !

Jared spool dénonce ces pseudo guides-méthodologiques qui prétendent vous expliquer en 197 recommandations comment dessiner de bons sites. Selon lui, respecter sans réflexion ces "guidelines" conduit souvent à l'inverse de l'éffet recherché. En cause, le fait que la plupart des conseils prodigués peuvent se montrer pertinents dans certains contextes, et à côté de la plaque en d'autres circonstances.

Il viserait un autre grand gourou du web utilisable, spécialiste des guides méthodologiques vendus à vil prix , que çà ne m'étonnerait pas...

Flash et accessibilité - Et un guide, un !

Et puisqu'on parlait de "lui" trois lignes au dessus, Jakob Nielsen vient de publier, pour la modique somme de 54$, un rapport de 40 pages sur les méthodes pour rendre des contenus flash accessibles. Comme d'habitude, le résumé est disponible sur useit.com, ici même .  

(27/05/2002)
L'utilisabilité, une discipline en voie de reconnaissance ?

L'utilisabilité est peut-être en train de gagner ses galons de discipline à part entière chez l'ensemble des acteurs du net. Ainsi cette annonce (pour une conférence en avril) parue dans un média généraliste du web (multimédium) consacre-t-elle l'utilisabilité comme un levier à part entière de la réussite sur le web. Il était temps ! Avis aux derniers retardataires.

Jakob et les séniors

Après avoir évoqué les problèmes d'utilisabilité du web pour les enfants, l'omniprésent (et parfois agaçant) J.Nielsen se penche sur la même questions pour les seniors . Il en ressort que l'utilisabilité globale du net est deux fois plus faible pour les plus de 65 ans qu pour les 21-55 ans. En cause: des fontes de taille trop faible et peu adaptables, des choix colorimétriques douteux, des liens non suffisamment identifiables en tant que tels, des liens visités qui n'apparaissent pas différents des autres (donc problèmes de mémorisation), des formulaires non conviviaux et qui n'aident pas à prévenir ou à corriger d'éventuelles erreurs.

Jakob et les recettes de cuisine

Dans la série "10 règles à suivre pour...", Jakob Nielsen -encore lui- vient de publier ses "top ten usability guidelines" (10 règles de base de l'utilisabilité) pour créer de bonnes pages d'accueil .

Comme d'habitude, je rappelle que de telles règles, pour censées qu'elles soient, ne doivent pas être appliquées grégairement mais doivent servir de pense bête dans une démarche analytique plus poussée et où vous ferez appel plus à votre intelligence et à celles de vos utilisateurs, qu'aux dix commandements d'untel ou untel. Ah mais...

Flash, quand et comment ?

Encore un article qui se penche sur cette question récurrente et parfois épineuse : "quand et avec quel état d'esprit utiliser la technologie Flash de Macromédia ?" - Une formule choc résume la teneur de cet article bien construit: "think tool, not cool" . J'aime assez. Cela rejoint les nombreux écrits sur flash parus dans ces colonnes (voir la rubrique design )

Quel avenir pour les "web services" ?

Il y a un an, les "web services" étaient la "tarte à la crème" des conversations d'informaticiens branchés, SOAP, XML RPC, XSL occupaient une large place dans les publications et les forums. La fièvre est un peu retombée aujourd'hui, au point que Microsoft a décidé d'abandonner un pan important de sa politique dans le domaine des web services (nommé "hailstorm"). Andreas Pfeiffer analyse les conséquences de ce repli et estime que les "web services" B2C connaîtront un développement plus raisonnable et différent de ce qui avait été envisagé au départ, qunad on aura pris le temps de ce demander en quoi ces services répondent vraiement à une demande des simples consommateurs.

Comment bien implanter un web content management ?

L'excellent site cooper.com (la société d'Alan Cooper, le père de visual basic) nous informe que la moitié des implantations de "Content Management" (qu'est-ce que c'est ? ) dans les entreprises sont des échecs. Pourquoi ? Une utilisabilité insuffisante de ces produits (je confirme...), et des méthodologie d'introduction trop centrées sur les technologies et pas assez sur les objectifs opérationnels des clients en sont la cause. Le rédacteur propose une démarche intellectuelle à suivre pour éviter ces écueils.

Quel outil pour votre weblog ?

Si vous voulez développer votre propre blog (ou "web log"), c'est à dire un site de news à alimentation régulière, cette page vous fournit une liste de la plupart des logiciels qui peuvent vous y aider . Comme c'est en anglais, ils ont oublié l'excellent spip , mais à part çà, çà parait complet.

Segway, la trotinette du 21ème siècle ?

Cela n'a pas grand rapport avec le web, si ce n'est que cette invention, en cours de mise au point, a été la plus "médiatisée par la rumeur" ("hyped") du net de ces derniers mois. Dan Bricklin (qui restera à jamais le père du tableur) l'a testé pour vous. Et il a aimé . Et moi aussi, je trouve çà génial, je l'avoue. Pourvu que le prix de vente soit raisonnable, et je revends ma voiture !

Le haut débit déçoit ses financiers (en Australie)

Si tout le monde avait suivi un cours sur l'histoire des inventions, personne ne s'étonnerait que:
  1. On surestime toujours les impacts à court terme d'une technologie
  2. On en sous-estime toujours les conséquences à long terme
  3. Et les usages les plus populaires à long terme d'une technologie nouvelle sont rarement ceux que ses créateurs avaient imaginés au départ.

    Aussi David Walker constate-t-il que tous ceux qui avaient vu dans le développement de l'internet à haut débit la nouvelle poule aux oeufs d'or ont sans doute commis ces trois erreurs de jugement. Et aujourd'hui, l'investissement dans le haut débit ne paie pas (suffisamment) ses promoteurs.

(22/04/2002)
Les enfants et le web

Jakob Nielsen et son groupe ont étudié l'utilisabilité de sites généralistes et de sites dédiés aux enfants auprès de 55 enfants de 6 à 12 ans. Principales conclusions: les gens qui dessinent des sites pour enfants ont des préjugés complètement erronnés sur la façon dont les enfants interagissent avec un ordinateur. Les enfants ne sont pas capable de résoudre des problèmes d'utilisabilité créés par un design peu clair, une navigation "à message", ou des interactions non standard. Ils sont encore plus impatients que les adultes face aux chargements trop longs.

Plus surprenant: les enfants cliquent sur la pub ! Mais ils le font souvent par erreur car ils croient que la pub fait partie du site. Ils veulent lire un court mode d'emploi, notamment pour les sites de jeux (les adultes n'aiment pas cela). Enfin, ils apprécient les animations et les effets sonores (que les adultes honnissent).

Mais ce qui se dégage de cet article, c'est que comme pour les adultes, si les enfants ne trouvent pas l'information qu'ils cherchent, ils zappent. Ils ne recherchent pas les mêmes contenus que les adultes, mais quelle que soit la "qualité graphique" de votre site, si ils ne trouvent pas ce qu'ils cherchent, ils vous jettent, et vite. A lire absolument.

Intranets : c'est le bazar (pour ne pas dire plus)

De nombreux Intranets sont inexploitables car l'information y est "bordélique", et font perdre de la productivité à leurs éditeurs, seuls une minorité d'intranets bénéficient d'une attention suffisante de leurs promoteurs, au point que certaines sociétés font de leur Intranet un avantage compétitif: c'est ce qui ressort de ce court article, "when intranets become intramess"

Quelques principes pour dessiner des services web

L'e-magazine web techniques, renommé newarchitectmag, délivre un essai de définition des éléments clés pour dessiner des "web services" , c'est à dire de véritables applications web en ligne. Au menu, design centré sur l'utilisateur, standardisation du vocabulaire, méta-données,... Bref rien que du basique, avec des liens intéressants sur les technologies WXSL et XUL pour ceux que cela intéresse

Versions "texte": insuffisantes pour les internautes non ou mal-voyants

L'on croit parfois que les versions "texte" des sites web sont suffisantes pour offrir une bonne accessibilité aux non et malvoyants. Bien à tort, comme le montre cet article de Frontend , consultant irlandais en usability.

Veblog sert il à quelque chose ?

On peut se le demander quand on lit que en 2002, les sites d'entreprises de sous-traitance sont toujours majoritairement aussi nuls, d'après cette enquête citée par LMI .

Soyons positifs, seulement la moitié des sites seraient à jeter ? Cela parait assez peu finalement ! Le message "user-centric" commencerait il à percer ?

Vive les sites "plaquette" !

A force de penser "multimédia" et "interactif", trop de maîtres d'ouvrages oublient que les internautes utilisent leurs sites d'abord pour s'informer, et ils n'envisagent de passer à un stade d'interaction supérieur que lorsque leur information est complète. Aussi les sites "plaquette", lorsqu'ils sont intelligemment conçus , ne méritent-ils pas les critiques des "grands communicants" qui font et défont les sites. Par David Walker, l'australien le plus souvent cité par veblog.

L'utilisabilité du logiciel libre en questions

Matthew Thomas travaille sur l'interface utilisateur des futures versions de Mozilla (version open source du navigateur issu de netscape). Et selon lui, la plupart des interfaces de logiciels libres sont médiocres , et il y a des raisons structurelles et sociologiques à cela. Selon lui, les processus de développement du logiciel libre favorisent l'émergence de compromis d'interface médiocres, à de rares exceptions près.

Cela rejoint en partie les observations faites dans ces colonnes il y déjà plus d'un an, dans "un point sur le logiciel libre" .

Ce qu'il faut savoir pour concevoir un extranet

John Rhodes édite un article complet sur les spécificités du développement des extranets par rapport à ceux des inter ou intranets. Et notamment, comment il faut privilégier la qualité de l'information sur son utilisabilité (et oui...), les différentes applications qui rendront l'extranet utile, et quel type de vocabulaire augmenter.

Avis de mises en sommeil

Lassitude ? Contrecoup de la crise des dotcoms ? Ou au contraire preuve qu'il y a tant de travail que les activités "non directement lucratives" sont mises entre parenthèses ? Toujours est il que de nombreux auteurs semblent lâcher leurs sites consacrés à l'utilisabilité.

Je ne parle pas seulement du rythme faiblissant de mises à jour de ce modeste site. Non, des monuments de l'utilisabilité semblent soit stoppés, soit tourner au ralenti.

Usableweb , le portail de K. Instone, n'a pas été mis à jour depuis décembre 2001. Mark Hurst ne publie plus que très rarement sur goodexperience . Adam Baker a fermé Merges.net , même s'il annonce un nouveau site. Bruce Tog Tognazzini ne parlait plus beaucoup d'utilisabilité ces derniers temps, il vient d'annoncer une période sabbatique.

Ces quelques liens sont encore actifs, alors n'hésitez pas à aller trouver les pépites qui se cachent dans les tréfonds des archives de ces sites. Et à leurs auteurs, bravo et merci. 


(20/03/2002)
Après windows XP, Windows DB ?

Ce pourrait être la nouvelle la plus importante pour la micro informatique de ces prochaines années: Microsoft serait en train de refondre Windows pour le débarasser de son antique gestionnaire de fichiers "par répertoires" et le remplacer par un gestionnaire de bases ded onnées interne basé sur sa technologie maison, SQL server. Au dire de cet article de C-Net, le Windows du futur serait organisé comme un "Knowledge management" personnel , ou collectif selon les versions.

L'idée n'est pas originale, Be-Os était basé sur un concept relativement similaire. Mais qui connait BeOs? L'idée que la prochaine version du système d'exploitation le plus répandu au monde réponde enfin le plus vieux reproche que l'on puisse faire aux ordinateurs, à savoir un stockage des informations qui rend infernale leur recherche ultérieure, annonce une véritable révolution dans le traitement de l'information (rien que çà).

Il y a déjà 18 mois, j'écrivais dans ce vieil article ("des systèmes pour gérer l'overdose d'information" ) qu'il faudrait bien que les systèmes de classement des données soient intégrés aux systèmes d'exploitation des machines. Sans présumer de ce que préparent les concurrents (Apple, et le monde Open Source avec Linux), si Microsoft effectuait cette migration et la réussissait en premier, il passerait du statut de "dernier de la classe technologique" à celui de "prix d'excellence", et enterrerait sans doute bien des espoirs chez ses concurrents. Puisse Apple me donner tort.

Après windows DB, Flash MX...

Autre grosse évolution possible du web, l'arrivée de sites réellement interactifs avec des interfaces de plus en plus "logicielles-like", se précise, avec le lancement de Flash MX . J'ai assisté à une démo de la bête, et le moins qu'on puisse dire, c'est que çà décoiffe.

Macromedia semble vouloir diminuer l'aspect gadget de Flash et en faire une véritable boite à outil pour le développemnt d'interfaces avancées sur le web, permettant de surmonter les limitations actuelles du couple HTML/Navigateur.

Sans trop s'emballer, car Flash reste une technologie propriétaire, et continue superbement d'ignorer les standards ouverts du web comme SVG, gageons que flash pourrait sortir du ghetto "gadget" dans lequel la médiocrité générale des web agencies l'a cantonné, et pourrait devenir un outil clé pour créer de grandes expériences utilisateurs sur le web, si les véritables professionnels de l'interface utilisateur "mordent".

Pétard mouillé ou grande évolution ? Cela dépendra de ce que les designers en feront. Réponse dans deux ans...

Site du mois

Une foultitude d'articles intéressants sur ce nouveau site dédié à la conception, aux usages du web, à l'architecture de l'information, et j'en passe. "Boxes and arrows " promet beaucoup. Une sorte de veblog du riche avec une dizaine d'articles chaque mois, en quelque sorte...

Les états doivent ils financer le haut débit ?

David Walker se penche sur les cris d'orfraie que poussent les politiciens de son pays (l'Australie) parce que le "haut débit" n'y perce pas. Et de fustiger tout interventionnisme en la matière: les acheteurs sont adultes, s'ils ne se précipitent pas, c'est que la valeur ajoutée de l'offre ne justifie pas son prix, et tout dirigisme en la matière doperait artificiellement le marché sans que cela se traduise par une amélioration de la qualité du service offert.

Ceci dit, rappelons que la suède a choisi une voie opposée (développement de réseaux très haut débit optical Ethernet par le biais de sociétés d'économie mixte, cf cet article de Jean Michel Billaut ), avec pour résultat de disposer d'une connectivité réseau hors pair sur son territoire, ce qui est propre à séduire bien des investisseurs (veblog.se ? faut voir...). Simplement, il ne s'agit pas d'investissements nationaux à fonds perdus, mais de participation des collectivités locales aux capital de SEM ayant l'obligation d'être rentables et créant de la valeur.

Comme elle le fut il y a fort longtemps en terme de création routière, la puissance publique peut être un catalyseur dans le domaine de la création d'infrastructures à forte valeur ajoutée, qui à son tour suscitera la création de services de tout premier ordre utilisant ces réseaux et issus cette fois de l'initiative privée. Mais pour éviter un nouveau désastre avec l'argent public, (plan calcul/crédit lyonnais/GIAT/ Direction de la Construction Navale/Charbonnages/ et des centaines d'autres), son intervention doit faire la part belle à l'initiative locale, et selon des principes d'action coordonnés avec le secteur privé, par exemple par le biais de concessions de service public courtes et aiséments transférables d'un prestataire à un autre.

Surtout, tout doit être fait pour qu'aucun opérateur de service ne puisse avoir de monopole sur le réseau physique support de son activité, afin, justement, que la concurrence entre opérateurs tende vers un meilleur rapport qualité prix.

Plus d'information sur les progrès des technologies haut débit sur le site de la Fing.

Citydesk, une bonne façon de se lancer dans le Web CM

David Walker toujours vient de poster une évaluation extrêmement positive de CityDesk , un programme de Web Content Management bon marché et déjà évoqué dans ces colonnes. En résumé:

"Beaucoup plus simple à utiliser que des programmes qui s'installent sur un serveur, CD permet, selon David Walker, à un enfant de huit ans de poster des contenus sur un site dont le squelette peut être bâti par toute personne ayant déjà créé une page personnelle...

Bien sûr, le parti pris d'ultra simplicité a été pris au détriment de certaines fonctionnalités. Mais si un "small business" se lance dans un site sous CD, puis se rend compte que le programme ne peut suivre la croissance de l'entreprise, le site est stocké dans une base Access, facilement récupérable. Aussi est-ce une façon très bon marché de découvrir ce qu'est le Web CM, quels avantages et quelles contraintes s'y attachent, et qui préserve l'avenir."

Je ne suis pas loin de partager cette analyse. Mais 349$ pour une version complète, tout de même.

L'utilisabilité au centre du discours politique ?

Non, ni Jacques Chirac ni Lionel Jospin n'ont brandi un livre de jakob Nielsen en public. Mais le maire de New York, Michael Bloomberg, a adressé un message aux nombreuses sociétés de High Tech de sa ville , en leur disant que pour surmonter le cap de l'atonie économique actuelle, elles devaient renforcer leur préoccupation de simplifier la vie du client final. Bloomberg sait de quoi il parle: Il a fondé la chaine financière qui porte son nom et bloomberg.com est un des sites financiers les plus prisés. Et de citer un exemple ou l'utilisabilité, la défense de l'utilisateur final par le maire en personne ont permis d'améliorer un des services que la ville offrait à ses administrés.

Et si le futur gouvernement se penchait sur l'utilisabilité de l'administration (et pas seulement de l'e-administration ) pour le citoyen ? Un pari: l'utilisabilité sera un des termes à la mode dans les 5 ans en matière de simplification administrative.

Et si les sociétés de software étaient rendues responsables pour les défauts de leurs produits ?

Les sociétés éditrices de logiciel continuent de sortir des cochonneries atrocement boguées à tour de bras, sans que leur responsabilité ne soit mise en cause par les clients victimes de virus, de piratage, de pertes de données... Une certaine pression législative semble s'opérer (outre atlantique) pour que ce régime d'irresponsabilité, inconnu des autres secteurs industriels, change.

Voila une évolution législative qui serait préférable à la brevetabilité des logiciels, qui surprotègerait les éditeurs sans leur donner d'obligation supplémentaire vis à vis des consommateurs. Quant à savoir si cela se fera, qui vivra verra.

Les étapes à respecter pour mettre en oeuvre un CMS

Pour que la mise en oeuvre de votre système de Content Management soit une réussite, steptwo vous offre une petite check list des étapes à observer . Utile.

(04/03/2002)
Une veille technologique sur le web content management

Le marché des "solutions" de content management vous semble illisible, encombré de produits douteux ? CMSWatch assure une veille sur ces outils, et recense des infrmations sur les principaux produits disponibles. Utile.

Veillez à la lisibilité de vos messages d'erreur

C'est un conseil de simple bon sens, mais combien de sites se contentent de messages d'erreur du type "champ non disponible", "erreur 403"?... L'article suivant traite essentiellement du message d'erreur logiciel, mais ses conseils sont aisément transférables au web.

Comment choisir vos fournisseurs de haute technologie

Un article qui, apparamment, enfonce des portes ouvertes sur la façon de bien sélectionner fournisseurs et prestataires en informatiques . "réfléchir à ses besoins", "raisonner en Coût global de possession et non en terme d'acquisition...". Cela parait évident, non ? Pourtant, quand on voit comment de nombreux projets informatiques sont conduits, on se dit que quelques rappels ne sont pas inutiles.

Bon vieux HTML ou CSS ?

Désolé pour les autres, mais ceci est une querelle de designer. Langage ésotérique de rigueur.

Une polémique est active sur le net: faut il redessiner votre site en utilisant les feuilles de style CSS ? Tout designer vous dira que oui, mais Steven Garrity, créatif d'une web agency US, vous répondra que le "bon vieux" HTML a encore de bons arguments à faire valoir , notamment en matière d'usage de tableaux HTML contre les calques CSS mal interprétés par une partie des navigateurs du parc actuel.

De toute façon, c'est un débat inutile au fur et à mesure que les systèmes de Content management s'emparent des sites: modifier un gabarit de page de HTML 3, ou 4 sans calque, vers un XHTML totalement "feuille de stylisé" prendra environ 2 heures de travail à tout designer correct au moment ou il décidera de la faire, c'est à dire quand le parc de navigateurs en exercice interprètera correctement le standard CSS du W3C.

J'arrête le langage codé, maintenant.

Etes vous menacé "d'information overload" ?

... Autrement dit risquez vous la surcharge d'information ? Moi oui, et sans doute bien d'autre. Gerry McGovern explique dans cet article comment nait le sentiment d'être perdu au milieu d'un flot d'informations non maîtrisé, et pourquoi les systèmes de Knowledge Management doivent progresser dans le traitement qualitatif de l'information.

Les liens profonds sont bons pour votre business

Cela parait incroyable, mais il y a encore des managers (?) qui exigent que les liens vers leurs sites soient uniquement orientés vers la page d'accueil ! il y en a même qui seraient prêts à entamer un procès pour "lien profonds" ! on croit rêver. Ces gens là n'ont rien compris au web, et Jakob Nielsen nous rapelle ici l'intérêt qu'il y a de faciliter l'établissement de liens profonds vers votre site .

L'utilisabilité, c'est bon pour votre business

Cet article résume, à travers plusieurs cas réels, les démarches entreprises pour améliorer des sites, à base de tests utilisateurs, et les retours sur investissement qui peuvent en être attendus. Basique, mais ces rappels sont toujours bons à prendre. Vous pouvez en profiter pour relire ce vieil article de veblog sur les bénéfices escomptables de l'utilisabilité . 

(18/02/2002)
Le filtrage des clients à l'intérieur des sites web ?

Une étude de UIE (Jared Spool) montre que les problèmes d'utilisation posés par les sites d'e-commerce à leurs clients conduisent à un abandon progressif de l'acte d'achat au cours de la navigation . Dans cette recherche, avaient été regroupés des internautes ayant une intention ferme d'acheter, et une participation à leur panier était garantie. Dans ces conditions, tous auraient du mener leur achat à terme, non ?

Et bien non. Seuls 45% des utilisateurs complètent l'acte d'achat, et comme nous sommes aux USA, près d'un quart des produits est retourné aux vendeurs, car ne correspondant pas à la promesse du site... Ce sont donc seulement 33% des testeurs qui mènent un achat à leur terme. Preuve que le web commercial est encore très immature.

A noter qu'une étude menée en France selon un protocole similaire par la société Axance avait abouti à un taux de passage à l'acte de 21% (à comparer à 45%, le taux de retour n'ayant pas été suivi). Deux explications conjointes à cette moindre performance des sites français: un niveau global d'utilisabilité bien moindre, et une défiance plus importante des consommateurs français à livrer leur numéro de carte à des commerçants virtuels.

Un nouveau venu dans le conseil en utilisabilité web

Un nouveau site de consultant en utilisabilité web s'ouvre en Angleterre, Ergonomica.co.uk . J'en parle parce que le site recèle une rubrique "étude de cas", qui, si elle s'étoffe, promet. Au menu de février, deux études très bien faites l'une sur l'utilisabilité du site d'une compagnie ferroviaire du pays de sa grâcieuse majesté, l'autre relative au site via-michelin . Ces études non seulement diagnostiquent les problèmes des pages, mais en plus proposent des maquettes présentant les solutions qui pourraient être mises en oeuvre. Très instructif.

Ajoutons que ce site présente selon moi un excellent exemple de conciliation entre une certaine qualité visuelle et le nécessaire respect des fondamentaux de l'utilisabilité, y compris des temps de chargement faibles. "Pourvu que çà dure".

Flash comme outil de développement

Les responsables de Macromédia le confirment: Ils souhaitent que les futures versions de leur produit phare intègrent de véritables possibilités de développement d'interfaces utilisateur évoluées pour des web-applications. Il y a 7 mois, dans l'article "Flash, bientôt la maturité" , j'envisageais déjà (avec Elie Sloïm, l'éditeur d'e-qualite.com) que cette évolution se produise.

Une fois de plus, le principal champ d'excellence d'une technologie ne sera peut être pas celui qui avait été envisagé au départ, et dans le cas de Flash, tant mieux.

Qu'est-ce qu'un architecte de l'information peut faire pour vous ?

Vous vous demandez si une prestation de conseil en architecture de l'information peut vous aider à faire progresser votre présence en ligne ? Christina Wodtke vous délivre ici une liste des délivrables qui peuvent être issus de telles missions : modèles conceptuels, schémas d'organisation de contenus, scénarios d'usage, plans de sites, etc... Pour ne pas décider sans savoir.

Les bénéfices d'un Knowledge Management pour vos centres d'appels

En associant habilement vos centres d'appels à des bases de données de gestion documentaire des connaissances (ou Knowledge Management), vous pouvez augmenter considérablement non seulement l'efficacité de vos centres d'appels, et donc la satisfaction de ceux qui vous appellent, mais aussi obtenir un feedback inestimable de vos clients. Cet article australien vous aide à structurer une réflexion autour de la mise en place d'un tel outil.

Le haut débit ne change pas les usages de l'internet

Les DotComs qui avaient cru pouvoir fonder leur développement sur les nouveaux usages du haut débit en multiplient les faillites (Excite@home, Global Crossing, et... Enron). En effet, les applications les plus populaires parmi les abonnés (dont le nombre augmente moins vite que les prévisions des années précédentes) restent le web textuel, l'e-mail, le chat... David Walker compile de nombreuses données dans cet article , pour parvenir à cette conclusion. Et de prédire que la prospérité pour les opérateurs du haut débit, n'arrivera que dans la seconde moitié de la décade. Bon courage aux actionnaires.

Le web Belge : peut mieux faire

Un cabinet Belge nommé AGConsult a réalisé une étude systématique sur l'utilisabilité d'un grand nombre de sites d'outre Quiévrain. Un résumé de ces travaux (payants) est disponible, et montre que les difficultés qui attendent l'internaute Belge sont nombreuses. Ne sourions pas trop vite, une telle étude sur l'internet Français donnerait sans doute les mêmes résultats.

Une étude sur le succès d'e-bay

Encore une étude sur la success story numéro un du net ? Oui, mais celle ci est vraiment intéressante. Elle insiste notamment sur la façon dont e-bay a su construire de véritables relations de type social au sein de la communauté de ses utilisateurs, et comment la société a su devenir un opérateur commercial pour de grandes sociétés, et pas uniquement pour des particuliers. Vers le marché global universel ?

Surestime-t-on l'importance de la localisation ?

Le cabinet britannique System Concept publie une étude tendant à montrer que le débat "localisation contre simple traduction" est secondaire dans le succès d'une version internationale d'un site, et que donc la traduction, moins coûteuse, est suffisante pour développer un site multilingue.

Mais l'étude ne portait que sur un seul site, dont deux versions (une "traduite", une "localisée") ont été comparées et où les deux versions ont obtenu des résultats identiques en terme d'utilisabilité. Aussi, pour que la conclusion soit validée, faudrait-il que des expérimentations similaires soient menées sur un échantillon de site plus vaste.

(04/02/2002)
Une etude sur la banque et l'assurance en ligne

Le site Interaction Architect, qui s'était mis en sommeil pendant quelque temps, nous revient avec une très intéressante étude sur le présent et l'avenir des services bancaires en ligne . Le lien est une page normale en anglais (et légère), mais vous aurez à télécharger un document PDF en français qui se révèle être un article de presse écrite médiocrement scanné. Dommage, car le contenu vaut la peine d'être lu. Parmi les éléments intéressants, citons la nécessité pour les banques de se servir des possibilités du Net pour offrir des services qui simplifient réellement la relation de l'usager à sa banque, et surtout cette re-découverte qui étonne à chaque fois: la confiance de l'utilisateur dans un site bancaire semble plus provenir de la "fluidité" du site et de la sensation "d'avoir le contrôle" de son surf par l'usager, que de l'affichage de labels de sécurité en tout genre. Une bonne utilisabilité génère de la confiance, qui est essentielle pour créer du business.

Le respect des standards et autres conventions de fait

De plus en plus, les sites qui réussissent obéissent à des conventions de plus en plus établies, que les designers devront prendre en compte pour concevoir les sites internet. Ce constat, pas tout à fait nouveau, est fait par l'australien David Walker , basant sa réflexion sur plusieurs travaux dont l'un (université de Wichita) déjà évoqué dans ces brèves. A force de surfer, l'utilisateur s'attend à trouver certains "éléments standardisés" sur un site, et s'il ne les trouve pas, son expérience risque de s'en trouver détériorée.

Les bases du web design

D.Walker cite également ce petit site qui va devenir rrapidement un indispensable: un spécialiste néerlandais de l'utilisabilité recense un catalogue des différents éléments "standardisés" de web design que l'on peut trouver sur un site, les cadres d'emploi, les précautions d'usage s'il y a lieu. Même si sur un ou deux points de détail, je n'adhère pas totalement, l'ensemble est très bien fait, et mérite bien une petite place dans la page de liens...

Shorewalker encore : la désillusion du "chat"

Et puisqu'il est redevenu très prolifique, citons encore mon chroniqueur australien préféré (cela nous change de Nielsen, non ?) qui évoque l'échec du Chat comme outil de relation d'un site avec la clientèle , alors qu'il y a encore deux ans, cela était considéré comme la panacée.

Selon lui, la raison est que le chat avec un SAV ou une hotline est trop impersonnel: le visiteur veut être en relation avec une personne plus ou moins identifiée, et le chat ne lui donne pas raison. Je propose une seconde explication complémentaire : pour 75 % des individus normaux, chatter plus de 15 minutes est pénible, fatigant, et somme toute beaucoup moins efficace qu'un coup de téléphone. Le chat ne convient qu'aux situations ou le coût de communication (distance, durée) serait rédhibitoire, ou lorsqu'un certain degré d'anonymat est requis (ah, la drague sur le net...)

L'éducation, la culture et le sexe changent ils le rapport à l'utilisabilité du web ?

L'on ne réagit pas tous de la même façon face à un site inutilisable. Alors que l'utilisateur US a tendance à zapper très vite, l'homme asiatique sera plus enclin à "gagner son duel" à tout prix face à un site récalcitrant, alors que les femmes du grand continent seront plus sensibles au rapport temps/efficacité de leur surf. C'est ce que nous apprend cet article sur un site de consultant en usabilité de hong-Kong .

Sur ce même site, on constate que les patrons asiatiques font souvent les mêmes erreurs que les européens ou les américains au moment de choisir le design de leur site: une forte tendance à privilégier les designs "frime" que ceux centrés sur l'utilisateur, d'où une expérience globale médiocre sur le net asiatique.

Râleurs contre MacOSX

Jeff Raskin a-t-il une dent contre son ex employeur ? Il reproche à Apple de ne pas avoir su faire évoluer suffisamment l'interface graphique depuis 1984 , alors que les connaissances théoriques sur le sujet ont progressé. Et de plaider pour une nouvelle génération d'interfaces qui améliorerait réellement la relation des utilisateurs à leur ordinaateur. Selon lui, mac OSX est trop conservateur, et ne consitue qu'un rhabillage (?) de concepts déjà anciens.

Peut être. Mais il ne faut pas oublier que l'interface utilisateur n'est qu'un élément de l'expérience utilisateur. MacOSX constitue un progrès incontestable dans les domaines suivants: plus de plantages (quasiment), la possibilité de faire courrir plusieurs applications simultanément sans perte de performance grave, et des fenêtres de dialogue qui n'interrompent pas les tâches en cours. Ajoutons qu'Apple jouait très gros (et le jeu est en cours, ce qui signifie que la partie n'est pas encore gagnée) en modifiant de façon aussi radicale son système d'exploitation pour lui donner des fondations informaticiennes modernes : le constructeur califormien allait il en plus prendre le risque de changer les habitudes d'usage des clients fidèles de la marque ? C'eut été du sabordage, la conversion à Os X devenant alors trop complexe à manager.

Allez M. Raskin, maintenant que lesystème d'exploitation d'Apple est fondé sur une base technique solide (Unix), gageons que nous verrons des innovations graduelles dans les éléments de l'interface dès Mac Os XI...

Malkovich

Cà n'a rien à voir avec l'utilisabilité, ou autres sujets sérieux habituellement traités ici. Non, ce lien sert à montrer qu'il y a encore des gens capables de programmer des sites qui ne servent rigoureusement à rien, mais qui font bien plaisir quand même... Cà m'a beaucoup fait rire en tout cas.

Voyez le résultat sur veblog, et pour le tester sur d'autres sites, avec un autre nom que malkovich, cliquez ici . Je vous jure, çà fait beaucoup rire pendant trois minutes au moins , ce qui de nos jours, est si rare.

Et c'est reparti comme en 2001

Début 2002 en forme pour veblog, avec 6000 visiteurs en janvier et 20.900 pages vues (nouveaux records), plus de 560 abonnés à la ML (soit 120 de plus en un mois, le double de la croissance habituelle), et plus de 1400 liens recensés par google vers veblog, contre encore 690 le mois dernier. Merci à tous !

(21/01/2002)
Le design graphique doit être au service de l'architecture de l'information

Et non l'inverse, dixit Gerry Mac Govern, consultant en... Architecture de l'information. Bien qu'on puisse le soupçonner de parti pris, son argumentaire (qui rejoint le mien, cf. ce vieil article, "Web design, l'ingéniérie passe avant l'art") est parfaitement pertinent : le web est un médium où l'usager est en situation "active", le texte est l'élément structurant du web (voir aussi : "pourquoi le texte restera prévalent sur internet"), et quelques autres points forts que je vous invite à lire . Et de noter, lui aussi, que toutes les success stories du web ont adopté ce principe de primauté à la qualité de l'architecture de l'information.

Quand le tout numérique mène au supplice du consommateur...

L'arrivée du "tout numérique" à la maison (TV, vidéo, son, ordinateur, photo, film) a amené avec elle l'explosion du nombre de standards de formats de fichier, de connectiques, de logiciels tous incompatibles. Résultat, pour performante qu'elle soit, l'électronique de salon est devenue aujourd'hui une source de maux de têtes pour bien des utilisateurs . De plus, les constructeurs semblent beaucoup plus occupés à rajouter des fonctionnalités inutiles mais qui font vendre, qu'à améliorer l'utilisabilité de la chaine numérique qui relie leurs produits.

Pas optimiste, le Los Angeles Times... Mais rejoint pleinement ce constat désabusé de Don Norman sur l'inutilisabilité du "home theater" , et quelques autres articles du même tonneau dont j'ai hélas omis de conserver les liens.

... Et quand le design ne tient pas compte du consommateur, le produit peut être un échec

Mais hélas pas toujours: le consommateur s'aperçoit qu'il a acheté une ignominie APRES avoir signé son chèque. Mais je m'égare. Cet article recense quelques unes des raisons pour lesquelles certains produits de haute technologie se révèlent inutilisables en condition réelles , car dessinés par des équipes ou les spécialistes des comportements humains sont sous représentés, où les ingénieurs transforment leurs fantasmes en dérivés technologiques, et ou le marketing incite à bourrer les produits de fonctions dont personne n'a de réel besoin, mais qui font de superbes arguments de vente...

Egalement en cause, les progrès de l'informatique, qui ont réduit le cycle de conception des produits dans des conditions drastiques, permettant d'alimenter la cource aux fonctions nouvelles à moindre coût.

L'avenir des micropaiements

Frontend se penche à son tour sur l'avenir des micropaiements sur le web. Et d'en déduire - n'y aurait il pas du Normand chez l'Irlandais ? - que les micropaiements seront un des modèles valides de survie des sites de contenus , mais que les autres modèles (publicitaire, par souscription, ou comme support d'une activité de service ) trouveront également leur place. Cà parait bête, dit comme çà, mais l'article est un peu mieux étayé...

Voyage en Suède, suite

Il y a trois semaine, je vous parlait de l'avance prise par les suédois en matière de haut débit, suite à un voyage de JM Billaut, patron de l'atelier de veille technologique de BNP-Paribas. Ledit atelier a justement mis en ligne un document pdf (pas trop lourd à charger, perdu le poids exact) sur ce même voyage plus complet et mieux structuré que le compte rendu "à chaud" que j'avais pointé la semaine dernière.

L'utilisabilité des plans de site

Bien que cet article ait déjà été relayé par tous les blogs de la planète, je vous signale, des fois que vous ne l'ayez pas encore lue, la dernière colonne de Jakob Nielsen sur l'utilisabilité des plans de site . Basique, mais de bon sens.

Evaluer les solutions de content Management

Ce site australien propose une liste d'étapes pour évaluer la qualité d'un système de web content management . Synthétique et opérationnel, un article comme je les aime. Le reste du site est intéressant aussi , à surveiller pour la page de liens de veblog.

Veblog + Citydesk Bientôt ?

Et puisqu'on parle de Web Content Management, j'envisage de plus en plus de passer Veblog sous un système de CMS appelé CityDesk , et édité par la société du remarquable Joel Spolsky . Pour avoir testé, voire même Bêta testé le produit pendant une vingaine d'heures au bas mot (peut être cinquante, pas compté...), je peux dire qu'on se rapproche vraiment du Web Content Management pour (presque) tous. Il faut connaître le HTML tout de même, mais c'est tout.

Bon, il s'agit d'une version 1.0, elle a encore quelques défauts, mais franchement, ce logiciel, dont le premier abord m'avait désorienté, me séduit de plus en plus.

Si vous voulez goûter aux joies du CMS pour un prix raisonnable (349$ tout de même, mais that's worth your money, guys !), CityDesk est une bonne alternative. Sur le site, la documentation du produit, intégralement en ligne, permet de se faire une idée de ses possibilités. Et il y a une version de démonstration gratuite.

On me répondra que SPIP est gratuit et en français, mais sur les machines de mon hébergeur (Online.fr), les scripts PHP générés par SPIP sont d'une lenteur désespérante. Et l'internaute déteste les sites lents.

La seule chose qui me retienne encore, c'est la reprise du veblog existant, qui est un boulot pénible. Si je franchis le pas, je vous promets de tout vous raconter par le menu. A ce moment là, il y aura sans doute une interruption d'un mois dans les publications. Je vais viser avril, je pense, mais les abonnés à la liste de diffusion seront prévenus avant.

(02/01/2002)
Accessibilité du web aux non et mal voyants

A l'occasion de la parution d'une étude relative à l'accessibilité des sites administratifs aux personnes non voyantes, l'ATICA (ex MTIC, agence pour l'introduction des TIC dans l'administration), met en ligne une page de compilation des principales ressources francophones pour créer des sites accessibles. Très bon travail.

Nouveau concept à développer : des "zones de confiance" sur le web

Elie Sloïm, d'e-qualité, pense que le problème de la confiance insuffisante du public envers le web doit être traité de façon globale et non uniquement en truffant chaque site de signes de qualité (labels, etc...). Et il propose la mise en oeuvre de "zones de confiance" dans laquelle tous les sites adhérents se soumettraient à un cahier des charges de sécurité et de respect du consommateur draconien, sous contrôle indépendant.

Bien que la mise en oeuvre de telles zones ne soit pas simple et soulève pas mal de "questions subsidiaires", l'idée mérite d'être promue auprès des instances qui définissent l'avenir du web.

La confiance des consommateurs : apportez la bonne info

Cet article présente Le corps minimal d'information qu'il faut donner au consommateur pour espérer obtenir sa confiance en vue d'un passage à l'acte d'achat en ligne: 7 éléments sont nécessaires (mais pas suffisants), depuis un descriptif détaillé des produits à un support client clair, en passant par une information complète sur les prix. Cela parait évident quand on le lit, mais combien de sites respectent réellement ces recommandations ?

Le design d'interfaces, I : une technique difficile

Ce court éditorial du New York Times rappelle que le design d'une interface utilisateur, qu'elle soit web ou autre, est un art difficile et ne peut prêter le flanc à l'improvisation (désolé, le lien semble ne plus marcher, ou du moins nécessite une préinscription, 10 jours plus tard. Damned !), surtout si l'interface doit combiner un nombre croissant de fonctions, ce qui est le cas de nombreux sites web. Il paraît urgent d'exiger de tout web designer qu'il justifie d'une formation au design technique d'interface utilisateur, et non uniquement au design artistique. Hélas, les formations dans ce domaine en France sont rares, par rapport au nombre de personnes exerçant la fonction de designer.

Le retard Français n'est pas là ou on le croit

Non, le problème Français n'est pas dans le taux de connection des particuliers à l'internet. Il est dans le retard que prend la france dans la construction de réseaux à "vraiment haut" débit. L'atelier BNP-Paribas a effectué un voyage d'études en Suède (les veinards) dont ils sont revenus "choqués", par le dynamisme et l'intelligence des choix effectués par ce pays en matière de construction d'infrastructures à haut débit.

Sous un ton apparamment badin et gouailleur, JM Billaut pose les bonnes questions : si demain La France propose une couverture médiocre de technologies haut débit "perfectibles" (l'adsl est un compromis technique assez médiocre et ne peut en aucun cas mériter l'appellation "haut débit", tout juste "débit moyen") pendant que d'autres régions ou nations équipent leur territoire en technologies Optical Ethernet, y compris jusque chez l'utilisateur final, ou iront s'installer les entreprises, sachant que l'échange de données via le réseau sera un critère de choix de plus en plus crucial pour un grand nombre d'entre elles ?

Quelques explications techniques s'imposent. Il y a deux façons d'envisager l'internet Haut débit :

1) Les données sur le "vieux" réseau voix : faire passer les données (protocole de transmission ethernet) sur un réseau initialement conçu pour la voix chez l'utilisateur final. Cela nécessite des équipements couteux et complexes (centraux, convertisseurs, etc...) pour transformer le flux de données en informations interprétables par un appareil branché sur réseau téléphonique. Ces technologies aux noms ésothériques (ATM, Sonnet, etc...) ont été conçues pour l'industrie des télécom et sont à la base de l'ADSL . Débit actuel : 512 kbps chez l'usager. Escomptable : 2/3Mbps a terme. Coût de création du réseau pour l'opérateur : 70$/usager/mbps jusqu'au pas de porte.

2) Les données sur un réseau full ethernet : Faire passer les données sur un réseau tout éthernet, essentiellement à base de fibre optique, et raccorder sur ce réseau les flux de voix (dans un second temps, après tout le réseau voix existe déjà...), et ce jusqu'à l'utilisateur final. Plus de renseignements techniques sur le site d'atrica , fournisseur de technologies "optical ethernet" (il y en a d'autres).
Débits escomptables: 10 Mbps ne sont pas rares dans l'expérience suédoise, et surtout il n'y a pas de limite supérieure théorique, le coût de la connectique 100mbps (100baseT pour les intimes) voire 1Gbps (Gigabit ethernet) étant en chute libre. Quant aux débits supportés par les Backbones du réseau suédois, je vous laisse lire
le compte rendu de M. Billaut, vous ne me croiriez pas...
Petit détail, le coût de construction du réseau est estimé à 4 à 6 $ par Mbps par usager jusqu'au pas de porte, et celui ci peut moduler son débit disponible à la demande. Seule contrainte, un investissement d'environ 1000-1500F pour amener le flux ethernet du pas de porte à l'appartement.

Bref, l'ADSL, c'est cher et déjà dépassé. Pourquoi dans ces conditions France Télécom fait la promotion de l'ADSL ? Parce qu'elle a tant investi sur cette technologie déjà en cours d'obsolescence que revenir en arrière lui parait difficile. "telcos are very conservative", dirait Jakob Nielsen. Il paraît urgent de promouvoir une vraie politique de constructions de réseaux "100% ethernet" alternatifs publics ou privés, et de cesser de surprotéger le dinosaure qu'est France Télécom, afin de préserver la compétitivité nationale.

Paypal et la lutte contre la fraude

Pour ceux que le système de transfert d'argent en ligne Paypal, déjà évoqué dans ces colonnes, intéresse, vous trouverez dans cet article comment ce service réussit à obtenir un des taux de fraude parmi les plus bas sur les paiements en ligne. Article un peu technique tout de même.

L'histoire est un éternel recommencement

La bulle financière de l'internet, l'e-krach, les fantasmes initiaux, le retour à une vision managériale du net... Tout ceci n'est pas nouveau. Les mêmes phénomènes se sont produits vers le milieu du 19ème siècle en Grande Bretagne, lors de l'éclosion du chemin de fer. C'est l'excellent David Walker, pour le coup transformé en historien, qui nous remémore ces péripéties .

Comme quoi l'être humain ne retient aucune leçon de son histoire...

Le "Best Of" de CHI-Web

La liste de diffusion Chi-Web (CHI: Computer Human Interaction, prononcer Kaï ) est un rendez vous incontournable des professionnels et des "fondus" d'interfaces web. Malheureusement, les archives de la liste deviennent de plus en plus lourdes avec le temps. Le site UIWeb propose une compilation des meilleurs séquences de discussion de la liste . une bonne idée.

Yahoo file un mauvais coton ?

C'est du moins ce que laisse croire cet entrefilet de Joel Spolky , qui constate qu'un programmeur un peu fainéant a bâclé la démo des "yahoo shops" en dégradant l'expérience utilisateur qui y est associée. La raison ? Un avertissement aux visiteurs : "surtout n'utilisez pas le bouton 'back' et ne redimensionnez pas la fenêtre pendant votre visite, ou vous quitteriez la démo"... Mais comme de nombreux utilisateurs ne lisent pas le mode d'emploi... Le même avertissement précise que 10% des utilisateurs ne suivent pas cette instruction et quittent la démo. L'avertissement est rédigé pour culpabiliser l'utilisateur qui ne suivrait pas les instructions.

Si même yahoo se met à mépriser ses utilisateurs, où va-t-on ? Rappel: Comme l'utilisateur a l'habitude d'utiliser le bouton 'back' ou de redimensionner ses fenêtres, tout programmeur doit tenir compte de ce comportement, même si cela lui coûte quelques lignes de code supplémentaires.

Copiez ce qui marche, et méfiez vous des innovations

Sur le forum de JoelOnSoftware, ce message très intéressant : L'auteur, éditeur d'une petite boutique d'e-commerce, nous raconte comment il a tout d'abord utilisé un panier d'achat identique à celui d'amazon, sans problème. Puis il a voulu "améliorer" le panier avec plein de bonnes intentions: support du glisser déposer, création d'un panier avancé... Et bien, il a reçu des e-mails coléreux des utilisateurs qui ne savaient plus faire fonctionner le nouveau panier, sans parler des résultats en baisse. Dès qu'il a remis en service le panier "modèle amazon", tout est rentré dans l'ordre.

Le panier Amazon marche, il est connu pour créer très peu de problèmes d'utilisabilité: copiez le, et n'essayez pas de le changer... Sauf si...

...Si quoi ? Est-ce à dire que toute innovation est bannie dans le domaine du web design ? Non, mais vous devez tester vos innovations sur de vrais utilisateurs, et ne les adopter que si elles apportent un progrès tangible en terme d'utilisabilité. Et n'oubliez pas que le site sur lequel l'utilisateur passe le plus de temps, c'est "tous les autres" : cela pousse l'utilisateur à se sentir à l'aise avec les designs communs à de nombreux sites et à se trouver en difficulté devant les innovations propres à un site en particulier.    

archives des brèves: 2001 semestre 2 - 2001 semestre 1 - année 2000


contact: vincent@veblog.comliste de diffusion

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