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En bas de cette page, liste de logiciels de Content management 

Futur des réseaux: des systèmes pour gérer l'overdose d'information

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"Content management: short lived satisfaction" par D.Walker

Comment sélectionner un outil de CM
(en anglais), par metatorial

CmsWatch
un site de veille technologique sur le Content Management

L'explosion du "Web Content Management"

L'indispensable outil de gestion des sites web ambitieux ?

page créée le: 07/04/2001 - mise à jour :02/08/2001
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Résumé: Les outils de "web content management" permettent de résoudre la plupart des problèmes de production liés aux sites web tout en jetant un pont entre les différents supports de diffusion de l'information. Mais l'engouement dont bénéficient ces logiciels ne doit pas faire oublier que leur déploiement reste difficile et que leur marché est très mouvant. Ces logiciels devraient à moyen terme avoir un impact dépassant de loin la problématique de l'internet, tant au sein des systèmes d'information des entreprises que sur chaque poste de travail.

Les outils de Web Content Management (gestion de contenus web, également appelés content management systems) connaissent actuellement un fort engouement. Peu de projets Internet d'envergure sont envisagés aujourd'hui sans que le recours à ces logiciels ne soit étudié. Qu'apportent ils ? Quels sont leurs points forts, leurs points faibles, où en est le marché, quel avenir se dessine ?

Les nombreux inconvénients des sites statiques classiques

Les premiers sites web ont été édités par des équipes de passionnés utilisant majoritairement des éditeurs HTML (dreamweaver, frontpage, voire le bon vieux note pad, etc...) pour créer des pages. A cette époque héroïque où le webmestre était l'homme à tout faire du site, les fonctions de création, ainsi que de maintenance, ont été souvent confondues. Si la première catégorie de tâches est souvent gratifiante et a permis à de nombreux individus de s'affirmer, la seconde est vite apparue comme une tâche fastidieuse, sans réelle valeur ajoutée, mais très chronophage et plaçant le webmestre dans la délicate position de goulot d'étranglement de la production du site.

De plus, la gestion de pages statiques pose rapidement de nombreux problèmes techniques dès que le site devient un peu important :

  • Tenue à jour des liens amont et aval des pages délicate
  • Obligation de ressaisir les contenus publiés à plusieurs endroits par de fastidieuses opérations de copier-coller, d'où des risques d'erreur
  • (par exemple, un grand constructeur d'informatique a vu affluer des commandes d'ordinateurs portables à 20$ suite à une erreur de copier-coller d'un webmestre ! le contentieux fut paraît-il difficile à gérer...)
  • Outils de gestion de la qualité de l'information (workflows, certificats de validité) peu efficaces voire inexistants.
  • Difficultés pour réorganiser le site, pour faire évoluer son architecture.
  • Outils de base (éditeurs HTML) trop difficiles à utiliser par des utilisateurs moyens, rendant illusoire la délégation de la production des pages aux détenteurs d'information.

Pour répondre à ces difficultés, deux approches ont été développées :

  1. La première (chronologiquement) a consisté à organiser les sites à travers des bases de données reliées aux pages par des scripts (morceaux de programmes) programmés en perl, en php, en asp, etc... cette approche, toutefois, manque souvent de souplesse et requiert de gros travaux de codage dès que de grosses modifications à un site sont décidées.
  2. La seconde, suite logique de la précédente, a donné naissance à des logiciels permettant à des utilisateurs normaux de produire le contenu des pages à travers un navigateur internet, le codage de ces contenus vers le site internet étant entièrement automatisé. Ces logiciels, dont vignette fut le précurseur, ont donné naissance au concept de "content management" (CM) pour le web. Voyons à quel objet précis ces outils répondent et quelles en sont les caractéristiques.


Objectifs du Web Content Management, caractéristiques fonctionnelles principales

Les outils de web content management ont pour objectifs principaux de:

  • Permettre à n'importe quel agent d'une structure de mettre en ligne de l'information sans difficulté technique. A cette fin, la personne se contente de saisir des contenus, généralement via un formulaire web, et ne se préoccupe d'aucune question de mise en forme ou de navigation. Ainsi, le site est recentré sur son contenu, et le pouvoir y appartient aux détenteurs d'information et non aux techniciens.
  • Permettre une gestion automatisée des liens amont et aval d'une page, notamment en cas de suppression d'une page.
  • Fournir des auxiliaires de gestion de la qualité de l'information : suivi des versions, validation, retour en arrière, durée de vie limitée, archivage automatique, etc...
  • Permettre à une information saisie une fois d'être publiée en plusieurs endroits de façon synchrone, ce qui facilite les échanges entre sites partenaires.
  • Uniformiser les gabarits et les principes de navigation tout au long du site, et changer très facilement tout élément graphique ou ergonomique.
  • Améliorer le travail du moteur de recherche interne du site.
  • etc...

XML, la base du CM - Pour y parvenir, les systèmes de CM utilisent une technologie de codage des données incontournable, le XML, dérivée des techniques de gestion de l'information du monde de la Gestion Électronique documentaire, qui permet de séparer contenus, forme, et données d'exploitation (ou "méta-données"). Lorsque le producteur introduit un nouveau contenu dans le système, il doit répondre à quelques questions en bon français sur ce contenu : à quelle catégorie appartient-il ? A-t-il une date de péremption ? de quel type d'article s'agit il ? Quel est le public prioritaire ? etc... Les réponses à ces questions constituent les métadonnées, dont le rouage essentiel du logiciel de CM, à savoir le "moteur de règles", va se servir pour automatiquement créer la page avec le bon gabarit, et placer les liens amont nécessaires dans les pages destinées à la navigation.

Exportation "Omni-média" - Afin de rendre les pages XML lisibles sur de multiples supports, des programmes simples vont permettre de transformer ces pages en HTML (visibles par un navigateur), ou, si c'est nécessaire, en PDF, en postcript, en RTF (traitement de texte), en WML (pour les téléphones WAP), en Xpress, etc... Pour chaque support, il sera possible d'appliquer une charte graphique différente, ou de diffuser un contenu sous des chartes multiples pour plusieurs sites différents. Cette possibilité est parfois plus théorique que réelle, beaucoup d'outils de CM se révélant assez peu performant en exportation "hors web" des contenus.

Connexion aux bases de données "métier" de l'entreprise - Le CM (qui gère l'ensemble des pages du site comme une base de données) est en général associé à un "serveur d'application". Ce logiciel sert à interfacer les pages qui le nécessitent avec les bases de données "métier" (par exemple, le catalogue des produits) de l'entreprise. Pour ajouter à la confusion, certains logiciels de CM intègrent leur propre serveur d'application, alors que d'autres sont clairement séparés.

Les avantages opérationnels du CM

Lorsqu'une solution de CM est correctement mise en œuvre (nous verrons plus loin que cela n'est pas toujours facile), les avantages suivants peuvent être espérés :

Productivité de la fabrication des sites - En déconcentrant la production des contenus vers l'échelon détenteur des informations, via des outils très simples, on supprime de nombreuses manipulations fastidieuses de fichiers et des échelons intermédiaires à faible valeur ajoutée. Le coût par unité d'information produite baisse alors sensiblement.

Qualité des informations - Les informations mises en ligne peuvent suivre un circuit de validation qui réduit les risques d'erreur de publication. Mais surtout, la normalisation des gabarits de pages, de la navigation, le suivi de la validité dans le temps des pages, et l'automatisation de la gestion des liens sont une garantie de qualité supérieure du résultat final, et donc d'une meilleure expérience utilisateur, facteur bénéfique pour l'audience du site.

Multidiffusion, mutualisation - comme on l'a vu plus haut, le CM permet de saisir l'information une fois et de la diffuser sur plusieurs sites, sur plusieurs canaux. Il permet en outre à plusieurs structures de répliquer facilement des structures de sites identiques et d'alimenter ces squelettes avec des informations tantôt communes, tantôt spécifiques. Bref, le CM autorise la création d'espaces d'information partagées et mutualisées, en intranet ou en extranet. Le web Content management est donc la brique de base d'une autre application en vogue, le "Knowledge management" ou KM.

Souplesse - La séparation des gabarits de page et des contenus permet très souplement de modifier l'ergonomie d'un site en surface ou en profondeur, sur toutes les pages, de façon simultanée, en quelques minutes. Les bons outils de CM permettent facilement de créer des prototypes, de les comparer au site existant, et ainsi d'améliorer le site par une démarche itérative.

Qualité perçue du travail à accomplir - Les producteurs d'information voient rapidement le résultat de leur travail en ligne, alors que l'administrateur du site, débarrassé des corvées de conversion HTML, peut se concentrer sur des tâches plus nobles : la satisfaction des différents intervenants du site est généralement améliorée.

Evolutivité, potentialités - le CM, couplé à d'autres produits, permet des évolutions intéressantes des sites concernés, moyennant il est vrai une hausse de la complexité de l'ensemble: Logiciels de personnalisation de contenus (CRM), de Knowledge Management (KM, cf. plus haut), de groupware pour gérer des communautés, etc... Certains éditeurs proposent d'ailleurs des offres groupées dans ces domaines.

On voit donc que les avantages théoriques de la gestion d'un site par système de CM sont nombreux. Malheureusement, entre l'idéal et la réalité, le fossé est parfois important. Voyons quelles sont les difficultés qui se rencontrent parfois sur les projets de Web CM.

Les problèmes de mise en œuvre du Web content management

1. Le manque de lisibilité de l'offre:

Je suppose que développer les bases d'un outil de Web CM doit être assez facile, vu qu'il y a au moins cinquante offres sur le marché (voir liste non exhaustive en annexe). Malheureusement, ces offres sont de nature et de qualité très variable:

- La plupart des produits en vente sont apparus ces douze derniers mois: certains sont bogués, d'autres inachevés, avec des manques gênants au niveau des fonctionnalités. de plus, la pérennité des éditeurs de ces produits parait douteuse: gageons qu'une rationalisation extrêmement dure du marché va se produire dans les 18 prochains mois. prédire les acteurs qui survivront au grand nettoyage n'est pas simple. Pour l'acheteur, une seule solution: s'assurer que le système acheté manipule des données dans des formats rigoureusement standard, et respecte parfaitement la norme XML et ses dérivés. Accessoirement, il faudra veiller à ce que le serveur d'application (cf. plus haut) associé au système de CM soit également capable de se connecter par des voies standardisées aux différentes bases de données de votre système.

- Les interfaces utilisateur fournies aux producteurs de contenus sont de qualité très variable. Vous devez absolument conduire un test des interfaces de saisie et d'administration, même avec peu de cobayes, avant d'acheter. En outre, ces interfaces étant généralement configurables, vous devez choisir avec soin la SSII qui assurera l'intégration du logiciel à vos besoins.

- Les coûts de ces produits sont très variables: de gratuit (logiciels libres) à... Plusieurs millions de francs d'investissement pour les logiciels star du marché. Certains éditeurs facturent leurs logiciels en fonction du nombre de serveurs sur lequel il sera installé, voire même du nombre de processeurs par serveur, voire, pire encore, en fonction de la puissance de chaque processeur. Toutefois, si vous négociez fermement, beaucoup d'éditeurs finissent par faire des concessions et par revenir à des principes de tarification plus sains. 

- Certains produits sont très gourmands en puissance, ce qui aboutit à des performances décevantes en terme de charge supportée par les serveurs. Le résultat est que vous devez rapidement augmenter le nombre et/ou la puissance de vos machines, ce qui devient vite financièrement infernal si vous avez mal négocié la tarification des licences logicielles.

- Les coûts de personnalisation et de développements complémentaires pour adapter le logiciel à vos besoins sont très variables d'un logiciel à l'autre. Certains produits, très "packagés", permettent des adaptations rapides, d'autres demandent plus de temps, ce qui peut engendrer des dérives budgétaires. Mais parfois, certains logiciels apparemment très complets relèvent en fait de l'usine à gaz en terme d'administration.

On le voit, dans ces conditions, choisir une bonne solution est un exercice périlleux. Si vous vous lancez dans un projet ambitieux, n'hésitez pas à vous procurer une étude menée par un cabinet sérieux (comme médiamétrix par exemple) comparant les principales offres du marché (je ne connais pas d'étude sur ce sujet mais en cherchant bien...) Ces rapports sont en général facturés entre 5.000 et 12.000F HT, ce qui n'est rien en comparaison du coût global de l'opération... Et des dérives financières liées à un mauvais choix.

nous verrons plus loin que les coûts devraient, heureusement, connaître une baisse drastique dans les mois à venir.

2. Un changement culturel important

Le passage d'une situation ou le web passe d'une gestion centralisée à une production déconcentrée représente un changement culturel important dans l'entreprise. En effet:

- Certains webmestres supportent mal ce qu'ils jugent comme une perte de pouvoir, malgré l'exceptionnelle opportunité de réévaluation de leur tâche que constitue la mise en place d'un système de CM. Un webmestre de profil "artistique" ne vivra pas forcément bien une évolution de sa fonction vers l'ingéniérie. Toutefois, ces résistances sont en général aisément surmontables.

- Plus difficile est de faire accepter par tout agent qu'il a désormais un rôle à jouer dans la production de contenus web. Tous ceux qui étaient prêts à houspiller le webmestre pour que leur prose soit en ligne se bousculent moins lorsqu'ils doivent faire le travail eux mêmes. Il faut dire qu'ils ont du mal à imaginer que ce puisse être aussi simple que la création d'un document word.

-Ces outils portent en germe le passage d'une culture de la bureautique personnelle et individuelle, à celle de la production d'information collective et en réseau. Si votre structure utilise intensivement une messagerie et quelques fonctions de groupware, le saut culturel est raisonnable. Sinon, attention, il faudra prévoir des mesures d'accompagnement lourdes.

Pour que le projet soit réussi, il conviendra régulièrement d'informer et de recueillir les souhaits l'ensemble des structures concernées sur l'évolution du projet (y compris les implantations de votre structure loin de son siège, ce qui, d'expérience, passe parfois au second plan quand on gère des priorités multiples...), de prévoir une formation, même courte, des agents aux nouveaux outils de production, et de créer un groupe d'utilisateurs chargé de tester l'utilisabilité des solutions envisagées.

- Enfin, il conviendra d'apprendre aux producteurs de contenus à écrire en se mettant à la place des visiteurs, pour leur donner dans un style efficace l'information qu'ils sont venus chercher. Cela ne posera pas de problème si vous employez des gens habitués à l'écriture efficace, ou très proches des besoins de la clientèle, mais il faudra peut être prévoir de sous-traiter la réécriture des informations les plus orientées "grand public" à des journalistes spécialisés dans la comm' internet, notamment si vos personnels sont très techniquement spécialisés, ou s'ils ont été pervertis par une longue pratique de langue de bois administrative (ahem...).

3- Ne pas rater l'architecture de l'information

Pour qu'un système de CM permette d'aboutir à un site correctement structuré et navigable, il convient que la typologie d'indexation des informations qui y seront déposées soit très finement étudiée (ce point fait l'objet d'un autre article de veblog). Rappelons en effet que le "moteur de règles" construit les pages en fonction des méta-données qui lui ont été fournies.

En cas d'oubli d'un champ d'indexation essentiel, toute réorganisation en profondeur du site s'avèrera difficile. Si votre site compte plusieurs dizaines de milliers de pages, il sera impossible de saisir manuellement la valeur d'un nouveau champ d'indexation pour chacune. Mieux vaut donc s'associer à un bon spécialiste des techniques d'indexation documentaire pour définir les principaux champs nécessaire, voire même prévoir "un peu large" (quelques champs classiques comme l'auteur de l'article peuvent être créés même s'ils ne sont pas utilisés tout de suite...).

Pour toutes ces raisons, implanter un logiciel de CM pour gérer votre site n'est pas une opération anodine et doit s'étudier avec soin. Une étude (Forrester research), citée par David Walker, montre que la satisfaction des premiers adoptants de ces solutions est moyenne, ce qui prouve que le web content management doit encore progresser en maturité.

L'avenir du content management

Beaucoup reste à faire pour que l'intégration du CM dans les entreprises paraisse transparente et banalisée. Les quelques évolutions ci après devraient y contribuer, si elles se produisent effectivement (la prospective est toujours un exercice délicat !)

1. L'avenir du CM est au logiciel libre...

Si les stars du marché des logiciels commerciaux de CM (filenet, vignette, broadvision, documentum, reef, etc...) continuent de prospérer, profitant d'une certaine antériorité, un véritable mouvement de fond est en train de se produire du côté des solutions open source de CM, qui devrait se traduire par une baisse rapide des coûts des solutions commerciales. Certes, les logiciels libres semblent encore manquer un peu de maturité dans ce domaine, mais la dynamique qui semble s'être créée autour de certains programmes (notamment le couple Zope (serveur d'application) + CMFramework (content management), mais aussi egrail, arsdigita, interligo...) laisse présager beaucoup de bonnes choses pour la suite.

Toutefois, le domaine est suffisamment ouvert pour que des innovations commerciales trouvent une place au milieu de solutions libres, pourvu que leur tarification soit réaliste.

<mise à jour de Août 2001>
1 bis. Des logiciels libres de CM simplifié accessibles à tous sur un serveur mutualisé du marché
Une nouvelle catégorie de produits fait son apparition : ce sont des logiciels de CM "pour webmaster sans grand moyen" que chacun peut placer sur un répertoire de scripts de son site sur un serveur "standard" mutualisé à bon marché du web (type online.fr, ou org-fr.com) ou gratuits (ex free.fr), qui assurent qualques fonctions de base du content management à travers un navigateur. Génaralement libres, ces logiciels encore balbutiants semblent promis à un bel avenir si leurs créateurs arrivent à en arrondir les "aspérités technologiques".

Citons SPIP, Attila PHP ou PHP Nuke (pour serveurs acceptant PHP et MySQL), ou Greymatter (serveur acceptant les CGI en perl 5).

En contrepartie de leur rusticité, ces logiciels souffrent de limitations qui les destinent à un usage particulier ou associatif, ou "very small business". chacun s'adapte plus particulièrement à tel ou tel type de site. ils ne concurrencent en aucun cas des solutions beaucoup plus robustes et complètes mais contraignantes comme zope ou interligo.

nb. J'ai moi même tenté de me familiariser à SPIP, mais sans succès. Encore un peu trop complexe d'accès pour moi.<Fin de mise à jour>

2. Le CM sur votre poste de travail individuel ?

Les éditeurs de sites personnels volumineux ont actuellement pour seule ressource soit de gérer un grand nombre de pages avec un éditeur de pages statiques (cas de veblog, hyper pénible), soit d'apprendre à programmer en php et à utiliser mysql pour gérer dynamiquement les informations de leur site. Malheureusement, ces outils, malgré leu qualité, sont réservés à des férus de technologie.

Mais déjà, certains éditeurs envisagent de créer des programmes de "desktop content management" réservés aux éditeurs individuels.

Userland avait déjà ouvert un site d'hébergement de fils de news sous CM avec manilasites, relativement utilisable mais limité en matière de capacités à structurer l'information. Cette société récidive en créant Radio, le premier soft de CM installé sur un PC individuel, et générant des pages statiques créées à partir d'une base dynamique, et que l'on peut transférer vers le serveur de son choix. Malheureusement, comme trop souvent avec les produits de cette société, le support et la doc sont inexistants (mais l'outil est gratuit), et l'interface utilisateur n'est pas facilement accessible à un "newbie".

La rumeur du net dit que CityDesk, le projet de desktop CM de FogCreek Software, pourrait marquer un progrès décisif dans ce domaine. Wait and see.

3. Le CM dans votre système d'exploitation ?

Je l'écrivais dans un vieil article, le CM sera à la base de la gestion documentaire intégrée aux systèmes d'exploitation en réseau du futur. En effet, être capable de retrouver une information pléthorique grâce à une structuration correcte n'est pas qu'une problématique d'internaute, elle devient de plus en plus celle de tout utilisateur de bureautique face à la masse de documents produite dans son entreprise.

La philosophie consistant à greffer une couche logiciel de CM lourde sur un système d'exploitation issu de la bureautique individuelle est fondamentalement mauvaise. L'avenir appartiendra à celui qui le premier saura remplacer l'antique système de rangement de fichiers dans des partitions informatiques de disque dur par une interface de gestion de fichiers indexés, tout en restant compatible avec la base installée existante. Mais je reconnais que pour l'instant, cette prévision relève du rêve d'ingénieur.

4. Un nouveau marché pour l'ingéniérie en utilisabilité

Les ergonomes du web, après avoir travaillé sur des interfaces de site, destinées essentiellement à la consultation d'information , vont devoir investir plus qu'actuellement le champ du développement d'interfaces applicatives à travers un navigateur, et notamment celles destinées à la production de sites web. il faudra sans doute être capable de dépasser les concepts classiques de l'utilisabilité web (temps de chargement, intelligibilité des liens, etc... cf. ce "vieux" veblog) et créer de véritables règles d'utilisation de tous les éléments d'interface (boutons gif plus contrôles DHTML, formulaires, etc...) à la disposition des développeurs. Le Content Management sera un champ d'expérimentation privilégié de ces nouvelles interfaces mi web, mi logicielles.

Pour conclure

Le content management ne me paraît pas être une mode logicielle ordinaire. Les principes de fonctionnement de ces produits vont petit à petit se diffuser dans tous les champs de l'utilisation de l'informatique, et transformer notre relation à l'information numérique en profondeur.

Annexe:

Liste non exhaustive de produits de web content management

nb. cette liste n'est qu'un simple recensement de produits, ne présume rien sur la qualité de ces produits ou de ceux qui n'y figurent pas.

1- produits propriétaires

samaranga, reef, documentum, vignette, nua, filenet, hyperwave, openmarket, roxen, zapwerk, oracle portal server, ungi publishing, atomz publish (mode asp uniquement), allaire spectra, microsoft sharepoint, userland frontier, instranet, interwoven, contentbox, tridion, noheto, percussion, mkdoc, omniupdate, mkm, (mode asp) ... Sans parler de produits non vendus dans le commerce mais développés par certaines SSII pour leur usage exclusif.

2- logiciels open source nécessitant une installation spécifique

Zope + CMframework, Interligo, midgard, e-grail, ars digita, ...

<MAJ Août 2001> 3- logiciels open source nécessitant un simple hébergement mutualisé du marché avec un moteur de script standard installé.

Spip, AttilaPHP, PHPNuke (sur serveurs PHP-mysql, très répandus), Greymatter , movabletype (sur serveurs acceptant les CGI en perl 5)... des dizaines de scripts de ce genre, de qualité très variable, sont téléchargeables sur hotscripts.com . Ces logiciels ont des limitations qui les destinent plutôt à un usage privé, associatif, ou "very small business". Mais certains d'entre eux pourraient évoluer vers des produits beaucoup plus adaptés au monde professionnel de par leur nature open source.
</ fin de MAJ Août 2001>

4- desktop content management (CM individuel)

Userland Radio, fogcreek city desk,...

5- inclassable

présence (à la fois Desktop et Server, macOS X seulement)


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