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Plus
imporant, Ooshop et Telemarket semblent avoir
distancé Houra en terme de commandes, (plus
de 200.000 contre 120.000 en 2000), alors qu' Houra
semble être le moins inutilisable des 4,
quoique son moteur de recherche soit perfectible
(veblog et linternaute arrivent aux mêmes
conclusions de ce poit de vue). De plus, houra
pratique les frais de livraison les moins
élevés. Cela prouve donc que
l'utilisabilité, pour importante qu'elle
soit, n'est pas l'unique facteur de la
réussite en ligne, elle ne fait que mettre
en valeur (ou pas) une qualité d'offre
globale. Qu'est ce qui de ce point de vue distingue
les protagonistes ?
- Les
prix des articles chez les quatre concurrents
sont à peu près identiques (cf.
ce
comparatif de
linternaute).
Ce n'est donc pas là le facteur
discriminant.
- En
revanche, on peut noter que Telemarket
bénéficiait d'une base
installée de clients plus importante que
les autres car cette enseigne du groupe
lafayette pratiquait la livraison à
domicile depuis 1983. Sa logistique semble
être la meilleure du lot. Houra ne
pratique la livraison qu'en 48 heures, et ne
délivre pas de produits frais, ce qui
l'handicape face à Ooshop.
- Egalement
important de mon point de vue, ooshop arbore le
logo de carrefour en page d'accueil, alors que
houra n'affiche pas son affiliation au groupe
Cora. La référence à une
marque connue joue sans doute un rôle
important au moment où certains
utilisateurs utilisateur vont décider de
donner leur numéro de carte bancaire ou
pas.
- Enfin,
notons qu'à son lancement, Houra avait
connu des difficultés logistiques dont le
JDN s'était fait l'écho. En terme
d'image, cela lui a sans doute nui.
Faut
il déduire de ce qui précède
qu'un service à forte valeur ajoutée
peut réussir même si son
utilisabilité est médiocre ? Sans
doute ne faut il pas aller aussi vite en besogne.
La clientèle actuelle des
cybermarchés ne représente que
quelques pour-cents du nombre total d'internautes.
On peut supposer que l'essentiel de la
clientèle actuelle de ces services est
constituée d'internautes "confirmés",
capables de passer par dessus une certaine
difficulté d'usage pour
bénéficier d'un service dont les
qualités (livraison à domicile) sont
bien réelles. Mais l'utilisabilité
globale de ces services devra progresser largement
s'ils veulent espérer toucher une
clientèle beaucoup plus
large.
Les
"cybers" manquent-ils de confiance en leurs
capacités ?
Dans
l'article, je me demandais si les
cybermarchés avaient produits des sites
médiocres de peur que leur logistique ne
soit dépassée en cas de
succès. Bingo ! Guy Paillaud,
Général Manager d'@carrefour, affirme
dans cette
interview au JDN
que :"Aujourd'hui, on aurait même
plutôt tendance à freiner nos ventes
parce qu'on ne peut pas toujours assurer les
livraisons" . Quant à Pierre Bourriez,
PDG de Houra, il
affirme dans cet
article
qu'une campagne de pub a été
repoussée de peur que les livraisons ne
suivent pas ("Pour le mois de décembre,
nous avons dû annuler la publicité car
il y avait trop de commandes, notamment au niveau
des jouets")..
Des
commerçants qui craignent le succès,
ce n'est pas un sketch de Raymond Devos, c'est la
nouvelle économie !
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