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3.
des contenus écrits pour
l'internet
Reprendre
in extenso des contenus écrits pour le
papier réduit leur acceptation sur internet.
En effet, sur un écran d'ordinateur, support
fatigant les yeux plus que le papier, les
utilisateurs "scannent" les contenus plus qu'ils ne
les lisent. Il convient donc de mettre en forme
ceux ci pour les rendre adaptés à une
lecture rapide:
- usage
de listes à puces,
- réduction
du nombre de mots (de 25 à
50%)
- usage
du gras comme moyen de mettre en valeur les mots
clé.
Enfin,
si vos pages sont un peu longues (comme celle ci),
il est préférable d'indiquer en
tête de page de quoi parle votre article afin
d'indiquer immédiatement à
l'internaute si sa navigation l'a conduit au bon
endroit.
Enfin,
tordons le cou à une idée
reçue: aujourd'hui, l'utilisateur accepte
parfaitement le défilement vertical des
pages (même si le défilement
horizontal lui fait toujours horreur). Il est donc
possible de réaliser des pages "un peu
longues", même si 5 écrans semble
être la limite à ne pas
dépasser.
4.
Un schéma de navigation et un gabarit de
page cohérent, informatif, mais simple tout
au long du site
Les
internautes utilisent plus volontiers les liens
situés dans les zones de contenu que ceux
situés dans les zones
réservées à la navigation
lorsqu'ils découvrent un site. Il n'est donc
pas nécessaire de les bombarder à
tout bout de champ de choix de navigation
innombrables. En revanche, la certitude de
retrouver à des endroits clé des
éléments de navigation persistants et
clairement identifiés (comme votre logo en
haut et à gauche) sécurise
l'internaute et facilite son repérage dans
le site.
La
composition des pages doit quant à elle
permettre à l'internaute d'identifier
facilement où il se trouve, et où il
peut aller. Par contre, submerger l'internaute de
zones comportant des choix de navigation non
directement reliés au contenu de la page
(navigation non "contextuelle") risque de semer la
confusion dans la compréhension qu'il aura
du site. Sur veblog, la navigation contextuelle (en
rapport avec l'article lu) est clairement
privilégiée par rapport à la
navigation structurelle (des liens constants vers
des grandes rubriques). Ainsi, l'internaute
construit plus rapidement une représentation
mentale inconsciente de l'architecture du site, ce
qui facilite son usage.
5.
Navigation: offrir des pistes vers l'ensemble des
informations disponibles dès la page
d'accueil
Dès
la page d'accueil, il convient d'offrir
(explicitement, cf règle n°1) des
"pistes" permettant d'accéder en un minimum
de clics à l'ensemble des contenus ou des
fonctions accessibles sur un site. Là
encore, le nombre, l'organisation et le
libellé des liens présents sur la
page d'accueil ainsi que sur les principales pages
d'aiguillage de votre site seront des
éléments cruciaux. de plus, il faudra
éviter qu'une page ait un contenu
correspondant mal au libellé du lien qui y a
conduit. Jared spool (encore lui) a trouvé
que l'internaute percevait d'autant moins la
lenteur de chargement des pages que leur contenu
correspondait à ce qu'il attendait en
cliquant sur le lien amont. En revanche, ce temps
lui paraissait insupportable s'il perdait à
un moment donné "la piste de l'information"
qu'il était venu chercher.
6.
éviter l'usage intempestif de
"plug-ins"
Afin
"d'enrichir (?) le contenu multimédia" de
leur site, certains designers obligent leurs
utilisateurs à recourir aux services d'un
"plug-in", logiciel additionnel
généralement gratuit venant se
greffer sur leur navigateur. Le cas le plus
fréquemment rencontré est celui du
site qui ne peut être vu qu'avec le plug-in
"Flash", de la société
Macromédia. Seul problème, 35 % des
utilisateurs (septembre 2000) ne disposent pas de
ce plug-in, ou d'une version ancienne, et une
grande partie des utilisateurs n'installera pas ce
type de logiciel pour les beaux yeux de votre site,
surtout si un de vos concurrents l'en dispense. Les
utilisateurs les moins férus de technologie
(ceux qui veulent que leur ordinateur marche, point
final - les plus nombreux) répugnent de plus
en plus à télécharger ce genre
de produit.
Nb.
mise à jour juillet
2001:
La proportion d'utilisateurs possédant
une version de Flash a sans doute beaucoup
augmenté en juillet 2001.
Macromédia cite le chiffre sans doute
optimiste de 92%. D'autres sources parlent de
80. La vérité est sans doute entre
85 et 90. Quant à la
pénétration de la dernière
version (version 5), elle est loin d'être
achevée... /Fin
de mise à
jour.
Accepteriez
vous de rentrer dans une boutique dont le contenu
ne serait accessible qu'aux porteurs de lunettes de
soleil ? Ne vous coupez pas d'une partie de votre
clientèle pour les beaux yeux d'une
technologie. permettez à vos utilisateur
d'accéder à votre site avec une
configuration standard.
De
plus, moult sites en flash présentent des
interfaces faiblement utilisables. Flash peut
être utilisé dans certains cas
très précis pour améliorer
l'expérience utilisateur, mais 95% des sites
utilisent cette technologie pour "la frime", et
donc mal.
A
ce sujet, lire "faut
il brûler
Flash"
sur ce même site : les mauvais usages de
Flash, dans quels cas pouvez vous utiliser Flash
avec profit, comment bien intégrer des
contenus Flash à un site, les erreurs
à éviter.
7.
évitez l'usage des cadres
("frames")
De
nombreux sites encapsulent leurs pages internes
dans des cadres dont l'un contient le contenu de la
page et le ou les autres des éléments
de navigation.
Les
cadres rendent vos pages intérieures
difficiles à inscrire dans les "signets" (ou
"favoris") de l'utilisateur. De plus, elles
induisent une manipulation certes simple mais non
intuitive pour permettre leur impression. Enfin,
lorsqu'un moteur de recherche pointe vers une page
intérieure incluse en temps normal dans des
"frames", l'utilisateur perd les
éléments de navigation
associés au site. Il se retrouve perdu, les
designers oubliant souvent de faire figurer des
éléments de navigation "de secours"
sur les pages de contenu.
Plus
prosaïquement, une proportion croissante
d'utilisateurs expliquent détester les
"frames", car ils réduisent artificiellement
la suface de l'écran destinée au
contenu, et rendent globalement plus
malaisée la navigation.
Vous
voulez un site facile à utiliser ? Oubliez
les frames...
8.
adaptez vous au matériel de vos
visiteurs
Sur
internet, vous ne connaissez pas la
résolution d'écran de vos visiteurs,
et vous ignorez s'ils surfent en utilisant une
fenêtre "plein écran" ou "écran
partiel". Le meilleur moyen de contourner cette
difficulté consiste à créer
des pages dont l'affichage est géré
relativement à la largeur de la
fenêtre de surf de l'internaute (solution
choisie par amazon.com ou yahoo), ou alors
adapté au plus petit écran
généralement rencontré, soit
640 pixels de large (donc 580 réellement
disponibles). Cette dernière option est
retenue par veblog.
Les
sites qui annoncent être "optimisés
pour un écran 800X600" font preuve de
mépris pour les préférences de
l'utilisateur et se coupent des 13 % (aout 2000 -
aux USA, je n'ai pas de statistique hexagonale
à ce sujet) d'internautes encore contraints
de surfer sur un écran de 640 pixels de
large (fréquent en milieu professionel, ou
le rythme de renouvellement des matériels
n'est pas toujours
élevé...).
Nb.
Mise à jour juillet
2001
: aujourd'hui, les écrans 640x480 ne
représentent plus que 4% des statistiques
de veblog (ou encore 4%, selon le point de vue
où l'on se place...), les écrans
800x600 environ 30% et les écrans
1024x768 environ 52%. Considérer le
800*600 comme écran minimal admissible
n'est donc plus nécessairement une erreur
grave sauf si vous visez un public important
dans les pays en voie de développement
(les configurations trouvées y sont
parfois très anciennes) ou si vous
êtes un service public (l'accès
universel doit être la règle). Il
est en revanche peu probable que les possesseurs
d'écrans 640x480 soient de bons clients
du commerce électronique, les sites
d'e-commerce peuvent donc sans gros risque
adopter le 800x600 comme écran de base,
sauf si vous vendez des ordinateurs (le
renouvellement des vieux matériels
restant alors pour vous une cible de choix).
/Fin
de mise à
jour.
De
plus, l'optimisation pour des petits écrans
améliore souvent la lisibilité sur
les plus grands: l'être humain n'aime pas
lire des textes sur de trop grandes largeurs. C'est
pour celà que les journaux-papier utilisent
des colonnes étroites pour présenter
leurs contenus.
9.
proposez un bon moteur de recherche... Ou pas de
moteur du tout
Un
nombre important d'internautes utilise
prioritairement le moteur de recherche interne d'un
site pour trouver de l'information (50%
d'après Jakob Nielsen, plus modestement 33%
d'après mes propores observations,
réalisées dans des conditions moins
scientifiques). Malheureusement, des moteurs
proposant des listes de résultats mal
présentées ou non pertinentes
créeront une difficulté souvent
rhédibitoire pour l'utilisateur de votre
site. D'où l'alternative suivante: ou bien
vous arrivez à proposer un moteur de bonne
qualité (celà se teste, avec des
utilisateurs "pilotes"), ou bien vous n'en proposez
pas. Voir aussi cet
article de veblog sur le moteur de
recherche.
10.
des pages faciles à lire...
Dieu
merci, on ne rencontre plus guère de pages
en caractères gris clair sur fond jaune.
Toutefois, il n'est pas inutile de rappeler que
l'emploi de caractères et d'un fond de page
très contrastés sont indispensables.
Le bon vieux couple "police noire/fond blanc" est
encore le plus lisible. de plus, évitez,
(comme macgénération.com),
l'emploi de polices liliputiennes pour vos textes
(en l'occurence verdana taille 1). Les utilisateurs
ont parfois une vue moyenne.
D'après
une étude récente, les polices arial
et verdana en taille 2, arial en taille 3, ou
times/times-new-roman en taille 3 présentent
une bonne lisibilité générale.
S'en tenir à ces quelques standards donne
l'assurance de ne pas commettre
d'impair.
11.
...Et faciles à imprimer !
Même
les plus grands font des erreurs: les pages
internes du site d'adobe (éditeur de
logiciels) ne s'impriment pas sur toutes les
configurations standard d'imprimante (essayez
celle
ci consacrée à l'éditeur de
site web "golive")
<Aout
2001 : défaut corrigé depuis environ
3 mois >.
En cause, les caractères blancs sur un fond
composé d'une image noire... Mais les
impressions ne prenant pas toujours en compte les
images de fond, l'imprimante va le plus souvent
sortir un texte blanc... sur fond blanc
!!
Autres
erreurs fréquement recontrées: une
largeur de page fixe et trop importante, qui
"mange" les caractères à droite de la
page au moment de l'impression, ou une page
s'ouvrant dans une nouvelle fenêtre dont le
designer a pris soin de désactiver la barre
d'outils (essayez d'imprimer une telle page sous
windows...), sans parler d'un mauvais emploi des
feuilles de styles sur certains sites, dont les
pages ne s'impriment qu'en les désactivant,
ce que 75% des internautes ne savent pas
diagnostiquer ou faire.
Testez
l'impression de vos pages en conditions
réelles, car de nombreux utilisateurs
préfèrent lire attentivement les
contenus qui les intéressent sur papier
qu'à l'écran.
12.
Dérogations.
le
respect des règles ci dessus est une
condition nécessaire, mais pas
forcément suffisante, pour parvenir à
créer un site facile à utiliser, et
donc favorisant une bonne
expérience-utilisateur. Appliquer des
règles demande souvent une réflexion
qui va au delà d'une mise en oeuvre
"bestiale" de quelques recettes de cuisine. De
plus, certains sites, très rares, peuvent se
prévaloir d'une bonne "utilisabilité"
en enfreignant certains de ces principes. Mais
celà n'est possible que si le concepteur
connait ces règles et sait pourquoi à
un moment donné, il choisit de les
transgresser. Des articles ultérieurs
étudieront certaines dérogations
envisageables.
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